La Bataille de Lorraine

de septembre 1944 à mars 1945

Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre - Winston Churchill

 

La Bataille de Lorraine est une des batailles les plus méconnues de la Seconde Guerre Mondiale. Pourtant elle est l’une des plus importantes et des plus meurtrières…

Eminuit autem inter humilia supergressa iam impotentia fines mediocrium delictorum nefanda Clematii cuiusdam Alexandrini nobilis mors repentina; cuius socrus cum misceri sibi generum, flagrans eius amore, non impetraret, ut ferebatur, per palatii pseudothyrum introducta, oblato pretioso reginae monili id adsecuta est, ut ad Honoratum tum comitem orientis formula missa letali omnino scelere nullo contactus idem Clematius nec hiscere nec loqui permissus occideretur.




 

Libération d'Herbéviller

23 juin 1944.

Mr Crouzier Georges est nommé maire d’Herbéviller.

Lors de la libération du village, 3 chars Français seront détruits à l'Est du village, ici le GASCOGNELa résistance du secteur de Blâmont comprend Blâmont, Baccarat, Badonviller et Cirey sur Vezouze. L’abbé Stutzmann (curé de Domêvre), dit capitaine Lafforge, en est le chef.

La sœur de l’abbé et un jeune prêtre du lieu sont arrêtés par les allemands et fusillés en forêt de Merviller.

 

4 septembre 1944.

Affaire de la ferme de Viombois

Les Alliés se rapprochent du village.

 

9 septembre 1944.

Les troupes allemandes en retraite sont attaquées par les avions alliés sur la RN 4, à découvert en direction de Domêvre, le bilan est inconnu, mais sans doute lourd.Un peu plus loin le MEDOC, ces 3 chars sont situés à proximité du terrain d'aviation

 

16 septembre 1944.

Une reconnaissance de chars alliés traverse la commune. L’espoir renaît et l’on fraternise avec les soldats. Cette colonne quitte malheureusement très vite le village, lors de la contre-attaque de la 113e Panzer Brigade, le 18 septembre 1944.

6 semaines de combats se déroulent dans la région, surtout en duel d’artillerie. La 708e Division d’Infanterie allemande tient le territoire et la population est réquisitionnée pour creuser des tranchées et des abris.

 

30 octobre 1944.

Les allemands  décident d’évacuer le village. La population part pour Blâmont.

 

10 novembre 1944.Le FRANCHE COMTE à également été détruit par un canon antichar allemand

L’ennemi est rejeté de Mignéville.

 

13 novembre 1944.

Le sergent-chef Fortas du 3e Bataillon de Marche du Tchad est tué à 26 ans, lors des combats pour la libération du village.

 

18 novembre 1944.

La ville de Blâmont est libérée

 

 

 

           

Libération de Valhey

 

Deux mois et demi après avoir débarqué, les alliés libèrent Paris le 25 août 1944. Ils se donnent encore deux mois et demi pour finir la guerre et se voient déjà à Berlin pour Noël.

La résistance allemande, malgré des forces inférieures, est opiniâtre. Si la bataille des Ardennes est bien connue, celle de Lorraine l’est moins et, au sein de cette dernière, la bataille de chars d’Arracourt n’est  connue que de rares spécialistes.

Lire la suite...

Libération de Sainte-Pôle

La guerre à Sainte-Pôle (1939 - 1945)

Écrit par Monsieur le Maire de Sainte-Pôle en 1994

Au début de la deuxième Guerre mondiale, une vingtaine d'hommes de Sainte-Pôle sont mobilisés et combattent sur les différents fronts. Si la plupart d'entre eux peuvent regagner leurs foyers après la défaite de 1940 comme : Georges Colin (instituteur), Louis Fleurence, Marcel Georges, Amédé Hovasse, Paul Humbert,  Raymond Humbert, Paul Mangin, Albert Oldriot, Marcel Oldriot, Raymond Perrin, Georges Poirot, Jean Scher, Aimé Thouvenin.

Il n'en est pas de même pour cinq d'entre eux, René Evrard, René Frésard, Jean Haffner, André Gigout, Georges Michel,  qui subissent la captivité en Allemagne pendant 5 ans.

 

Pendant ce temps, les familles restées au village sont soumises aux vexations et à la terreur des nazis, ainsi qu'à la perte des libertés et aux cartes de rationnement. Cependant, la population ne perd pas l'espoir et des hommes courageux se joignent aux résistants Français, après le débarquement allié en Normandie en juin 1944.

L'un d'entre eux, Paul Bientz est dénoncé aux nazis et arrêté parla Gestapo. Ilest fusillé aussitôt.

Les anciens se souviennent de la déportation, le 25 août 1944, de 80 hommes de Pexonne qui sont emmenés par les nazis dans les camps de concentration, 17 d'entre eux seulement sont rentrés, les autres étant morts là-bas.

Le 4 septembre 1944, un groupe de résistants de la région, caché dans la ferme de Viombois, est attaqué par les Allemands. On entend crépiter les mitrailleuses depuis Sainte-Pôle.

({phocagallery view=category|categoryid=28|imageid=360}

 

En septembre 1944, les Allemands réquisitionnent les cultivateurs de Sainte-Pôle avec leurs attelages et leurs chariots pour transporter leur matériel. Ils vont jusqu'en Alsace d'où ils se sont évadés et rentrent à Sainte-Pôle à pied en abandonnant leurs chevaux. Pendant ce temps, les autres hommes ainsi que les femmes de 18 à 40 ans sont mobilisés pour creuser des tranchées, mais les troupes alliées approchent du village.

 

Rafle du 7 novembre 1944 :

Le 7 novembre 1944, les Allemands rassemblent les hommes de 15 à 45 ans de Sainte-Pôle et des communes environnantes.

Après différentes étapes, ils les emmènent à Heidelberg et après un tri les répartissent pour travailler dans cette région dans l'agriculture, la forêt ou l'industrie.

Parmi eux, on trouve : Alfred Burger, Raymond Coster, Louis Fleurence, Daniel Freismuth, Marcel GEORGES, Raymond Gigout, Pierre Gardin, Paul et Raymond Humbert, André Ledoux, Gaston et Sépharin Locatelli, Marcel et Raymond Mangin, Albert et Gaston Oldriot, Raymond Perrin, Jean Scher et bien d'autres qui se réfugient à Sainte-Pôle.

Après 5 mois de travaux et de brimades, ils sont libérés par les Alliés en avril 1945. 

Pendant ce temps, les bombardements sur le village continuent. 

La plupart des maisons sont démolies. Les gens se terrent dans les caves. Parmi la population civile, six personnes sont tuées par les bombardements :

Sainte-Pôle a subi également les bombardements

Les bombardements cessent après l'arrivée des Alliés le 15 novembre 1944. Mais les habitants restés au village sont évacués sur Lunéville par les troupes alliées; seuls quelques hommes restent pour soigner le bétail encore vivant et enterrer les cadavres dans les fossés antichars. Bernard Humbert, Adrien Michel, Mme Receveur née Duix Marie, Eugène Tref, Emile Urbain, Jules Villaume, Mme Christophe de Mignéville, Mlle Marlier de Reclonville, M. Troche d'Ancerviller. Sans compter d'autres personnes réfugiées à Sainte-Pôle.

Au retour de Lunéville, les personnes valides s'emploient à relever les ruines pour pouvoir vivre provisoirement en attendant la reconstruction. 

 

Sainte-Pôle et Saint-Maurice aux Forges

 

D'après le témoignage de M. Vouaux de Saint Maurice aux Forges et

tiré du livre de Monsieur Jean Mohler "La bataille de Blamont"

Né en janvier 1924, j’ai donc 20 ans en octobre 1944 lorsque je suis réquisitionné par les Allemands pour aller creuser des tranchées, dont le fossé antichar deLa Forge, à la sortie Ouest de ce hameau, en regardant Saint Pôle.

Je me souviens également d’un canon antichar calibre88 mm, longtemps embusqué dans le bois avoisinant et faisant également face à l’Ouest.

Je ne connais pas la libération car je suis déporté avec 10 autres hommes du village dont mon frère et mon beau-frère. Notre longue marche prend fin à Heidelberg, en Allemagne, où nous restons comme travailleurs de force jusqu’à l’armistice.

Mais revenons à l’histoire de mon village.

Le petit état major allemand, installé au château de La Forge, décide de faire évacuer femmes et enfants de La Forgeet de St Maurice le 10 novembre 1944. Le point de recueil étant le village de Neuviller, situé à 2 Kms plus à l’Est. De retour au pays, j’apprends que l’un de mes proches parents, M. Dufour, est tué pendant le bombardement du 15 novembre 1944 précédant la libération de mon village. Mme Danichert deLa Forge se souvient : son témoignage étant confirmé par sa fille, et  par des évacués en transit vers Angomont.

 

7 novembre 1944 :

Les hommes de 15 à 60 ans de St Maurice et de Sainte Pôle sont réquisitionnés par les allemands pour aller creuser des tranchées à La Forge, puis déportés comme travailleurs de force jusqu’à Heidelberg (Allemagne).

Au cours de la même semaine, 40 pionniers allemands repérables par leurs uniformes et leur sigle (PI-ZUG-BOL) posent des mines anti-chars à la sortie ouest deLa Forge.

 

10 novembre 1944 :

L’état major allemand, logé au château deLa Forge, ordonne l’évacuation des femmes et des enfants deLa Forgeet de St Maurice vers Neuviller les Badonviller. D’autres réfugiés sont transités par Ste Pôle les jours précédents, venant de Merviller, Baccarat (au total, il y avait 40 personnes civiles dans les caves).

 

11 novembre 1944 :

Bombardement de Sainte-Pôle par les américains (environ 100 obus, 6 civils tués).

 

13 novembre 1944 :

L’état major local quitte Sainte-Pôle. Vers 14h00, des français de la 2e DB viennent en reconnaissance à Ste-Pôle puis repartent. Un nouveau tir de barrage tombe sur le village.

 

14 novembre 1944 :

Au soir, repli des combattants allemands ramenant 10 blessés graves avec eux. Un char de couverture ferme la marche.

 

15 novembre 1944 :

Les Américains attaquent et libèrent Sainte-Pôle. Une de leurs patrouilles offensives descend dans les caves et les inspecte… puis repart…. Mais ils reviennent en force le même soir, Sainte-Pôle étant cette fois définitivement libéré. Les Américains évacuent vers Lunéville des civils malades ou blessés.

 

Après la libération de La Forge, on découvre un stock de mines anti-chars de type Tellermine (mine « assiette ») entreposé à St Maurice, qui sont détruit ultérieurement. On découvre de même un radar entre Sainte-Pôle et Vacqueville, qui a fait l’objet de quelques attaques par des chasseurs bombardiers US en octobre.

La 15e Panzergrenadier Division

Créée en Sicile après la campagne de Tunisie avec des éléments rescapés de L’Afrika Korps, la 15e Panzer Grenadier Division[1] est commandée par le Général Lieutenant Rodt. Elle est transférée sur le front occidental après dix mois de campagne ininterrompus et particulièrement difficiles en Italie, où elle essuie de lourdes pertes [2]. Après des attaques incessantes de l'aviation alliée sur les voies ferrées, la 15e Panzer Division arrive en Lorraine par petits détachements en piètre état.15 panzer grenadier symbol - Source Wikipedia en

Théoriquement, la division doit être mise en réserve dans la zone de la 1ère Armée, au Sud-Est de Metz. Sa capacité opérationnelle est réduite de moitié et son bataillon de chars est encore en route. Elle ne dispose en tout et pour tout que de 17 chars et canons d’assaut. Bien qu’amoindrie, cette unité est pourtant classée par le haut commandement allié “offensivement valable”.

Mais en ce début septembre 1944, le général Knobelsdorff, commandant la 1ère Armée allemande, est confronté à une grave crise d’effectifs pour faire face à la menace américaine sur la Moselle. Le 12 septembre 1944 dans la matinée, la 80e DI US établit une solide tête de pont à Dieulouard et le 13 septembre 1944, au matin, une colonne blindée de la 4e DB US fonce vers l’Est. Malheureusement pour le General, la 15e est déjà hypothéquée par Hitler en personne pour participer à la formation de la 5e Armée Blindée que le général Hasso Von Manteuffel est en train de rassembler quelque part plus au Sud.

Lire la suite...

Libération de Lunéville - J.Délivré


par le Médecin Colonel Jacques DELIVRE

 

Si Lunéville est libéré en septembre 1944, cette ville a cette triste particularité d’avoir déjà été occupée lors de la Grande Guerre. Elle subit cette occupation du 22 août au 12 septembre 1914 après de violents bombardements. Le 1er septembre 1915, elle essuie à nouveau des bombardements en particulier, ce jour là, une bombe tombe sur le marché, rue de la Charité, faisant 48 tués et 50 blessés.

Et pratiquement, tout au long de la Grande Guerre, n’étant qu’à 12 Kms de la frontière, Lunéville reste sous le feu de l’artillerie à longue portée.

Lire la suite...