La Bataille de Lorraine

de septembre 1944 à mars 1945

Libération de Frémonville

Frémonville

par Victor Colin

Vendredi 18 novembre 1944

 Il pouvait être 15h30, la bataille faisait rage. Des tirs d’artillerie ponctuaient des rafales d’armes automatiques venant du Sud du village et l’on devinait que nos libérateurs approchaient.

On savait aussi que deux chars allemands allaient et venaient entre l’obstacle anti-char et l’église, le plus souvent embusqués dans des granges.

Des grenadiers se terraient dans les caves et dans deux petits blockhaus, vestiges de la 1ère Guerre Mondiale, plus pressés de se protéger que de riposter, l’un d’entre eux portant visiblement un fanion de la Croix Rouge. D’autre part, un gradé allait et venait dans la maison de mes parents. Il donnait l’impression d’être très inquiet.

Armé d’un pistolet mitrailleur, il sortit pour voir ce qui se passait dans la rue. Je le regardai s’éloigner au travers d’un larmier, apercevant comme lui, plusieurs fantassins US en position d’observation derrière un mur proche. Il les tua froidement en leur tirant dans le dos, puis s’éloigna en longeant le fossé antichar. Mais d’autres GI arrivés entre temps et probablement témoins de la scène l’abattirent.

Ces mêmes fantassins rentrèrent brutalement dans notre cuisine, nous menaçant de leurs armes. Je pris les devants, leur criant : « français, français ». Ils me prirent séparément, me tendant un fusil et me faisant descendre dans notre cave, un autre fusil pointé dans le dos. Sauf erreur, ils n’y trouvèrent que ma famille et quelques déserteurs sans armes et nous poussèrent dehors sans ménagements, pour faire « un premier tri ».

Une autre patrouille nous prit en charge et nous escorta à pied jusqu’à Harbouey où le gîte nous fut assuré pour la nuit. Nous avions bien compris que nos libérateurs voulaient nous éloigner des combats qui allaient peut-être se poursuivre, l’ennemi occupant encore le centre et l’Est du village.

En fait, il ne se passa plus rien, les allemands battant en retraite avant le lever du jour et tiraillant « pour donner le change ».

 

Note de l’auteur :

Quant aux libérateurs, il s’agissait d’éléments avancés des compagnies (F et G) 2e bataillon 314e Rgt dont nous connaissions encore quelques vétérans, entre autres : John Witmeyer, blessé le 18 novembre 1944 vers 8h30 au bois « Houssey » et Clyde Cutrell, également blessé quelques heures plus tard dans Frémonville. Revenu en visite début Août 2004 à Lunéville puis à Frémonville et Harbouey, ce dernier nous a laissé son témoignage, qui figure de suite, après celui d’André Camaille…

Frémonville Frémonville Frémonville 

 

André Camaille

André Camaille, âgé de 7 ans à cette époque, se souvient aussi :

Ce sont mes parents qui m’ont raconté en détails ce qui se passait le même jour (le 18 novembre 1944) en fin d’après-midi, dans notre ferme et des dépendances.

A côté de notre propriété, il y avait un petit blockhaus datant de la 1ère Guerre Mondiale. Dans cet abri bétonné où nous souhaitions nous installer (suite à l’incendie de notre maison), se tenaient cinq ou six grenadiers allemands en armes, qui semblaient vouloir retrouver le contact avec un autre groupe de combat.

Notre ouvrier agricole polonais, parlant allemand, les fit sortir et les envoya tout droit vers la gare « ABC » où ils furent tués par une escouade américaine.

Ils furent inhumés et restèrent quelques années, alignés, au pied de la face Ouest du petit blockhaus situé à l’entrée de la rue des Ecoles.

 

Témoignage du vétéran Cutrell

79e DIVISION  314e  INFANTRY  2e BATTALION  COMPAGNY  F

Frémonville

 

 BATAILLE DE FREMONVILLE

 

Libéré le 19  novembre 1944 

Extraits du livret “The history of “Fox Compagny”, éditeur: US Army History Institute Carlisle Barracks PA/17013/USA

Document offert par le PFC (Private First Class) Clyde Cutrell, vétéran Fox, de passage à Lunéville et à Frémonville (août 2004). Traduction par l’auteur.

 

11 novembre 1944 :

Et bien oui, c’était le jour de l’Armistice, le jour où la 1ère Guerre Mondiale s’était terminée, mais ce n’était pas le cas pour nous. Car c’était le jour où la guerre recommençait après 18 jours de repos agréables et bien mérités à Lunéville.

Cette nuit-là, on fit mouvement vers 20h00 et on nous transporta en camions jusqu’au point de rassemblement, à l’arrière du front. On passa la nuit sous bois et la Compagnie F pourrait ajouter : « dans la neige ».

C’était une situation extrêmement dure à supporter, après les jours confortables que nous avions passés dans notre zone de repos.

12 novembre 1944:

Deux hommes furent blessés accidentellement par des tirs d’obus. L’on fit mouvement vers 18h30 jusqu’à un endroit qui allait devenir notre position de départ pour le grand bond en avant.

La marche qui suivit devait s’inscrire pour longtemps dans nos mémoires. L’artillerie procéda à un tir de préparation de 12h00, précédant notre attaque à l’aube 7h00. L’artillerie divisionnaire et celle du 15e Corps auxquelles se joignirent un grand nombre de bataillons, firent feu simultanément. Tout ce bruit venait du côté de l’ennemi, en tout cas cela y ressemblait.

Pour la plupart des jeunes recrues, c’était la première fois qu’ils étaient confrontés à un tel « chambard ». Les gars firent la confidence qu’on leur en avait dit ce jour-là, bien plus que pendant tous leurs exercices précédents.

 

13 novembre 1944 :

Nous sommes passés au lever du jour, à travers la 2e DB et avons franchi une rivière (probablement la Blette). Le bataillon devait contourner toute résistance pouvant se présenter et tenir, protéger un carrefour important de tout retour offensif de l’ennemi.

Nous avons attaqué, la Compagnie Fox à gauche, et la Compagnie G à droite, la Compagnie E en réserve. A peine au-delà de notre couverture d’artillerie, nous fûmes « déquillés » par des tirs de mitrailleuses. Il y avait 15 cm de neige au sol et dès que nous étions allongés par terre, nous devenions des cibles parfaites pour les allemands.

Nos tanks du 749e Bataillon et nos TD chasseurs de chars du 813e Bataillon se portèrent à notre secours. A ce moment-là, les allemands décidèrent de se retirer mais ils ne le firent qu’après nous avoir causé quelques pertes humaines.

Le Lieutenant Priester, Chef de la 3e Section, fut parmi les blessés et le T/S Sergent Hagedorn le remplaça. Cet après-midi là, nous avons avancé en accentuant la pression pour nous emparer de l’objectif prévu, puis nous nous sommes enterrés pour la nuit chacun dans son « foxhole » : son trou de renard en français : le trou individuel du combattant.

Il semblait que nous étions destinés à rester sur place pour la nuit, lorsque nous fûmes relevés par le 3e bataillon le matin suivant le 14 novembre pour faire mouvement d’environ 2,5kms vers le flanc droit pour préparer une autre attaque.

15  novembre 1944 :

Le 2e bataillon reprit le combat, la Compagnie G sur la gauche, la Compagnie F sur la droite et la Compagnie E en réserve. Le plan d’attaque consistait à couper la route pouvant servir à l’ennemi pour se ravitailler en direction d’Harbouey, puis de poursuivre l’attaque et prendre d’assaut le village de Frémonville, un point clé pour la percée qui devrait suivre.

Nous étions en train de bien progresser vers notre objectif, même si nous recevions des tirs directs d’une arme anti-char, qui passaient le plus souvent au dessus de nos têtes… lorsque nous avons rencontré une rivière d’environ 5 mètres de large, qui paraissait profonde vers le milieu la Vezouze.

Il n’y avait pas de pont ni aucun autre moyen permettant de franchir ce gros ruisseau. Le 2e bataillon partit immédiatement à la recherche de billes de bois et de planches pour les assembler. Mais faute de temps, notre passerelle ne fut pas construite solidement. Les tout premiers hommes purent traverser mais le PFC Smothers tomba dans l’eau glacée et maintint en place le pont branlant jusqu’à ce que toute la Compagnie ait pu le franchir (il fut proposé plus tard pour être décoré de l’Etoile de Bronze, pour son geste courageux).

La compagnie poursuivit sa progression et coupa la route menant à Harbouey, puis s’enterra  pour la nuit… mais la Compagnie € fut mise au tapis par les tirs d’une mitrailleuse ennemie.

Nous sommes restés en position fixe pendant deux jours, après quoi il fut décidé qu’une « Task Force » prendrait le village de Frémonville. Cette Task Force (un petit groupement tactique) se composerait de la Compagnie F grimpée à cheval sur des chars et des TD (tanks Destroyers chasseurs de chars) le reste du bataillon devant suivre à pied.

La manœuvre avait également pour but de relever la Compagnie E toujours plaquée au sol.

 

16  novembre 1944 :

Vers 16h00, la Task Force se mit en route et après avoir « couronné » le sommet d’une colline surplombant le village, se trouva prise sous les feux ennemis de tous calibres (de la balle de 7,62 à l’obus de 88 mm) sans compter les tirs directs rasants des canons anti-chars.

La task Force fut obligée de se replier. Des plans furent alors tirés en vue d’une attaque en plein jour, pour conquérir le même objectif.

 

18  novembre 1944 :

Nous avons attaqué à l’aube, les compagnies en colonnes, par files successives, la Compagnie Fox, menant en tête, comme d’habitude. Mais cette fois, sous la couverture de 5 chars, nous avons pu nous emparer de la partie boisée la plus proche du village, le nombre de nos soldats mis hors de combat commençant toutefois à s’élever sérieusement.

Nous avons donc atteint la ligne du front, délimitée par un ruisseau très proche du village et avons marqué un temps d’arrêt en sorte de pouvoir coordonner notre attaque, avec celle de l’autre bataillon du régiment qui tentait également de prendre pied dans le village.

Note du traducteur : il s’agit certainement de la Compagnie I du 3e Bataillon du 314e Rgt qui a mené l’attaque à partir du pont des Brebis.

La résistance ennemie, à l’aide d’armes légères, fut modérée mais nous avons reçu de lourds tirs de mortiers et d’artillerie lorsque nous nous sommes approchés du village.

Pendant l’arrêt, le S/Sergent Velasco envoya un homme en patrouille pour tâter le fond de la rivière afin de mesurer la hauteur de l’eau.

A 12h30, nous sommes passés à gué et avons essayé de franchir un terrain dénudé d’environ 250 mètres de côté.

Le premier édifice que nous avons pu prendre ce fut la gare. Après quoi, nous avons suivi un embranchement de la route  « une patte d’oie » et  occupé  un cabaret à deux étages.

Cet immeuble fut utilisé comme PC provisoire et salle de détention des prisonniers. Nous avons installé une mitrailleuse au 1er étage. Le T/Sergent Hagedorn, qui était à l’étage, décida de retourner au rez-de-chaussée pour jeter un coup d’œil sur ses hommes. Mais, à peine commençait-il à redescendre l’escalier, que l’un de nos TD qui ne savait pas que nous occupions l’immeuble, tira un obus anti-personnel qui traversa tout le corps du logis. Par miracle, personne ne fut blessé.

C’est alors que nous avons repris notre progression, maison par maison. Les allemands possédaient deux canons automoteurs qu’ils manœuvraient avec ruse autour de nous et les balles bourdonnaient comme des abeilles à nos oreilles.

Nous avons eu beaucoup d’hommes hors de combat, de sorte que nous avons dû avancer le P.C et transformer le P.C précédent en infirmerie pour les premiers soins. Tous nos blessés furent soignés ici même. Le T/5 Galvin, médecin de la Compagnie, fit un remarquable travail et beaucoup de vies furent sauvées par son courage et sa vivacité.

La 1ère section, commandée par le lieutenant Pence, était l’élément de tête. Lui et ses hommes purent entrer dans une grange et depuis là, jeter un coup d’œil à l’intérieur du village, dans la rue principale.

Le Sergent Lucas, Chef de la 1ère Escouade, fit le tour de l’immeuble et remarqua qu’il était dans la ligne de mire d’un canon d’assaut automoteur calibre 88mm. Il n’hésita pas plus longtemps.  Mais son retour dans la grange fut très scabreux.

Le 1er Eclaireur PVT Dorais et le Sergent Lucas, chacun avec une grenade anti-char en mains, se préparèrent, à mettre ce canon hors de combat. A ce moment-là, notre artillerie ouvrit le feu, ce qui obligea le Sturmgeschutz (canon d’assaut) allemand à reculer un peu… chacun respira un bon coup et poussa un soupir de soulagement.

La 2e escouade commandée par le T/Sergent Clarke s’était déployée au dehors vers la droite et avait également pris d’assaut une autre grange. C’était cependant un endroit où il était difficile de se cacher.

Les allemands revinrent, remontant la rue avec un canon d’assaut et  mirent toute l’escouade au tapis. Le nombre de GI’S hors de combat fut extrêmement lourd. Un « sniper » (tireur d’élite) tua le PVT Sachs, Dorais décéda le même soir d’une blessure causée par un schrapnel. Le PFC Bailey perdit une jambe. Le Sergent Clark fut tué. Le PFC Gibbs eut l’épaule traversée. Le PFC Camara fut grièvement blessé. Le PFC Hill fut tué. Cuttrel, Jordan, Shemano, Mac Cune, Miller et Hundermarck furent également blessés.

C’est seulement après des tirs parfaitement ajustés par Jimmy Lowe et pop Wilson, que la Compagnie put se remettre en marche. Leurs deux mortiers de 60 tombèrent droit sur les retranchements et sur le point d’appui des allemands.

La nuit tombait, notre section consolida sa position et effectua quelques travaux défensifs. Les survivants de la 1ère et de la 2e section à gauche, la 3e section à droite, la Compagnie G prirent position sur notre gauche et la Compagnie E sur notre droite.

Nous sommes restés tendus, aux aguets toute la nuit, nous attendant à tout et à rien…

Vers minuit, les allemands rompirent le combat, au moyen de deux mitrailleuses balayant droit devant eux, toute la rue principale… les balles traceuses allant dans toutes les directions.

Le ravitaillement fut apporté par les hommes de la Compagnie de Commandement et par les hommes de notre Compagnie, sous la supervision du T/5 O’Brien.

 

19  novembre 1944 :

Le matin, nous sommes repartis à l’attaque, découvrant que les allemands s’étaient retirés et que le village était vide de tout ennemi.

On nous dit que nous allions faire une halte de deux jours dans ce village et chacun s’en trouva très heureux. L’on rasa des barbes de 12 jours et le schnaps coula à flots.

Pour tout dire, on tirait des plans pour faire une fête, « comme au bon vieux temps ». C’est alors qu’à 11h30, l’ordre tomba comme quoi tous les hommes devaient se préparer pour partir à 12h45.

Des remarques provoquées par ce changement furent prononcées… qui ne pouvaient être imprimées. D’autres soldats dirent désabusés : « c’est la Guerre ».

C’est à ce moment là que le Général Commandant en second la 79e Division arriva, déambulant dans la rue. Il s’arrêta en face de notre PC et demanda au Lieutenant Palmer à quelle Compagnie il appartenait.

Quant il eut appris que le Lieutenant était de la « Fox », il lui dit qu’il avait regardé l’engagement depuis quelque part, là-bas sur la colline et qu’il souhaitait parler au Chef de Section qui avait rompu la défense allemande. Les hommes de la 1ère Section encore en vie furent rassemblés et le Général leur dit que chacun d’entre eux avait réalisé l’un des plus beaux « boulots » qu’il n’ait jamais vus.

Ces hommes étaient : Le Lieutenant Pence, le T/Sergent Foster, le S/Sergent Lukas, le Sergent Sterzinger, le PVT Butler, le PFC Pietros, le PFC Néro, le PFC Koonce, le PFC Catanzaro, le PVT Purgason, le Sergent Binger.

Le Général dit encore : « voilà encore un travail bien fait ».

Pour mémoire, les pertes subies uniquement par la Compagnie Fox, pour le combat décrit se montèrent à 51 sur 181 soit 28,3% de l’effectif dont 13 tués et 38 blessés.

Frémonville

Tombes de grenadiers allemands de la 708e Volks Grenadier Division, tués au cours des combats du 16 au 19 novembre 1944 à Frémonville (564) et inhumés au pied de la Chapelle, à l’entrée Ouest de ce village. Les nombreux soldats américains tués dans les mêmes circonstances furent regroupés et inhumés au cimetière militaire de Dinozé, à Epinal.

 

LIBERATION DE FREMONVILLE

11 au 19 novembre 1944

Peu avant le 11 novembre 1944, les bombardements ont commencé aux alentours du village, le 11 novembre 1944, c’est au tour de Frémonville de subir les tirs de l’artillerie Américaine. Nous nous sommes d’abord réfugié dans la cave de nos voisins chez Paulus, puis avons rejoint la cave de chez Legrand qui était jugée plus solide.

Cela tombe de plus belle. De nombreux réfugiés affluent d’un peu partout. Nous sommes alors entassés, et chaque famille ne dispose guère que de la place d’un matelas plié en deux dans la journée.

Les bombardements sont incessants et la maison fini par prendre feu à cause des obus au phosphore. Les hommes réussissent à éteindre l’incendie tant bien que mal avec des seaux d’eau…

Durant les accalmies, quelques hommes s’aventurent chez le boulanger qui est resté à son fournil et qui courageusement continue son travail.

Un soldat Allemand se cache dans la cave, il sort tirer au mortier à proximité immédiate de la cave. Il est blessé et ses cris nous terrorisent.

Le 19 novembre 1944 l’infanterie Américaine s’empare du village. Les Allemands disparaissent assez brusquement emportant le soldat blessé. Nous sortons de la cave les mains en l’air, les troupes US étant très méfiantes vis-à-vis d’éventuels Allemands dissimulés parmi la population. Nous découvrons alors avec stupeur que le village est détruit en grande partie. C’est exactement 32 maisons qui sont entièrement détruites. Nous n’avons absolument plus rien. Mon père va chercher quelques maigres affaires parmi les ruines fumantes, puis il demande de la nourriture aux soldats Américains. Ceux-ci nous donnent du fromage en boite, nous étions très étonnés de cette nourriture. De nombreux chars traversent alors le village, bien que n’ayant plus rien, c’est un grand soulagement, et nous ne nous lassons pas de saluer les soldats Américains. Nous sommes très impressionnés par tout ce matériel…

Le clocher du village est détruit en grande partie, mais il reste une cloche en état de fonctionner.

La plupart des arbres sont abattus également…

Durant de longues semaines avant la libération de Frémonville, les habitants ont été réquisitionnés pour creuser un fossé antichar en direction de Blamont. Celui-ci inachevé est franchi sans encombre par les engins Américains. Le génie alors pousse de nombreux chevaux morts dans celui-ci et le rebouche.

Elise Jeanine PANZOLDO (épouse Martin) – 13 ans en 1944.

 

66e Anniversaire de la libération de Frémonville

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