La Bataille de Lorraine

de septembre 1944 à mars 1945

Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre - Winston Churchill

 

La Bataille de Lorraine est une des batailles les plus méconnues de la Seconde Guerre Mondiale. Pourtant elle est l’une des plus importantes et des plus meurtrières…

Eminuit autem inter humilia supergressa iam impotentia fines mediocrium delictorum nefanda Clematii cuiusdam Alexandrini nobilis mors repentina; cuius socrus cum misceri sibi generum, flagrans eius amore, non impetraret, ut ferebatur, per palatii pseudothyrum introducta, oblato pretioso reginae monili id adsecuta est, ut ad Honoratum tum comitem orientis formula missa letali omnino scelere nullo contactus idem Clematius nec hiscere nec loqui permissus occideretur.




 

La bataille de Coincourt en 1944

Témoignage d' Aline Masson (91 ans),

le 30 décembre 1991 à Coincourt

 

"Nous sommes seulement à la fin de l'année 1940. Les trois années qui vont suivre ne sont pas si perturbées. La vie reprend ; nos prisonniers, il y en a 17, donnent assez régulièrement de leurs nouvelles. Mon frère Auguste est au Stalag VII près de Munich. Il travaille dans un moulin, une bonne maison ; bien nourri, bien considéré. Sa bonne place est due à ce qui, comme moi, il se débrouille bien en allemand. Rappelons que nous avons vécu avec les Allemands pendant 4 ans de 1914 à 1918.

Vers la fin du mois d'août, les Allemands reculent sur tous les fronts. Nous voyons de temps en temps des petits groupes qui se font traîner par des voitures civiles qu'ils ont réquisitionnées sur leur chemin. Leurs chevaux sont fatigués, ils s'adressent au maire pour qu'il leurs en fournissent d’autres. En réalité, nos cultivateurs cachent leurs chevaux dans des endroits difficiles d'accès ; " il faut leur dire des mensonges à ces Allemands ". " Il n'y en a plus, ils sont réquisitionnés avant vous "  Cela ne se passe pas trop mal. Cependant, je me souviens d'un cas difficile. L'Allemand peut voir  depuis la route des chevaux derrière une maison. La maison appartient à  Monsieur Clausse qui habite à quelques maisons de chez nous. L'Allemand revient furieux. Je lui fais alors comprendre que ce n'est que des poulains, donc des chevaux qui n'ont pas encore été attelés à une voiture. Ma réponse le satisfait et il repart.

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La 3e Armée US

le Général Patton qui commande la 3e Armée USLa 3e Armée, commandée par le Général Patton, n'a pas une structure figée. Elle évolue au cours du conflit en fonction des demandes et des missions spécifiques qui lui sont confiées. Voici sa composition au cours de la Campagne de Lorraine.

Sous les ordres du général Patton, elle est constituée en septembre 1944 de 4 corps d'armée (US Corps) : Le 8e, le 12e, le 15e et le 20e US Corps
            Le 8e est en Bretagne
            Le 12e fait mouvement vers Nancy sous les ordres du général Manton S. Eddy
            Le 15e est au Sud de Paris avec pour mission de protéger le dispositif allié
            Le 20e commandé par le général Walton H. Walker avance vers la Moselle avec comme objectif la Sarre et le Rhin.

Chaque corps d'armée est lui-même constitué de divisions d'infanterie et de divisions blindées.

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4e Division Blindée US

4th Armored Division

Combat Command A

 

Le général commandant la division blindée 1944 exerce le commandement et le contrôle des bataillons de combat par l'intermédiaire de trois états-majors de Task Force (groupes de combat) désignés par les termes de Combat Command (Groupe de combat)  A (CCA), Groupe de combat B (CCB) et Groupe de combat de réserve (CCR).  Ces groupes de combat ne possédent aucune troupe organique de combat propre mais se voient attribuer des supports et des services constitués pour accomplir individuellement leurs différentes missions. L’état-major des CCA et CCB ont chacuns environ 12 officiers et 80 hommes volontaires pour remplir pleinement les fonctions de personnel et de commandement pour le combat. En harmonie avec son rôle prévu comme réserve non tactique, le groupe de réserve a seulement trois officiers et cinq hommes volontaires. Cependant, dans certains cas, un commandant de division blindée peut accroître son groupe de réserve à un niveau équivalent à un groupe de combat en lui affectant du personnel supplémentaire d’état-major. La 4e Division Blindée, cependant, ne procède pas ainsi et dans la bataille, utilise rarement son groupe de réserve pour des missions indépendantes.

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104e Régiment d'Infanterie US

104th Infantry Regiment

Témoignage de Robert GUTTAY, 

 

"Le 6 octobre 1944, après avoir traversé la France en 2 jours, notre 104e Régiment d' Infanterie est amené en camions dans le village d'Arracourt. Nous avons débarqué à Cherbourg, le 7 septembre 1944 du SS Argentina, venant directement des  USA avec le reste de notre 26e Division Yankee.

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101e Régiment d'Infanterie US

Insigne du 101e régiment d'infanterie USC'est l'histoire de l'action de combat du 101e Régiment d'Infanterie US contre l'Allemagne durant la 2e Guerre Mondiale. Il s'agit aussi d'un hommage à chacun des soldats engagés du régiment.

Les combats du Régiment sont caractérisé par l'agressivité. Du début à la fin, les activités ne sont jamais de nature passive sous la direction énergique du colonel Walter T. Scott.

Le régiment débarque à Cherbourg, le 7 septembre 1944, et remplace la 4e Division Blindée dans les environs d'Arracourt le 7 octobre 1944. Le 8 novembre 1944, commencent les opérations offensives très aggressives sur Arracourt et poursuivent leur route jusqu'à Rohrbach, le 10 novembre 1944.

Le 2e Bataillon du Régiment, commandé par le lieutenant-colonel Bernard A. Lyons, mène l'attaque sur Arracourt, soutenu par le 3e Bataillon depuis leurs positions sur les hauteurs, à l'arrière. La mission du 1er Bataillon est de tenir leur position, et d'appuyer l'attaque en harcelant l'ennemi sur le front, ainsi qu'en exécutant de petites attaques locales.

Quant au 3e Bataillon, il rejoint le 2e Bataillon alors qu'il atteint Moyenvic. Au même moment, le 1 Bataillon se désengage de l'ennemi et se rassemble dans les environs de Juvrecourt. Les bataillons contournent alors Moyenvic par la gauche et atteignent la colline 310.

Dans la matinée du 8 novembre 1944, le lieutenant-colonel de Lyons rejoint les éléments avancés de son bataillon. Il fait progresser ses bataillons plus près des lignes ennemie. A 6h00, l'attaque commence, précédé d'une heure de bombardement des lignes ennemies par l'artillerie.

Pour beaucoup d'hommes, l'incessant et assourdissant vacarme de l'artillerie marque ce qui deviendra la norme pour les jours à venir. L'assaut sur la colline 310 débute avec le 2e Bataillon en tête. Une attaque surprise permet de retrouver la compagnie G à Moyenvic et la compagnie I à Salival, avant que l'ennemi puisse reprendre son souffle. Les compagnies E et F continuent alors sur les flancs de Moyenvic, franchissant la Seille à la nage et capturant un pont au nord de Moyenvic.

A 9h15, des éléments des compagnies E et F sont solidement ancrées sur les hauteurs de la colline 310, et sont renforcés un peu plus tard par les compagnies L et M. Le 1er Bataillon effectue une diversion sur sa position d'origine afin que l'ennemi ne découvre pas l'effort principal du régiment.

A 11h, le 1er Bataillon s'extrait du combat, suit l'itinéraire emprunté par les deux autres bataillons et effectue sa jonction avec la compagnie I sur le côté ouest de la colline 210. 

L'encerclement est fait non sans difficultés. L'attaque porte la Division au sein des lignes ennemies, laissant des éléments à l'arrière droit du Régiment. Un flot de tirs d'artillerie harcèle les troupes: on estime que 3500 obus sont tirés en deux jours. En outre, la coline 310 est le début d'une ligne de crête qui court vers le Nord puis se tourne vers l'Est, offrant à l'ennemi une vue directe sur celle-ci et la zone environnante.

Le combat se poursuit activement; ce rythme va se maintenir. Le général commandant de la Division Willard S. Paul et le colonel Walter T.Scott se réunissent dans les rues de Moyenvic, tandis que le PC est mis en place sous l'observation de l'ennemi. Lors de l'attaque initiale, du 8 au 12 novembre 1944, le régiment fait 524 prisonniers.

Le 12 novembre 1944, le 3e Bataillon subit une contre-attaque venant de Wuisse, qui est rapidement repoussée.

Le 13 novembre 1944, le Régiment reçoit des renforts de 759 soldats. Cette augmentation d'effectif permet d'occuper Bédestroff, près de Marimont.

Le 19 novembre 1944, dans un bombardement sur une ligne générale nord et sud à travers Bourgalstroff, le lieutenant-colonel Lyons, commandant le 2e Bataillon, est gravement blessé.

Le 20 novembre 1944, le 1er Bataillon, commandé par le lieutenant-colonel Lawrence M. Kirk, prend Lohr et Innsviller et le 3e Bataillon, avec à sa tête le lieutenant-colonel Peale, capture Torchviller.

Le 27 novembre 1944, on assiste à la chute d'Altwiller, pris par le 1er Bataillon. Le 101e de génie de combat y construit plusieurs ponts, en seulement quelques heures, ce qui permet le maintien des  voies d'approvisionnement des bataillons constamment ouvertes.

Tous les combats des semaines de novembre sont une préparation centrée autour de la bataille pour la prise de Sarre Union.

Le 30 novembre 1944, le colonel Scott, accompagné par le S-3 du Régiment le major Albert J. McWade, se rend à Eschweiller pour coordonner un ordre d'attaque avec les généraux Jours et Wood de la 4e Division Blindée. Le 1er décembre 1944, avec l'appui de deux escadrons d'avions de combat, le régiment attaque avec la compagnie I, atteignant les faubourgs de Sarre-Union.