La Bataille de Lorraine

de septembre 1944 à mars 1945

Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre - Winston Churchill

 

La Bataille de Lorraine est une des batailles les plus méconnues de la Seconde Guerre Mondiale. Pourtant elle est l’une des plus importantes et des plus meurtrières…

Eminuit autem inter humilia supergressa iam impotentia fines mediocrium delictorum nefanda Clematii cuiusdam Alexandrini nobilis mors repentina; cuius socrus cum misceri sibi generum, flagrans eius amore, non impetraret, ut ferebatur, per palatii pseudothyrum introducta, oblato pretioso reginae monili id adsecuta est, ut ad Honoratum tum comitem orientis formula missa letali omnino scelere nullo contactus idem Clematius nec hiscere nec loqui permissus occideretur.




 

La 112e Panzer Brigade

Une brigade de secours mal préparée

 Texte d’Audrey Brunias, d’après les travaux de recherches de l’Adjudant-chef Sugg

 

 La Panzer Brigade 112 est formée le 4 septembre 1944 et est commandée par le Generalmajor Heinrich-Walter Bronsart von Schellendorf et le Generalmajor Theodor Bohlmann-Combrinck.

Elle appartient donc à la deuxième génération de brigades, censée être la meilleure. Cependant ses équipages sont rassemblés à la hâte après une semaine de formation à Grafenwöhr en Bavière.

En septembre, ses soldats inexpérimentés sont déjà en route vers la Lorraine.


La brigade se compose d’un bataillon du 1er Panzer Régiment 29, armé de chars Panther et du 2112e  Bataillon de Panzer, armé de chars Mark IV,. Les chars sont accompagnés d’unités de supports, toutes numérotées en 2112.

 A la base, la 112e Brigade est prévue pour la contre attaque en direction de Reims, qu’Hitler planifie depuis le mois d'août. Toutefois, lorsque la 16e Division de Volks Grenadiers se fait encercler par la 2e DB au Sud de Nancy, tout le front allemand situé au niveau de la ville est menacé. Le Colonel général Blaskowitz, du Groupe d’Armée G  ordonne alors une riposte pour sauver la division et tenter de stabiliser le front. La brigade est relevée de la réserve et envoyer en Lorraine, appuyée par des éléments de la 21e Panzer Division.

 Elle s’avance donc vers le Sud de la Lorraine et arrive à Dompaire, le 13 septembre 1944, un village situé dans une dépression entourée de collines boisées.

Arrivés dans la soirée, les Allemands s’installent pour la nuit. Cependant, ils ne procèdent à aucunes missions de reconnaissance malgré la présence avérée de forces alliées dans les environs. Ils préfèrent restés dans le bas du village, exposés aux tirs que de s’installer dans les bois environnant afin de dissimuler leurs chars.

 Pendant ce temps, les villageois mettent en garde les troupes françaises de la présence allemande. Le commandant Langlade décide alors d’intervenir à l’aide de l’artillerie et de l’aviation le lendemain matin.

Les Français bloquent donc les routes à l’Est et au Sud du village. A l’aube des chasseurs bombardiers américains P-47 commencent à pilonner Dompaire. Après le passage de l’aviation, les blindés français s’avancent dans le village et attaquent  les Allemands, pris par surprise. Beaucoup de chars allemands sont mis hors d’action ou simplement abandonnés par des équipages effrayés.

L’action alliée est rapide et facilitée par le terrain découvert : les Allemands sont dans la ligne de mire directe des forces françaises et américaines.

 Ils tentent d’appeler leurs camarades de la 106e positionnés plus à l’Est mais encore une fois, les civils ont prévenus la 2e DB qui met en place des barrages routiers avec quelques jeeps, des mitrailleuses et des chars Destroyers. Normalement cette défense ne devrait pas tenir face à des Panzers mais encore une fois, l’inexpérience des troupes allemandes les empêche de percer.

Les combats durent jusqu’à la fin de la journée et les pertes pour la 112e Brigades sont dramatiques : 350 morts, 1000 blessés et 21 chars seulement sont encore en état sur 90 au départ.

 Ainsi, la première bataille de la 112e Panzer Brigade sera la seule qu'elle mènera malgré sa supériorité numérique. Le 23 septembre 1944, le reste de la brigade est dissout pour alimenter la 21e Division. Le 1er Bataillon du 29e Panzer Régiment est rééquipé et reforme la 103e Panzer Brigade en janvier 45.

Mitrailleuse Calibre .50 M2 HB

 

 

Nationalité: USA

Fonctionnement: automatique

Calibre: .50 (12,7 mm)

Vitesse initiale: 893 m/s

Cadence de tir: 400 à 550 coups par minute

Capacité: bande de 110 cartouches

Poids:57,6 kg avec trépied

Longueur: 165,4 cm

Portée efficace:1800 m

 

 

Description :

Les Américains se sont servis des fusils antichars allemands de 12,7 et de13,2 mmde la première Guerre mondiale comme modèle pour concevoir la mitrailleuse M2 HB.

Ce type de cartouches est redoutable pour les premiers chars dont le blindage est peu épais.

 

L’US Ordnance Department se tourne donc vers John Browning qui conçoit une mitrailleuse utilisant une cartouche de .50 à grande vitesse.

Browning présente donc son prototype le lendemain de l’armistice.

 

Si une très grande majorité des mitrailleuses calibre .50 est installée dans les avions et les véhicules, comme des chars, des semi-chenillés, des jeeps ou des camions,la M2 HB qui refroidie par air, est aussi remise aux unités d’infanterie.

Cependant et dans tous les cas, le poids de cette mitrailleuse (57 kgavec trépied) la limite à un rôle défensif.

Bazooka M1

 

par Christophe Sugg, Alexa Stef et Audrey Brunias

Bazooka M1

 

Nationalité: USA
Fonctionnement: coup par coup
Calibre: 60 mm
Vitesse initiale: 84 m/s
Cadence de tir: 3 coups par minutes
Poids: 8,1 kg
Longueur: 154,9 cm
Portée efficace: 400 m

 

 

Description:

L’invention du bazooka se joue en deux temps :

 

En 1942, Leslie A. Skinner et Edward G. Uhl de l’Ordnance Department mettent au point une nouvelle arme antichar pour l’infanterie, privée jusqu’alors de roquettes capables de stopper un char. Leur « bazooka » consiste en un tube d’acier qui utilise un système d’amorçage électrique.

 

Un autre membre de l’Ordnance Department, Henry H. Mohaupt travaille pour sa part à la création d’une grenade antichar:la M10 de Mohaupt. Elle pèse prés de2 kg, et, par conséquent, il est quasiment impossible de la lancer efficacement.

 

Cependant, lors d’un essai, Skinner et Uhl attachent l’une des grenades de Mohaupt sur une roquette et arrivent à toucher trois fois de suite un char. L’Ordnance Department reconnait immédiatement la valeur de cette arme révolutionnaire. De nombreux bazookas sont alors expédiés aux Alliés.

 

C’est un soldat qui baptisera cette nouvelle arme « bazooka » par analogie avec l’instrument de musique en forme de tuyau de poêle inventé par le comique américain Bob Burns.

Les Allemands en subtiliseront un aux Russes et le copieront pour produire le Panzerschreck (« terreur des chars »).

Mortier de 60mm M2

 

 

Nationalité: USA

Fonctionnement: coup par coup

Calibre: 60mm

Vitesse initiale: 163 m/s

Cadence de tir: 18 à 35 coups par minute

Poids:18,9 kg

Longueur: 72,6 cm

Portée efficace:1800 m

 

 

 

Description :

Les mortiers sont les éléments d’artillerie les plus légers et les plus mobiles au cours de la seconde Guerre mondiale.

Les japonais utilisent des mortiers de50 mmet l’armée russe préfère ceux de305 mm. Les plus gros mortiers utilisés sont les mortiers de120 mm, généralement montés sur roues. On les retrouve dans les lignes allemandes et russes  alors que les Américains utilisent des mortiers de60 mm.

 

Ils sont constitués d’un tube lisse, équipé d’une base plate et d’un bipied. Le mortier de60 mm, appelé aussi « mortier de60 mmM2 et support M2 », est quasiment identique au mortier de81 mm  tant sur le concept, que sur la fabrication et le mode de fonctionnement.

 

Cependant, avec un poids inférieur à20 kg, ce mortier est beaucoup plus léger (le tube et la base pèsent chacun moins de6 kget le bipied8 kg).

 

La base plate reste d’ailleurs souvent attachée au tube, ce qui permet une installation plus rapide.

Mortier de 81mm M1

 

 

Nationalité: USA

Fonctionnement: coup par coup

Calibre: 81 mm

Vitesse initiale: 213 m/s

Cadence de tir: 18 à 35 coups par minute

Poids:61,2 kg

Longueur: 115,6 cm

Portée efficace:3000 m

 

 

 

 

 

 

 

Description :

Le mortier de81 mms’inspire du mortier inventé par Sir Frederick Wilfrid Scott Stokes, dit « le mortier britannique Stokes ».

 

Ce premier mortier anglais consiste en un tube lisse, au fond duquel se trouve le percuteur. Le tube est fixé sur une base plate qui repose sur le sol et qui permet de dissiper le recul de l’arme. Un bipied, dont la hauteur est réglable, soutient l’avant du mortier.

 

Le mortier de81 mmutilisé pendant la seconde Guerre mondiale est similaire au Stokes, avec cependant de considérables améliorations. Le tube est renforcé pour résister aux fortes  pressions crées par les munitions modernes. Il y a  un mécanisme de réglage de l’azimut pour  améliorer la visée.

Trois hommes sont présents pour se servir du mortier, bien que deux seulement soient nécessaire pour le porter, le mettre en place et l’utiliser.

 

Des chariotes à bras sont fournis avec ces mortiers, certains sont même montés sur des semi-chenillés.