La Bataille de Lorraine

de septembre 1944 à mars 1945

l'exode de Xures

LIBERATION DE XURES

 

 

Aperçu de notre évacuation

 

 

Départ de Xures, le 8 octobre 1944 à 9h30, nous arrivons à Maizières-les-Vic à 12h00. Le soir départ en autocar vers Sarrebourg puis à Lhor dans le Bas-Rhin à 23h00, nous couchons dans une bergerie. Le 9, logement et repas toute la journée, le 10 octobre 1944  travail, le 11, 12, 13, 14, 15 octobre 1944  travail.

Le 15 au  soir souper à Pettersbach, le 16 travail, le 17, 18, 19 travail, le 20 visite et repas. Nous apprenons l‘évacuation de Xures, le 21 repas, le 22 arrivée du convoi à Lhor. Le 23 départ et arrivée à Puberg, le 24 départ et arrivée à Obermodern, le 25 départ et arrivée à Schneinzhausern, le 26 départ et arrivée à Vandenhern.

 

Un bombardement a eu lieu pendant une heure et demi, le 27 départ et arrivée à Wilstatt, le 28 travail à Leglhurst, le 29 repos, le 30 travail, 31 octobre 1944, 1er,2 ,3 ,4 novembre 1944 travail, le 5 novembre 1944  repas via dîner à Leglhurst, le 6, 7 travail, pendant ce voyage et cette période de travail nous avons été très bien reçus et bien vus, le 8 départ de Wilstatt et embarquement à Appenweier, le 9 départ et passage à Karlsruhe, le 10 passage et arrêt à Francfort, le 11 passage à Kassel et arrivée à Hanovre, le 12 départ de Hanovre et retour à Kassel, le 13 retour à Hanovre arrivée à 21h00.

Départ de madame Locarno et Schavub, le 14 on reste dans les sous-sols de la gare, le 15 on reste en gare et mort de mademoiselle Schavub, le 16 on nous emmène dans un espèce de couvent, le 17 visite pour mon doigt, le 18 alerte et bombardement, le 19 promenade dans la ville avec Hélène, Monique et Françoise, le 20 Hélène et Mireille tombent malade, bombardement  le soir, le 21 bombardement à 01h00, à 11h00 alerte et bombardement à 19h00 ( idem ), nous descendons les malades dans la cave, à 21h00 alerte.

 

Le 22 journée calme, Hélène va mieux, le 23, on emmène Mireille à l‘hôpital, à 19h00 alerte et bombardement, à la sortie de l'abri, il y a de grands incendies, le 24 visite à l'hôpital, promenade en ville avec Hélène, à 19h00 alerte jusqu‘à 20h30. Le 25 visite à l'hôpital, alerte à 19h30, le 26 alerte à 01h30 nous descendons les enfants à la cave, je reste avec Hélène, à 11h00 alerte et bombardement, il passe de très nombreux avions, vers 18h00, il y a des combats aériens  avec des chasseurs allemands, j‘ai vu s‘abattre les 2 premiers bombardiers par la DCA.

Le 27 alerte et danger à 2h30, à 11h00 Mireille est changée d ‘hôpital, nous essayons de la voir à ce moment,  alerte qui dure jusqu‘à 13h00, départ pour l ‘hôpital nous faisons 50 km pour rien.

A 18h00 alerte qui dure jusqu‘à 20h00, à 21h00 alerte jusqu‘à 22h00. Le 28 matin sans histoire, à 18h00 alerte , à 19h30 alerte, le 29 alerte à 5h00, alerte à 6h00 départ à 8h30 pour l‘hôpital, Mireille est assez bien, pendant ce temps à 10h00 alerte et bombardement, le soir en rentrant on dit que le 3e groupe à reçu des bombes, à 20h30 alerte et bombardement , le 30 novembre 1944 à 01h00 alerte, à 12h30 alerte et danger, à 14h30 alerte et danger, à 19h30 alerte et danger jusqu‘à 22h00 .

                                                                                                                                            

 

 

 

                                                                                                                                            

Le 1er décembre 1944 alerte à 11h00, alerte à 12h30  visite à la délégation  le matin, le soir visite à  Mireille et on reste toujours sans résultat, le 2, alerte à 11h30, alerte à 20h30  dure jusqu'à 24h00.

Le 3, je pars à l'hôpital, Mireille va bien, alerte à 18h45 sans danger, le 4 j'emmène Huguette chez le médecin, alerte à 11h45 danger, alerte à 14h00 danger, alerte à 20h30 sans danger. Le 5, alerte à 10h30 passent de très nombreuses formations en direction de Berlin, fin d'alerte à 13h00, nous apprenons la mort d'Amélie Chrétien, nous rendons visite au 3e groupe, après réclamation la nourriture est améliorée, nous touchons du pain blanc et de la confiture pour les enfants, alerte à 20h30 jusqu‘à 22h30.

Le 6 alerte et danger à 10h20 bombardement à 12h30, alerte à 19h00 jusqu‘à 22h45, le 7 nous rendons visite à  Huguette à l ‘hôpital qui va beaucoup mieux, alerte à 19h00. Envoi un message à Henriette, le 8, alerte à 11h00, alerte à 16h00, le 9...........

 

 

                                 _____________________________________________

 

 

POUR TOI ALICE

 

Dernier écrit de mon père

Mort le  12 décembre 1944 à 20 h 45

 

 

Pour nous : 18 octobre 44

18 au 19 octobre 44 : nuit passée dans le bois du de la Croix.

19 octobre 44 : au matin Omeray à pied

Pris par des camions militaires on passe par Bourdonnay, Maizières-les-Vic jusqu‘à Puberg oû l'on passe la nuit.

Le 20 octobre 44 : départ toujours par camions militaires, on passe le pont de Kehl vers 16h00 et arrivée à Wilstatt à la nuit.

 

                                                                       Texte de Alice Soudieux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DEPORTATION  DE   LA COMMUNE  DE  XURES 

du 18 octobre 1944  au  09 février 1945

 

     Le 08 octobre 1944, lors du recul des troupes allemandes, tous les hommes valides étaient requis pour aller creuser des tranchées antichars à Lohr (Alsace), laissant leurs foyers aux vieillards, femmes et enfants.

 

     Le matin du 18 octobre 1944, quelques officiers de l’armée d’occupation sont arrivés au village vers 10h00 donnant l’ordre à la population de rassembler quelques menues affaires de rechange, afin d’être dirigée vers l’Allemagne pour, soi-disant, les protéger de l’avance américaine.

 

     C’était la débandade, tout le monde s’affaire, courait, pleurait, les enfants criaient. On préparait quelques hardes au galop, ainsi qu’un peu de ravitaillement. Les quelques hommes de plus de cinquante ans, encore valides, aidaient les gamins, chargeaient tous ces bagages sur des chariots, ils en apprêtaient un en guise d’ambulance, afin d’y transporter les malades importants, paralysés et une jeune femme blessée quelques jours plus tôt, durant les bombardements de la commune.

     Vers 14h00, on attela les chevaux; c'étaient les vieux et quelques femmes ainsi que les gamins d’une quinzaine d’années qui faisaient les charretiers. C’était le grand départ; vers la Moselle, par des chemins de champs boueux, détrempés par la pluie, celle-ci tombait sans arrêt, rendant plus pénible cette marche.

 

     A peine arrivé à la forêt du Haut de la Croix, le convoi subit un violent tir d’artillerie, venant des lignes américaines, rendant le trajet quasi impossible; les chevaux ruaient, se cabraient; les conducteurs d’occasion avaient bien du mal à les maîtriser. Fort heureusement, il n’y a pas eu de blessés.

Suite à cette canonnade et au chemin impraticable, la voiture de tête sur laquelle avait pris place une paralysée, la blessée et quelques vieilles femmes, presque impotentes, s'est renversée, déversant tout son chargement à même la boue, barra la route aux autres voitures. Il fallait s’organiser, la pluie tombait toujours, la nuit descendait, les vieillards et les gamins faisaient tout leur possible pour remettre sur pieds ce chariot et au prix de quels efforts !

 

     Les femmes valides n’ayant pas d’enfants en bas âge descendaient au village d’Ommeray (57), complètement abandonnées, changeaient leurs vêtements transpercés par la pluie, traient les vaches restées là. Le matin, à l’aube, c’était le retour vers la forêt avec du lait chaud pour les nourrissons et les vieillards qui venaient de passer la nuit dehors; les bébés étaient changés de vêtements, ils étaient transis de froid. De tous les enfants en bas âge, deux seuls ont été rescapés de l’exode, bien qu’un enfant ait fait ses premiers pas avant le départ, il a pu marcher que très longtemps après, le second n'a repris son état de santé normal que bien plus tard.

     Au matin du 14 octobre 1944, c'était le départ d’Ommeray pour Bourdonnay, village expulsé. Les habitants de Xures trouvèrent refuge dans les maisons abandonnées et y passèrent la nuit.

Le 20 octobre 1944, et toujours le matin, les allemands chargèrent dans des camions, vieillards et enfants sans donner d’explication à ceux qui restaient. Ces scènes étaient déchirantes. Le restant de la population repartit avec le convoi hippomobile, dans l’espoir de suivre les traces de leurs enfants. C’est ainsi qu’après bien des mésaventures, mais beaucoup de courage et toujours pas de ravitaillement autre que celui pris au départ nous sommes arrivés à Lohr (67).

     Là, un brin d’enthousiasme, les femmes retrouvaient leurs maris occupés à creuser des tranchées, et apprirent que leurs enfants étaient à Wingen à une vingtaine de kilomètres. Après quelques heures passées ensemble, ils durent se séparer à nouveau, le départ, mais cette fois, c’était en camion militaire que s’effectuait le transfert pour Vilchteid (Allemagne).Après une séparation de huit jours les mères retrouvaient enfin leurs enfants, leurs malades et leurs vieillards.

Après avoir stationné trois semaines dans des camps où l’hygiène et la chaleur n’étaient pas de ce monde, la nourriture était loin d’être appropriée pour des enfants et des malades, mais tout de même, une infirmerie prodiguait des soins.

 

     Puis c'était le départ pour Hanovre, dans des wagons à bestiaux, la durée du trajet était de huit jours : on passa par Vilchteid, Kassel, Hanovre; retour Hanovre, Kassel, personne ne les a reçu, puis encore, Kassel, Hanovre où rien n’était prévu pour cette arrivée. Durant ce trajet, aucun ravitaillement de la part des allemands. Pour survivre, seules, les quelques denrées emportées au départ et dans quel état de consommation ! Plusieurs personnes furent transportées dans un état lamentable, là commença la liste des morts.

 

     Las de voir les gens dans les sous-sols de la gare d’Hanovre, où sans cesse, les réfugiés ou plutôt les expulsés étaient dérangés par les bombardements successifs : il fallait se rendre aux abris assez éloignés d’où, sans cesse un chaud et froid ; c’est à ce moment là que la liste des morts s’agrandit. Sans doute qu’un parlementaire allemand prit d’un peu de pitié, fit transporter tout ce monde dans une maison, genre pensionnat ou école (les gens étaient si éprouvés et déprimés qu’ils ne pouvaient faire la différence).

 

     Tout ce monde se coucha sur de la paille de colza remplie de vermine, la nourriture était composée d’un repas par jour : au menu, soupe de choux et de rutabagas, très claire, quelques casse-croûte avariés, mais tout de même de l’eau à volonté. Bien qu’entassés dans ce dortoir collectif, ils avaient l’avantage d’avoir à proximité, un camp de prisonniers italiens qui, tous les jours, apportaient une boisson chaude appelée encore aujourd’hui café italien (ersatz). Les plus malades recevaient des soins de docteurs français prisonniers qui décelaient la maladie mais ne pouvaient la guérir faute de médicaments c’est là qu’il y eut le plus de morts.

 

Le 25 janvier 1945, départ de Hanovre pour la Suisse, toujours en train mais dans des wagons voyageurs non chauffés malgré la saison. Entassés comme des sardines, le ravitaillement néant, la liste des morts s’allongeait, ils n'étaient pas ensevelis, ils sont laissés soit dans un champ, soit sur le quai ou sur une table.

 

     Le 29 janvier 1945, ce fut l’arrivée en France, que ce soit Annemasse, Grenoble, Annecy, beaucoup de personnes partait vers les hôpitaux, néanmoins, il y avait toujours des décès.

 

Enfin le 09 février 1945 nous retournions à Xures : village pillé, maisons endommagées par les bombardements, terrains minés, mais quand même la joie de revoir son chez soi de retrouver les maris rentrés quelques jours plus tôt. La liste des morts s’établit ainsi : 25 décès dont 10 enfants et 15 adultes pour la majeure partie des vieillards.

 

            Récit recueilli par le maire de Xures auprès de ses administrés ayant subi l’exode.

 

Fait à XURES, le 05 février 1974

 

Le Maire,  

 

Jean  CHRISTOPHE

L’EXODE DE XURES ET SA LIBERATION

 

Des témoins oculaires racontent. Nicole Dardaine, Alice Soudieu et Jeanne Grimot, des enfants du pays, alors âgées de 12, 11 et 21 ans se souviennent.

Le 18 octobre 1944, tous les villageois furent évacués de force sur l’ordre d’un officier allemand. Il s’agissait de 125 femmes, enfants et vieillards. Les hommes de 15 à 60 ans, en état de travailler, étant réquisitionnés pour aller creuser des tranchées vers Saverne.

Le 16 octobre 1944, des éléments américains apparaissaient vers le haut du village, les allemands leur faisant face sur les collines situées plus à l’Est. Et nous, pauvres civils, nous nous trouvions coincés entre les adversaires et en plein milieu de leurs tirs. Pourquoi nous imposait-il cet exode brutal ? Certains disaient qu’il s’agissait d’une mesure de rétorsion. Nous aurions caché des maquisards et des évadés mosellans. L’officier allemand expliquait qu’il s’agissait simplement de nous éloigner du front, par souci humanitaire.

Nous avons donc quitté les lieux à pied ou à l’aide de chariots attelés et emmenant un maigre bétail en direction d’Ommeray, Bourdonnay (57) où nous passons une première nuit dans des fermes abandonnées. On nous a fait monter sur des camions allant en direction de Lohr (57) puis de Wingen (57) où nous retrouvions successivement nos pères ou maris et des enfants. Un convoi fut ensuite formé qui nous emmenait vers l’Est à Kehl (67) sur le Rhin puis à Willstädt où nous débarquions et étions logés pendant trois semaines dans un camp de prisonniers français. Puis, l’on nous a fait grimper à bord de wagons à bestiaux. Un train nous emmena vers Hanovre. Le voyage a duré huit jours dans des conditions inhumaines… Les allemands ne sachant que faire de nous… Nous sommes donc restés totalement affamés et la peur au ventre en raison des bombardements incessants. Deux femmes, l’une malade l’autre très âgée, décèdèrent en cours de route. Nous logions plusieurs jours dans les sous-sols de la gare, vivant dans des conditions d’hygiène épouvantables, couchés dans la paille infestée de poux et de vermines, ne mangeant pratiquement rien et recevant parfois de l’orge et des pruneaux… Nous allions visiter de temps à autre des habitants de Xures, « campés » dans un village voisin. Au cours de cette « détention », 10 petits enfants finissaient par mourir de maladies et malnutrition.

Le 25 janvier 1945, on nous a fait monter sur un train qui allait nous ramener successivement en Suisse puis à Grenoble où nous avons subi une désinfection générale. Un autre train nous véhicula vers Paris puis vers Nancy. Nous arrivions enfin à Xures le 9 février 1945 pour constater que nos maisons étaient totalement en ruines, de même que celles des villages voisins de Xousse, Vaucourt et Remoncourt. Il allait falloir vivre à nouveau quelques temps dans le dénuement le plus complet…

Les hommes qui étaient déjà rentrés, ignoraient totalement l’enfer que nous venions de vivre durant 114 jours.

Plus tard, notre village fut cité à l’Ordre de la Nation, avec attribution de la croix de guerre avec Palme. Mais injustice du sort, nous n’avions jamais obtenu le statut de « déportés » mais seulement celui de « transférés ». (Voir l’article de l’Est Républicain du 18/10/1988 donnant des détails).

Pour mémoire : Xures libéré le 17 novembre 1944 sans l’ombre d’un habitant.

  

 

LISTE  DES  RESCAPES  DE  LA  DEPORTATION

DE  LA  POPULATION  DE  XURES

 

18  OCTOBRE  1944

 

 

 

            Madame BISTER  née  CHATEL  Jeanne

            «            BISTER  née  PIROUE  Yvette

            «            BERNARD  née  VOINOT  Andrée

            «            BARBE  née  COSSON  Odette

            «            BONCOURT  Jeannine

            Monsieur  CHATEL  Alexandre

            Madame   CROUTZ  née  RICHARD  Lucienne

            Monsieur  COSSON  Christian

            Madame   COSSON  Marie

            Monsieur  COSSON  Jacques

            «               CHATEL  Claude

            Madame   CHEPFER  née  COINSMANN  Colette

            «               CLAUDE  née  BOEHM  Gisèle

            Monsieur  COFFE  Raymond

            Madame   COFFE  Gilberte

            Monsieur  COURTOT  Guy

            Monsieur  CROISET  Daniel

            Madame   CROISET  née  DEGRIL  Jeanne

            Monsieur  CROUTZ  Gilbert

            Madame   DARDAINE  née  BOIBESSOT  Nicole

            «               DUPENT  née  PIROUE  Odette

            «               STOPIN  née  DUPUYDT  Rolande

            Monsieur  DELABAR  René

            «               DELABAR  Jean

            Mademoiselle  DELABARR  Yvonne

            Madame   DESALME  née  FABRY  Julia

            Monsieur  DESALME  Jean-Marie

            «               FORIN  François

            «               FORIN  Jean

            «               FOL  Georges

            «              GRIMOT  Bernard

            «              GRIMOT  Michel

            Madame  GRIMOT  née  ZORZI  Jeanne

            «              GRANDJEAN  née  MARRO  Bernadette

            Soeur       MARIE PASCALE  née  GAILLET  Colette

            Madame  HOUCHARD  Yvonne

            «              HAFFNER  née  LECAQUE  Paulette

            «             JOIGNET - BODOT  née  LECLERCQ

            «                JACQUOT  née  ROYER  Hélène

            «                KLUPAK  née  COFFE  Annie

            «                LOPEZ  née  ROYER  Annie

            Monsieur   L’HEUREUX  Raymond

            Madame    LANIESSE  née  PIROUE  Simone

                Monsieur   LEGRAND  Roland

            Madame    L’HEUREUX  Marie-Madeleine

            Madame    L’HEUREUX  née  LACHEVRE  André

            «               LUDWIG  née  RIBAUD  Monique

            «               LADOUES  née  MAYER

            «               MILLOT  née  ROYER  Monique

            Monsieur  MAIRE  Raymond

            Madame   MAURICE  née  ZORZI  Marie-Louise

            «                 MOUGEOT  Marie

            Monsieur    MOUGEOT  Michel

            Madame     MOITROT  née  ROHR  Madeleine

            «                 COSNARD  née  MOITROT  Jacqueline

            «                 OLIVIER  Jeanne

            Monsieur    OLIVIER  Jean

            Madame     BREGEARD  née  MARCHAL  Georgette

            «                PIROUE  Camille

            «                PESCH  née  MOUGEOT  Jacqueline

            Monsieur   PIROUE  Henri

            Madame   QUENETTE  née  BOIBESSOT  Marcelle

            «               RIBERE  née  MOUGEOT  Odile

            «               RIBLET  née  COFFE  Josette

            «               ROYER  Hélène

            Monsieur  RIBAUD  Gérard

            «               RIBAUD  Gilbert

            Madame   SOUDIEUX  Alice

            «               SCHRAMM  née  LORAJO  Yvonne

            Monsieur  SCHMITT  Roger

            Madame   TONAZI  née  GAILLET  Anne-Marie

            «             VOINIER  née  ROYER  Françoise

            «              VALOT  née  GAILLET  Geneviève

            Madame  VINCENT  née  PIROUE  Andrée

                        Liste arrêtée le 25 septembre 1944

 

            En vue de la commémoration du 50e anniversaire du déplacement en pays ennemi de la population de la commune de Xures.

 

Monsieur  Léon  SNOVSKY