La Bataille de Lorraine

de septembre 1944 à mars 1945

Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre - Winston Churchill

 

La Bataille de Lorraine est une des batailles les plus méconnues de la Seconde Guerre Mondiale. Pourtant elle est l’une des plus importantes et des plus meurtrières…

Eminuit autem inter humilia supergressa iam impotentia fines mediocrium delictorum nefanda Clematii cuiusdam Alexandrini nobilis mors repentina; cuius socrus cum misceri sibi generum, flagrans eius amore, non impetraret, ut ferebatur, per palatii pseudothyrum introducta, oblato pretioso reginae monili id adsecuta est, ut ad Honoratum tum comitem orientis formula missa letali omnino scelere nullo contactus idem Clematius nec hiscere nec loqui permissus occideretur.




 

Thompson M1 A1

Nationalité: USA

Fonctionnement: Sélectif semi-automatique ou automatique

Calibre: .45 (11,43 mm)

Vitesse initiale: 280 m/s

Capacité: chargeur droit de 20, 30 ou camembert de 50 cartouches

Poids:4,9 kg

Longueur: 85,6cm

Portée efficace: 50 m

 

 

Description :

John T. Thompson connu pour contribuer au développement du fusil Springfield M 1903 ou du M 1911, commence à travailler sur un « balai de tranchée » pour les combats à courte distance peu de temps après avoir pris sa retraite de l’armée en 1918.

Il est persuadé que les munitions de calibre .45 utilisées dans le pistolet M 1911 (Colt .45) peuvent avoir des effets dévastateurs si elles sont utilisées avec une arme automatique.

 

Dès le printemps  1920, la société Thompson  (Auto-Ordnance) fabrique un prototype capable de tirer 800 coups par minute. Malgré d’excellentes performances lors des tests, le Thompson n’est adopté ni par l’armée, ni par le corps des marines.

La société Thompson passe néanmoins un contrat avec Colt pour la fabrication de 15 000 pistolets mitrailleur Thompson M 1921.

 

En 1940, l’armée américaine passe commande de 20 000 Thompson et 319 000 supplémentaires en 1941. Cette nouvelle arme est appréciée pour sa fiabilité et sa résistance à l’eau, la poussière et à la boue. Ses seuls points faibles : son poids, son manque de précision au-delà de 50 m et une puissance de pénétration insuffisante

Bar M1918 A1

 

par Christophe Sugg, Alexa Stef et Audrey Brunias

Nationalité: USA

Fonctionnement: automatique et semi-automatique

Calibre: .30 (7,62 mm)

Vitesse initiale: 853 m/s

Cadence de tir: 550 coups par minute

Capacité: chargeur éjectable de 20 cartouches

Poids: 8,33 kg

Longueur: 119,4 cm

Portée efficace:550 m

 

Description :

C’est la première version du Browning Automatic Rifle (BAR).

Le M 1918 A1, est utilisé pour la première fois par les soldats américains lors dela première Guerremondiale et sert lors la seconde Guerre mondiale. Le Bar est réputé pour sa fiabilité dans les conditions extrêmes.

 

En 1940, le modèle A2 est adopté. A la différence des premiers modèles, il peut uniquement être utilisé pour deux modes de tir automatiques : cadence lente (300 à 450 coups par minute) ou rapide (500 à 650 coups par minute). Il ne fonctionne donc pas en mode semi automatique.

 

Les deux versions du BAR sont très utilisées durant la guerre 1939-1945. Sa fiabilité et sa capacité à combiner tir rapide et puissance de pénétration fait de lui une arme très apprécié sur tous les théâtres d’opérations.

 

Le seul inconvénient du BAR est qu’il n’a pas de canon pouvant  être changé rapidement afin d’éviter les risques de surchauffe.

 

Ley: Le Shady Lady, un bombardier sur l'Allemagne

3 aviateurs américains morts le 8 septembre 1944

texte d'Audrey Brunias

Emplacement: Ley
Monument de RéchicourtLe 8 septembre 1944, mille soixante-dix B-17 et six cents cinquante-trois avions quittent l'Angleterre avec pour mission de bombarder les installations pétrolières de Ludwigshafen, Karlsruhe, Gustavenburg et Kassel. Les avions bombardiers y lâchent deux mille six cents quarante-sept tonnes de bombes. Les pertes américaines s'élèvent à dix B-17. 

Trois cents quatre-vingt quatre B-17 de la 1re Division de l'armée de l'air ont pour mission de bombarder l’usine de peinture de Ludswigshafen entre 11h43 et 12h02. Plus de mille tonnes de bombes sont lâchées.

Ils sont aidés par la 398e escadrille de bombardiers, basée sur le terrain d'aviation de Nuthampstead (dans le comté d'Hertfordshire). L'escadrille est arrivée en Angleterre au mois d'avril 1944 sous le commandement du colonel Franck P. Hunter et exécute ses premières mission dès le 6 mai 1944. La 398e fournit trente-six Boeing B-17 Flying Fortresses pour cette mission.

Le Shady Lady en fait partie et remplit quarante-trois missions sur l'Allemagne. Il a le numéro 42-97385 et a quitté l'usine de Boeing à Seattle en 1942, avec seulement un numéro. Il appartient au 601e Escadron et est identifiable par une Pin-up peinte sur son nez.

Cependant c'est un nouvel équipage qui assure la mission sur la ville de Ludswigshafen.

Wade et son copilote Theodore L. Prevost n'ont que quelques heures de vol avec d'autres mitrailleurs mais cette mission est un véritable "baptême du feu" pour le reste de l'équipage : le navigateur Burt D. Bream, le bombardier William A. Howell, l'ingénieur Robert T. Ritter, l'opérateur radio John H. Rex, les mitrailleurs Harrison F. Brooks (sabord droit), Wilbert Y. Burns (tourelle dorsale) et  Eugène Gamba (queue).

Peu avant 11h00, la formation atteint le "Point Initial" mais le Shady Ladyse heurte à des problèmes mécaniques: le moteur un est hors service et est suivi des moteurs deux et trois. L'avion est en perte d’altitude. A flash of inspiration led Wade to order engineer Ritter to hold up his earphone cord to help establish some kind of an artificial horizon.

Un éclair d'inspiration a Wade ingénieur ordre Ritter résisté à son cordon de l'écouteur pour aider à établir une sorte d' horizon artificiel.

Ainsi, Ritter et Howell décident de sauter en parachute et touchent le sol près d’Einville, en Lorraine. Howell se blesse en se cognant la tête.  Les deux hommes sont heureusement trouvés par un résistant, M. Maurice, qui les emmène chez lui, à Einville.

Le bombardier continue sa descente pendant près de quarante minutes. Les pilotes décident d'amorcer un atterrissage d'urgence lorsqu'ils aperçoivent un champ libre. Néanmoins, celui-ci est à côté d'une force allemande non négligeable et les sept derniers membres de l’équipage sont rapidement capturés. Ils sont alors menés en prison dans le château de Réchicourt. Les soldats allemands camouflent comme ils peuvent le bombardier avec des branches pour éviter que les alliés le détruisent. La Luftwaffe a pour projet de s'approprier l'appareil en remplaçant les pièces endommagées mais les Américains se rendent vite compte de la perte de l'un de leurs B-17.

Pendant ce temps l'équipage est questionné puis emmené dans un camion vers Haguenau, gardé par cinq SS. Les pilotes américains pensent déjà à leur évasion : le lieutenant Wade tue donc un garde mais se fait abattre. Dans la confusion, Eugène Gamba et Wilbert Burns sont eux aussi tués. Un SS est blessé par son propre collègue et le lieutenant Bream est touché à la hanche. Prevost est aveuglé par une balle et Rex tombe sous les coups de crosse.

Wade, Gamba et Burns sont inhumés le 11 septembre 1944 dans le cimetière d'Haguenau.

Bream est hospitalisé et rejoint Prevost à Barth, quant à  Rex et Brooks, ils sont internés dans le camp de prisonniers à Pomeria. Ils seront libérés par les Soviétiques le 24 avril 1945, après la marche forcée à Annaburg.

Howell et Ritter se sont cachés dans une mine de sel abandonnée près d’Einville avec deux  autres pilotes : le capitaine Pierce MacKennon et le lieutenant Ray Reuter. Howell, soigné par le docteur Schneider, et Ritter sont emmenés vers les lignes alliées par le résistant français Paul Baudot. Le groupe est en contact avec la 4e Division Blindée américaine située à Vahley dans l'après-midi du 18 septembre 1944 pour être évacué vers l'Angleterre. Paul Baudot rejoindra cette 4e DB pour terminer la guerre en Tchécoslovaquie.



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Emberménil: la mort du Capitaine Alexander M. Patch JR. III

Plaque à la mémoire du Capitaine Patch, tombé le 22 octobre 1944

texte d’Audrey Brunias,
d
’après les travaux de recherche de l’adjudant-chef Philippe Sugg

Emplacement: Emberménil
Plaque en mémoire du Capitaine PatchFils du Général Alexander Patch Jr. II (1889-1945), commandant la 7e Armée, il est lui-même Capitaine de la compagnie C du 315e Régiment d’Infanterie de la 79e DI de l’armée américaine.

Le 28 septembre 1944, après un bombardement de plus d’une heure de la forêt de Parroy, les 313e et 315e RI se lancent à l’assaut de la 15e Panzer Grenadier Division. 

Le bombardement réduit à cause des conditions climatiques n’a pas les effets escomptés et des combats d’une rare violence s’engagent alors entre les deux belligérants jusqu’à mi -octobre.

Le 29 septembre 1944, à 1h, la 79e DI passe du 15e Corps à la 7e Armée, quatrième appellation US attachée aux opérations menées sur le théâtre européen (1ère, 3e, 5e, 7e, 9e et 15e Armée).

Le 315e Régiment dont fait partie le Capitaine Patch Jr. III passe donc sous le commandement de son père.

Toujours ralentis par une résistance allemande farouche, les combats de la forêt de Parroy ne finissent que le 13 octobre 1944 pour laisser place à ceux d’Emberménil.

Le 315e Régiment s’avance alors à l’est de la forêt dans les bois dits « Champ Bonhomme ». D’après le témoignage d’un soldat de la compagnie de reconnaissance du régiment, c’est  là que le Capitaine Patch, à peine remis d’une blessure, trouve la mort par un shrapnel, le 22 octobre 1944.

Il sera inhumé dans le cimetière américain d’Épinal (ligne A, rangée 9 et tombe 63).

Il recevra la Distinguished Service Cross à titre posthume, la Silver Star, ainsi que la Purple Heart.


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Lunéville: l'action du 2e Régiment de Cavalerie

Plaque en mémoire du Major James H. Pittman, mort le 18 septembre 1944

texte d'Audrey Brunias
d'après les travaux de recherche de l'adjudant-chef Philippe Sugg

Emplacement: Lunéville

Plaque en mémoire du Major Pitman

James H. Pittman, né en 1915 au New Jersey. Après des études de médecine à l’université de Washington et de West Point.

Il est le commandant du 42e groupe d’escadrons du 2e Régiment de Cavalerie US. Le 16 septembre 1944, il reçoit l’ordre de reprendre Lunéville.

Le 18 septembre 1944, le major Pittman est tué par un obus alors qu’il s’entretient avec le colonel Reed (lui-même gravement blessé) au P.C. du régiment, place des Carmes.

Il sera enterré au cimetière américain de Lorraine à Saint Avold.

Pour sa carrière, il recevra la Silver Star, la Purple Heart, ainsi que la Croix de Guerre française. 

 


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