La Bataille de Lorraine

de septembre 1944 à mars 1945

Ancerviller: la Libération

Monument en mémoire du Sergent Arthur Palmer et de ses compagnons
morts à Ancerviller les 13 et 14 novembre 1944

texte d’Audrey Brunias,
d’après les travaux de l’adjudant-chef Philippe Sugg
 et du témoignage de William Long

 Emplacement: Ancerviller
Monument d'AncervillerLa 79e DI US est remplacée par la 44e DI après les combats d’Emberménil. À partir du 23 octobre 1944, les 313e, 314e et 315e régiments d'infanterie peuvent se reposer dans des camps installés à Lunéville et dans ses environs.

Ce repos de 16 jours prend fin lorsque l’offensive vers le Rhin est ordonnée. La 79e DI est désignée pour forcer un passage à travers la fameuse « Vor Vogesenstellung » et repousser les Allemands vers l’Alsace. Elle doit attaquer le long de la ligne Ancerviller, Nitting puis capturer Sarrebourg avec le soutien de la 44e DI et enfin foncer vers le Nord-est.

C’est le 315e régiment d'infanterie qui doit libérer Ancerviller, à partir du 13 novembre 1944. La résistance allemande est plus féroce que prévue et les forces américaines doivent faire face à une météo défavorable : neige et températures négatives.

C’est ce jour que le S/Sergent Arthur Palmer, appartenant à la compagnie G, est tuer. Son camarade William Long, blessé pendant l’attaque laisse un témoignage sur cette journée, édité dans l’ouvrage « Freedoms Heroes ».

L’attaque commence dans la matinée de ce 13 novembre 1944, les Shermans de la 2e Division Blindée sont présents en appui et servent de protection à l’encontre des balles pour les membres de l’infanterie. Le char qui protège W. Long est touché par un Panzerfaust et doit se retirer derrière la crête. De nombreux soldats sont blessés et restent toute la nuit sans secours, parmi les cadavres. W. Long, touché par plusieurs balles, est bloqué à terre durant dix-huit heures et entend « les gémissements et les plaintes de ses camarades blessés, certains criant, d’autres en train de mourir, d’autres encore demandant par pitié un verre d’eau ou appelant leur mère ». Ramassé le lendemain par des brancardiers, il doit sa survie à la Bible que sa tante lui a offerte avant son départ à la guerre. Le Shrapnel qui devrait le toucher en plein cœur est stoppé par le Livre Saint. 

Le village ne sera libéré que le lendemain matin. Le général Leclerc, commandant la 2e Division Blindée, est impatient de foncer vers l’Est avec ses chars, il se rendra sur place pour voir les derniers combats. 

Plus de détails sur ce combat
 
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