La Bataille de Lorraine

de septembre 1944 à mars 1945

Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre - Winston Churchill

 

La Bataille de Lorraine est une des batailles les plus méconnues de la Seconde Guerre Mondiale. Pourtant elle est l’une des plus importantes et des plus meurtrières…

Eminuit autem inter humilia supergressa iam impotentia fines mediocrium delictorum nefanda Clematii cuiusdam Alexandrini nobilis mors repentina; cuius socrus cum misceri sibi generum, flagrans eius amore, non impetraret, ut ferebatur, per palatii pseudothyrum introducta, oblato pretioso reginae monili id adsecuta est, ut ad Honoratum tum comitem orientis formula missa letali omnino scelere nullo contactus idem Clematius nec hiscere nec loqui permissus occideretur.




 

A la recherche de documents sur septembre 1944

article de mai 1996

Article de pressePassionné par la Libération de Lunéville, Philippe Sugg, collectionne photos et vestiges datant de cette courte époque, pour en faire, un jour, une grande exposition.

"Déjà à l'âge de huit ans, je me promenais dans les bois environnants à la recherche de vestiges de la guerre". Depuis, cette passion n'a pas quitté Philippe Sugg, 39 ans, qui collectionne tout ce qui se rapporte à cette période, où les Américains ont dû s'y reprendre à deux fois pour libérer Lunéville et ses environs.

Septembre 44 restera marqué à jamais dans les mémoires des personnes qui ont vécu ces moments historiques. C'est vers ces témoins que Philippe Sugg se tourne actuellement pour agrandir une collection déjà très importante de photos et documents écrits.

En ce temps-là, le port d'un appareil photo était interdit et les pellicules inexistantes. Notre habitant de Chanteheux, qui, tout naturellement a choisi d'être militaire de carrière au 3e Cuirs, s'est déjà adressé aux associations patriotiques américaines et allemandes, qui ont sympathiquement répondu à son attente.

Grâce à elles, il a transformé son grenier en musée de la Libération et s'attache à mettre sous cadre toutes les photos reproduites.

Clichés inédits

Il a en effet reçu beaucoup de copies de clichés inédits et s'est empressé ensuite d'aller reconnaître les lieux tels qu'ils sont ajourd'hui du côté de Croismare et d'Emberménil. "A chaque fois j'essaie de retrouver l'endroit où ont été prises ces photos. Sitôt reconnu, je photographie le site, tout en montrant le document, pris pendant les batailles de la Libération, aux habitants surpris d'y découvrir, devant leur ancienne porte, des soldats allemands ou américains. "J'ai aussi reproduit une carte avec toutes les carcasses de chars qui étaient restées sur place après la guerre", indique Philippe Sugg en montrant un plan de l'Etat-major, retraçant les péripéties de l'automne 44. Son exposition, il y tient, car il veut que le maximum de gens découvrent un sujet, jusque-là peu pourvu en images, au point d'en vouloir faire cadeau à un futur musée Lunévillois.

Pour le moment, il poursuit ses recherches et lance un appel aux possesseurs de témoignages sur la libération de Lunéville.

Contact: Philippe Sugg

Six corps de militaires allemands exhumés en forêt de Parroy

Découverts par un jeune sergent passionné de recherches

Article de mars 1977

Article de presseDepuis trois jours, gendarmes et représentants des Anciens Combattants relèvent les restes de soldats allemands dans la forêt de Parroy. A l'origine de ces découvertes, un sergent de la garnison de Lunéville, passionné d'histoire de la dernière guerre, explore les champs de bataille de la région chaque fois que ses loisirs le lui permettent.

Le sergent Dame est depuis cinq ans à Lunéville. Originaire du Vaucluse, il n'avait jamais rencontré, auparavant, au hasard de ses promenades, autant de souvenirs et de traces des combats des guerres mondiales.

C'est ainsi qu'il s'est découvert une passion de chercheur et de collectionneur: "J'ai fait des recherches dans toute la région, nous a-t-il expliqué, depuis que je suis à Lunéville. Je collectionne les objets que je trouve, je les nettoie et je les stocke chez moi pour l'instant. Plus tard, on verra...

"Parmi les plus curieuses de mes trouvailles, il y a des masques à gaz de l'Afrika-Korps très particuliers. Autrement, je retrouve souvent les mêmes objets."

Bien sûr, le sergent Dame ne part pas à l'aveuglette. Il connaît parfaitement les cartes des artificiers et c'est surtout dans les zones rouges qu'il fouille: "Un trou individuel se remarque bien. Souvent, les hommes sont morts en position de combat, dans un trou caché dans les fourrés. C'est ce qui explique qu'on n'ait pas relevé les cadavres plus tôt. Aujourd'hui, un débroussaillage du sous-bois permet de mettre en évidence les emplacements où les corps sont restés, enterrés à environ 80cm. C'est toujours en bordure des chemins.

Premiers cadavres il y a un an

Aujourd'hui, gendarmes de Lunéville et de Blâmont, ainsi qu'un représentant régional du service des sépultures nationales, M. Henri Martin, relèvent les corps trouvés par le sergent, mais il y a plus d'un an que les premiers ossements avaient été repérés: "a l'époque, je croyais qu'il était interdit de faire de telles recherches. Alors, je n'ai rien dit à personne. Mais il y a quelque temps, j'ai discuté avec un villageois de Leintrey et c'est ainsi que c'est arrivé."

Entre Laneuveville-aux-Bois et Leintrey

C'est donc ainsi que Patrick Dame a fait la connaissance des responsables des services d'Anciens Combattants, des maires de nombreux villages, et qu'il compte bien continuer son oeuvre de presque historien.

Six corps de soldats allemands ont été retrouvés. L'un était enterré à Laneuveville-aux-Bois, au lieu dit "La Belle Tranchée", trois autres à la Tranchée verte et, à Leintrey, au lieu-dit "Le Remabois", un officier fut découvert ainsi qu'un soldat.

De telles recherches présentent un intérêt certain pour l'histoire militaire de la région. Les armements et les équipements de ces victimes des combats présentent également un indéniable intérêt. Certains soldats portaient des souliers canadiens, l'officier était armé d'un fusil... C'est dire qu'ils avaient dû remplacer les équipements défaillants avec ce qu'ils trouvaient sur les champs de bataille... en cette année 1944.

Le ramassage d'obus: du passe-temps au métier pour un jeune Lunévillois

Article de janvier 1976

Article de presse

Il ne se passe guère de semaines sans qu'on apprenne que, sur un point quelconque du territoire, une explosion d'obus a fait une victime, un handicapé. Notre région d'ailleurs, où l'on s'est si souvent battu, n'échappe pas à la règle. Un tragique fait divers est venu le rappeler il y a peu de temps. Pourtant, le maniement des obus et autres engins de destruction peut être un métier. Un jeune Lunévillois, Philippe Sugg, actuellement militaire au 2e Génie à Metz, semble prendre sérieusement la voie de ceux qu'on appelle des artificiers.

Des obus et des munitions, il en rencontre depuis fort longtemps. Dès l'âge de 10 ans, en effet, il faisait la connaissance avec ces cylindres mortels, principalement dans la forêt de Parroy où il aimait aller cueillir des champignons.

Accompagné de l'adjudant Wilhenbucher, Philippe Sugg a déjà mis au jour une importante quantité d'obus que les services de déminage ont récupérés et ont fait sauter dans les casemates de la ligne Maginot.

Aujourd'hui, Philippe s'en va seul à la recherche des obus. Cette année, près d'Emberménil, il en a rassemblé environ 360, de tous calibres, d'origine aussi allemande qu'américaine.

A l'issue de son service militaire, ce jeune homme pense s'orienter vers la protection civile, en se spécialisant comme artificier.

8e Bataillon de Chars

Dès le 11 septembre 1944, le 8e Bataillon de chars atteint la Moselle et se déplace vers un site surplombant la ville de Bayon, sur la rive opposée. Les éléments de la 35e Division d'Infanterie ont créé une petite tête de pont à cet endroit.

Un grand cours d'eau avec ses ponts vers le bas (la Moselle) et défendu par un ennemi agressif est un obstacle majeur à une attaque. Les chars peuvent attaquer au bord du fleuve et tirer sur la rive opposée, mais ils ne peuvent pas prendre d'assaut la rivière, c'est un travail pour l'infanterie. Ils doivent trouver un gué sur la rivière ou, si elle est trop profonde, traverser en bateaux d'assaut.

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Objectif de l'opération déminage: enlever 1000 engins de guerre non explosés

Article du 16 octobre 1974

Article de presseL'objectif que s'est fixé la section "repérage et déminage" des équipes de secours de la protection civile de mettre hors d'état de nuire 1.000 engins de guerre non explosés, est en bonne voie. En effet, depuis six mois environ déjà plus de 450 engins de guerre de tous calibres non explosés ont été repérés dans la région lunévilloise, ceci grâce au concours bénévole de tout un ensemble de personnel.

Ces jours-ci, à titre d'exemple les sous-officiers Perret et Maillet, du 30e GC de Lunéville ont découvert à proximité d'Emberménil neuf obus de mortier de 80 mm et un obus de 75 mm. D'autres découvertes de ce genre, toujours dangereuses, ne sont pas rares en ces lieux où la guerre a cruellement sévi. Une consigne à chacun d'entre vous, adultes ou enfants:

"Si vous trouvez un engin de ce genre, surtout, n'y touchez pas".

Il vous appartiendra ensuite de prévenir sans plus tarder la mairie de l'endroit après avoir bien repéré le lieu de la découverte. Vous pouvez aussi avertir la brigade de gendarmerie la plus proche, ou les équipes de secours de l'UNPC, 115, rue d'Alsace à Lunéville. Le ramassage des engins dangereux sera organisé dans les meilleurs délais en collaboration avec les spécialistes du déminage du service national de la Protection Civile.