Leintrey - Les entonnoirs

 texte d’Audrey Brunias 

Les entonnoirs de LeintreyVers le 12 septembre 1914, les Allemands évacuent la région et en particulier le Fort de Manonviller. Les unités françaises reprennent du terrain et le front se stabilise.

Le village de Leintrey est en vue mais les forces françaises n’arrivent pas à le reprendre, malgré les bombardements incessants qui poussent la population entière à quitter leur habitation. Une guerre de position s’installe alors et les belligérants s’enterrent dans des tranchées.

Les Français occupent Reillon, Vého et Emberménil pendant que les Allemands commencent de longs et minutieux travaux souterrains à partir de Leintrey. Leur objectif est de creuser un réseau de tunnels en direction des tranchées françaises. Ainsi ils pourront disposer du matériel explosif et détruire le camp français. C’est ce que l’on appelle « le travail de sape »

Dès octobre 1915, les Français s’aperçoivent du travail allemand. Ils installent des centres d’écoute pour suivre leur avancée. Ils commencent même à creuser des contre-mines, en-dessous des galeries allemandes, mais ils ne pourront pas finir les travaux, faute de temps…

Parvenus en dessous de nos positions, l’armée allemande dispose des explosifs de 10 à 15 tonnes dans des cavités.

Le 11 juillet 1916, la compagnie du 162e RI a disparue dans l’explosion des mines qui ont ouvert ces entonnoirs

Les centres d’écoute rendent compte du silence dans les galeries, signe que les travaux de sape sont finis et que l’explosion ne va pas tarder.

En effet, le 10 juillet 1916, à 22h00, les explosifs se déclenchent et engendrent d’énormes effondrements souterrains. Ce nouveau relief avec quatre cuvettes de 60 mètres de diamètre et 15 à 20 mètres de profondeur environ sera baptisé « entonnoirs ».

73 hommes du 162e RI en majorité, de la 3e compagnie et des éléments de la compagnie de Mitrailleurs du 1er Bataillon périront ce jour là. Seulement 71 corps ont pu être identifiés.

Un monument est érigé en mémoire à ces soldats français :

AFCHAIN

OCTAVE

BEGLOT

JEAN-BAPTISTE EDMOND LEON

BLANZAT

BLAISE

BOMMELAERE

ALPHONSE

BONNAT

SIMON

BOUIGEAUD

MARCEL JEAN

BOURDONNAIS

JEAN MARIE GABRIEL

CALERS

AUGUSTE

CARREZ

ERNEST FLORIMOND ANATOLE

CAUCHE

MAURICE

CHAMARY

CHARLES JOSEPH

CHATEAU

JULES ISIDORE

CHATENET

HENRI

CHAUBIT

FRANCOIS

CHAUSSERAY

OCTAVE

CHAUVIN

BENJAMIN

DANEL

CHARLES FRANCOIS JOSEPH

DECLERCQ

EUGENE JOSEPH HENRI

DELAURIER

HENRI JEAN BAPTISTE

DENNEQUIN

HUBERT JEAN BAPTISTE JOSEPH

DERAMAIX

GASTON ANDRE MARCEL

DETONY

ALBERT JULIEN

DHERISSARD

ARTHUR ALEXANDRE

DILLIES

CHARLES PIERRE

DUPUY

BERTRAND

DUQUENOY

JOSEPH FELIX

ESCURAT

JEAN

ESQUIROL

JEAN PAUL

ESTORGES

ANTOINE

ESTORGES

JEROME

FAURE

LEON

FEUGNEUR

ERNEST AMEDEE

FORGUE

DOMINIQUE

GASSON

JOSEPH

GENESTE

MARTIAL

GRESSIER

DENIS ALEXANDRE JEROME

GUIONIE

ANTOINE

HIOLET

DAVID DESIRE ALEXIS

LACOSTE

LEANDRE

LANGUEDOUSSE

LEON JEAN BAPTISTE PIERRE PAUL

LENAIN

LEON

LESACE

VICTOR GASTON

LESEUR

CHARLES EUGENE

LEVIEL

RAYMOND LOUIS ELIE ROMAIN

LEVY

GEORGES PAUL

LOUSTEAU

BERNARD

LUSSAERT

EMILE CYRILLE

LYCOINE

CADET FRANCOIS

MAGADOUX

LEONARD

MALLE

NICOLAS LEON

MARCHAND

EMILE

MARMIT

LEON GUILLAUME

MERCIER

FRANCOIS ANTOINE JOSEPH

MEYZIE

JOSEPH

MONTUEL

GUSTAVE

MOREAU

CYRIAQUE PIERRE PHILIPPE

MOUTON

AUGUSTE

NECOUET

LUCIEN

PALETTE

PIERRE

PEICLET

LEONARD

PEPIN

JEAN

PERARD

ALFRED MAURICE

PERRAUD

ANDRE

PETIT

AUGUSTE

POULAIN

MANUEL

QUINTIN

JULES MARIE DOMINIQUE

REILHAC

FRANCOIS

ROUX

JEAN

SAULNIER

LOUIS

SIMONOT

LOUIS ERNEST

TOULIEZ

EMILE


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