La Bataille de Lorraine

de septembre 1944 à mars 1945

La libération de Foulcrey et un nouvel exode

Foulcrey

Ainsi, la ferme de Zarbeling fut-elle exploitée durant deux ans et demi, jusqu’à l’automne de 1944, lorsqu’arriva le temps de la libération. (1)

Le 28 août 1944 le front de la libération se rapproche. Les autorités allemandes procèdent à l’évacuation des prisonniers serbes sur la ville de Sarralbe. Quelques jours après, l’un des Wachmänner, le nommé Erich Schuhe, revient au village. Il porte un béret basque et arbore une croix le Lorraine sur la poitrine.

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La libération de Saint-Avold

Les dossiers de la Société d'Histoire du Pays Naborien

Saint-Avold

Dans la matinée du lundi 27 novembre 1944, les Américains entrent dans Saint-Avold

LA LIBÉRATION DE SAINT-AVOLD

Extraits de l'article de Jean-Marie JUNGER
« LES COMBATS DU XIIe CORPS DANS LE SECTEUR DE SAINT-AVOLD DU 24 AU 28 NOVEMBRE 1944 »
paru dans le « Cahier du Pays Naborien » n° 17

Le rôle stratégique de Saint-Avold

Saint-Avold, en raison de son statut de Kreisstadt durant l'occupation, était non seulement un important centre routier mais aussi un nœud essentiel du réseau téléphonique du Reich. Par ailleurs, la voie de chemin de fer servait d'axe de ravitaillement à l'ensemble des troupes face au 12e Corps US. L'on peut donc comprendre l’importance que lui attribuaient les stratèges allemands. Saint-Avold abritait, outre de nombreux Corps de troupes, le PC de la 1ère Armée.

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Collégien à Saint-Avold 1942-1945

COLLÉGIEN À SAINT-AVOLD 1942-1945

Saint-Avold

Avant de devenir l'Hôtel de Ville de Saint-Avold, l'ancien château des Comtes de Hennin abritait le collège.

 

Extraits de l’article de Charles SCHNEIDER
paru dans le « Cahier du Pays Naborien » numéro 18

1942 – 1945 : Les années noires


Réfugiés dans le Poitou depuis septembre 1939, mon père, ma mère et moi-même rentrons en Lorraine en octobre 1940. Enseignants, mes parents ont accompagné la population mosellane en exode. Après l‘armistice du 22 juin 1940, commencent à circuler les rumeurs d’un rapatriement. Dans la perspective de rester sur place, mon père va alors voir le Sous-préfet puis l’Inspecteur d’Académie pour leur demander un poste. Tous deux lui répondent que, venu avec les Lorrains, il doit repartir avec eux ; les instituteurs titulaires, démobilisés, reprenant leur place, il n’y aura pas de travail pour lui.

Lorsque nous nous présentons au centre de contrôle de Saint-Dizier, passage obligatoire pour les rapatriés, nos cartes d’identité nous sont échangées contre des documents provisoires, frappés de l’aigle noir à croix gammée : nous comprenons alors que nous allons devenir allemands.

 

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Croismare

CROISMARE

Croismare

REMEMBER 1944

Le mois de septembre est souvent agréable en Lorraine, on en a fini avec les chaleurs étouffantes de l’été et les froidures de l’hiver sont encore loin. Pour la fête de Croismare, à la Saint Léger, le deuxième dimanche d’octobre, nos aînées revêtaient avec fierté leurs vestes de fourrure mais, en l’occurrence, il s’agissait bien plus pour eux de montrer leur élégance que de se protéger des rigueurs de l’hiver. En principe, les premiers gels ne montrent guère le bout de leur nez avant la Toussaint, juste à temps pour revêtir la nature mordorée d’un voile blanc et pour donner aux chrysanthèmes meurtris un air triste de circonstance.

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Abreschwiller

Abreschwiller

La vie des  habitants d’Abreschviller grâce aux souvenirs de ses habitants.

 

Abreschviller était une agglomération de moins de 1300 habitants, remarquablement desservie par les voies de communication :

- une route bien entretenue joignait Sarrebourg, le chef-lieu d’arrondissement, à Abreschviller (15 km.) et se poursuivait jusqu’au Col du Donon (24 km.) et à l’Alsace ;

-la Compagnie des Chemins de Fer d’Alsace-Lorraine avait ouvert, en 1891, une ligne Abreschviller-Sarrebourg avec des arrêts à Vasperviller, Barville, Nitting, Lorquin et La Forge où se joignaient au convoi les wagons venant de Hesse, Hartzviller, Troisfontaines et Vallerysthal avant d’atteindre Imling et Sarrebourg. Aux huit trains journaliers transportant des voyageurs s’ajoutaient des trains de marchandises destinés à desservir les industries locales ;

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