Les Panzer Brigades

Un des derniers espoirs pour la défense du Reich ?

 

Texte d’Audrey Brunias,

D’après les travaux de recherche de l’Adjudant-chef Sugg

 

A partir de juin 1944, l’armée allemande essuie une vraie débâcle. Des dizaines de divisions disparaissent dans les plaines glacées de Biélorussie et d’Ukraine, ou sont saignées à blanc dans la compagne normande. La Wehrmacht est donc en position de repli sur tous les fronts.

De plus, les réserves ne peuvent plus faire face aux terribles pertes : des mesures doivent être prises pour stabiliser la situation.

 

 

La naissance des Panzer Brigades

Deux nouveaux types d’unités voient alors le jour durant l’été 1944 : les « Volksgrenadier Divisions »  pour l’infanterie et les « Panzer Brigades » pour les chars.

Ces dernières ne sont pas réellement une nouveauté dans l’armée allemande puisque les Panzer Brigades sont présentes et opérationnelles depuis 1939, notamment pour des missions ad hoc.

Début 1944, l’unité du commandant Franz Bäke se fait ovationner pour son intervention en Ukraine et pour sa tactique, « Kampfgruppen », qui lui a permis de détruire une centaine de chars russes en ne perdant seulement que cinq Panzer. C’est cette unité qui inspire Hitler pour la création d’unités de chars dans chaque régiment, le 24 juillet 1944. Sans surprise, Bäke est l’un des premiers commandants à être affecté à la Panzer Brigade.

 

Dix brigades sont prévues par Hitler malgré l’avis de Heinz Guderian, inspecteur de la force blindée allemande. Celui-ci pense que la création des Panzer Brigades entrave le remplacement des pertes ou pour l’entretien des panzers divisions, qui a besoin de nouveaux chars ou simplement de nouvelles pièces.

En effet, la priorité donnée aux nouvelles brigades pour son approvisionnement en hommes et en matériel mènera à un affaiblissement des Panzers Divisions. Par exemple, la moitié de la production de chars Panther du mois d’août, est donnée aux Panzer brigades.

 

La Panzer Brigade était presque exclusivement un projet de la Heer. On notera la formation d’un seul Waffen SS pour la brigade, pourtant ils représentent un quart des forces blindées allemandes en 1944.

 

Sa production : un nouvel élan mis en difficulté

La production de chars allemands atteint son apogée durant l’été 1944 mais la pénurie en équipage pose de nombreuses difficultés pour leur mise en service.

Cela a pour conséquence la subdivision des Panzer brigades :

La première vague de chars, numérotée de 101 à 110, est composée de chars et d’un bataillon d’infanterie mobile, entièrement motorisé. On y trouve des Panther Mark V (chars moyens), Panzer IV/70 et Flakpanzer (char antiaérien).The infantry was fully motorised and equipped with armoured carriers.

La deuxième génération, numérotée de 111 à 113, compte deux bataillons de chars et un bataillon d’infanterie mobile

 

Cependant ces unités de chars se reposent sur leur supériorité. Elles ne sont pas accompagnées de toute l’armada d’artillerie qu’on retrouve auprès des Panzers Divisions et qui a fait leur réputation sanglante. Elles ne bénéficient pas d’unité de reconnaissance et ne se soucis pas forcément assez de l’entretien de son matériel.

 

La plupart des équipages est constitué du reste des divisions massacrées sur le front russe et de jeunes réservistes inexpérimentés.

L’exemple le plus connu est la 105e Brigade formée avec 950 survivants de la 18e Panzer Grenadier Division.  Après un mois de formation sur des chars Panther, l’unité en reçoit 50, ainsi que 11 Panzer IV/70 et environ 100 véhicules blindés pour le transport de personnel.

 

Leur arrivée sur le terrain

Si ces brigades sont initialement prévues pour stabiliser le front Est, où les Russes sont aux portes de Varsovie et menacent donc directement la patrie allemande, elles sont surtout envoyées à l’Ouest pour tenter de stopper l’avancée alliée. En effet après la chute de Paris, le 25 août 1944, une déferlante alliée refoule les armées allemandes jusqu’en Lorraine. La situation est identique en Hollande, après l'offensive de Montgomery vers Arnhem en septembre 1944.

    

Malgré l’espoir suscité par la création de ces Panzer Brigades, leur formation à la hâte et le manque de matériel comme d’expérience ne permettent pas aux équipages d’obtenir les résultats escomptés.

Beaucoup sont détruites ou faites prisonniers et n’empêchent pas l’avancée des Alliés vers l’Allemagne.