La Bataille de Lorraine

de septembre 1944 à mars 1945

Saint-Clément en 1940

PROLOGUE

   Il ne s’agit pas là de l’histoire du village de Saint Clément pendant la guerre 1939 -1945, mais plus simplement de « notes personnelles » recueillies du 10 mai au 07 Juillet 1940.

   Il ne faut donc pas y chercher une étude approfondie de l’occupation et de la libération de notre cité. Normalement, au jour le jour, j’ai noté en secret quelques impressions marquantes qui résument néanmoins assez fidèlement la vie Saint-Clémentaise durant ces jours sombres ou heureux de l’histoire locale.

En quelques lignes, il se trouvera peut être une particularité choquante pour certaines personnes. Le recueil est écrit pour moi seul, je tiens à prévenir ainsi ceux qui, par hasard, le lisent (ce à quoi je ne m’oppose d’ailleurs pas).

   L’idée m’en est venue parce que ma maison natale, au 15 de la rue de Lunéville, a eu le triste privilège d’accueillir par force évidemment, les états-majors des généraux allemands victorieux, les 19 juin 1940 et 18 septembre 1944, provisoirement victorieux s’entend.

   Je tenais à ce que plus tard, bien plus tard, je ne puisse en rien oublier ce que j’ai vu et entendu.

 

OCCUPATION AVANT JUIN 1940

  Les événements exceptionnels qui eurent pour conclusion l’occupation par les troupes allemandes du village de Saint Clément commencèrent, comme partout ailleurs, le 10 mai 1940.

   Ce jour là, vers 06h00 (je me lève de bonne heure, car j’ai une composition d’histoire à réviser pour l’après-midi), de nombreux avions bimoteurs sillonnent le ciel légèrement brumeux, à une hauteur d’environ 800m. Inutile de dire que ma composition passe immédiatement au second plan. Depuis la déclaration de guerre, c’est la première fois  que nous apercevons autant d’avions dans notre ciel. Beaucoup de gens sont dehors, admirant ces évolutions aériennes. Que peut-il bien se passer ? Avant de rallier, à bicyclette comme chaque jour, le collège de Lunéville, j’essaie de prendre la radio. Peine perdue, il n’y a pas d’électricité. Un camarade m’informe cependant qu’il a pu capter, avant la panne, une information annonçant l’invasion de la Hollande et de la Belgique par les troupes allemandes. Les avions qui nous survolent sont donc allemands !

   07h30 : Au dessus de nous, à la sortie de Saint Clément, vers Lunéville, combat aérien invisible en raison de la brume. On entend très bien les mitrailleuses de nos chasseurs et le petit canon du bombardier. Quelques secondes plus tard, 2 « Morane » passent à toute allure et très bas, bredouilles.

   Journée assez calme  cependant. Nous avons enfin des nouvelles par la radio rétablie et les bruits qui circulent. Alertes fréquentes à Lunéville. Cette fois Nancy ayant été bombardée le matin, nous allons pour de bon dans les caves abris (ce qui m’arrange malgré tout, ma composition d’histoire, insuffisamment révisée, me donnant du souci).

10 mai – 13 juin 1940

   Un mois de nouvelles alarmantes, d’attente anxieuse, d’espoirs déçus. Mais personne ne peut croire que la déroute est à notre porte !

Jeudi 13 juin 1940

  La menace s’intensifie, les raids des avions nazis se font de plus en plus fréquents.

14h00 : des bombardiers ennemis passent par groupes de 2 ou 3, assez bas (500mètres environ) se dirigent vers le Nord-Ouest. Nous saurons plus tard que l’usine de Foug (où mon père travaille) aura constitué leur objectif. 

   17h00 : L’aviateur Ducrocq, dont la femme est réfugiée à Saint Clément, rase les toits avec son « Potez » de reconnaissance et lui lance un message parachuté lui enjoignant de rallier Bordeaux sans retard. Nouvelle peu rassurante, c’est la dernière fois que nous verrons ce sympathique pilote survoler le village (depuis 6 mois, il le faisait, avec combien de virtuosité, à chaque retour de mission).

Vendredi 14 juin 1940

   Toujours des avions, surtout des allemands. Les nouvelles sont de plus en plus alarmantes. Le matin, au collège, classe dans les caves. Je rentre pour midi et m’installe à ma fenêtre, à 13h00 pour mes révisions d’examen.

   14h00 : il semble qu’un nombre inusité de voitures civiles passent se dirigent vers Saint-Dié. Je lâche mon travail et cours aux renseignements. Une auto tombe en panne à l’entrée du village. L’énervement de ses occupants est caractéristique et « ils s’en vont parce que les allemands vont arriver ! »

   17h00 : les voitures sont de plus en plus nombreuses et forment une file presque ininterrompue dans laquelle s’intercalent bicyclettes et autres petits véhicules. Des camarades rentrant de Lunéville m’informent «qu’il faut partir, car les allemands sont à Toul». Cette fois la grosse majorité des Saint-Clémentais suit le mouvement. Mes camarades partent en bicyclettes se joignant à l’incroyable cohue de la route nationale. Je suis prêt à en faire autant mais … mon vélo est crevé ! Ma famille elle, décide de rester, envers et contre tout (et c’est elle qui devait avoir raison). Je fais de même, momentanément, décidé cependant à filer le lendemain avec un train que doit prendre ma tante, employée de la SNCF… Ce train ne partira jamais.

   Cette fois, c’est l’exode, la débâcle, dont on parlera tant ! D’après des réfugiés, seule la route de Rambervillers, Epinal, est encore libre, porte de secours vers le Sud.

   18h00 : nouveau raid ennemi de 8 bombardiers. Le 171e RA qui construit le terrain entre Saint Clément et Chènevières nous quitte à 18h30. Décidément tout devient de moins en moins rassurant.  

   De la troupe arrive, mêlée aux convois de réfugiés. Elle cantonne en partie dans le village.

Samedi 15 juin 1940

   Toute la nuit, en voitures, en bicyclettes, en charrettes, à pieds même, des milliers et des milliers de personnes ont continué l’inimaginable exode. Un chasseur à croix noire survole très bas le village, à 10h00. Va-t-il mitrailler ces pauvres gens ? Les mitrailleuses françaises se mettent en action. Touché, l’appareil semble s’abattre de l’autre côté de la forêt, dans la direction de Thiébauménil.

   Des soldats passent, harassés par de longues étapes à pied. Et toujours des réfugiés, dont certains poussent des brouettes ou des charrettes d’enfants, un attirail parfois formidable et ahuri est, tel des cages d’oiseaux, pauvres gens affolés qui n’iront pas loin.

   16h00 : 6 avions à croix gammées passent en lançant des tracts. Avec un camarade, je vais en ramasser dans la prairie, derrière la faïencerie. Ils contiennent un appel aux soldats français pour «cesser le combat dans l’honneur» et une carte de France sur laquelle de grosses flèches indiquent les percées allemandes à travers le pays. Deux avions français (les derniers que nous verrons) prennent l’un deux en chasse. Touché, il parait tomber loin dans la direction de Moyen. Un soldat français flambant neuf, avec une multitude de décorations, nous demande si nous avons trouvé des tracts. Sur notre réponse négative (mais nous en avons plusieurs dans les poches), il nous signale «qu’il est interdit à la population de les lire et de les garder». Comme si, dans notre situation, un soldat n’avait rien d’autre à faire qu’à s’occuper de tracts ! J’ai toujours pensé que nous avions eu affaire à un des innombrables représentants de la cinquième colonne (dont le rôle fut si prépondérant dans ces tristes jours),  chargé d’étudier et de saper le moral de la population. Cet individu était trop beau pour un soldat en retraite !

Dimanche 16 juin 1940

          La débâcle continue (inutile d’en dire plus !) toutefois un peu ralentie. Des officiers français ont l’audace de venir demander si nous avons une salle à manger où ils pourront faire un repas. Et cela pendant que leurs hommes se traînent lamentablement sur les routes. Pauvre armée française ! Inutile d’ajouter que notre réponse fut négative. Le fait est à signaler : l’attitude des officiers du secteur fut triste, ils ont pour la plupart «laissé tomber» leurs hommes au cours de cette retraite et les simples soldats que nous avons hébergés ne se sont pas cachés pour nous le dire et les critiquer. Je souhaite que le comportement de ces officiers ait été différent sur les autres parties du territoire. Je ne consigne ici que ce que j’ai vu.

Dans la nuit, de nombreux signaux lumineux sur la route et dans les rues, où les voitures civiles et militaires sont arrêtées, en dépit des interdictions de toute lumière, 5e Colonne ? Sans doute.

Lundi 17 juin 1940

  La colonne des réfugiés s’éclaircit, certains même vont dans l’autre sens ‘essayant, mais un peu tard,  de retourner chez eux) ou sont bloqués dans le village par la troupe. Toutes les routes sont,  parait-il coupées !

   Le bruit du canon semble se rapprocher. Nous n’avons plus de courant depuis le 14 juin 1940, donc plus de radio. Fait curieux, mais normal on a encore confiance en la ligne Maginot et l’on s’étonne que les soldats parlent d’une ligne de défense sur le canal de la Marne au Rhin. Il est vrai qu’on est sans nouvelle de ce qui se passe à l’intérieur du pays. On espère encore un redressement de l’armée française.

   J’interroge le radio d’une voiture militaire. D’un air gêné, il se refuse à me renseigner.

Mardi 18 juin 1940

   De plus en plus prés, l canon tonne ! Des «Corps Francs» (ceux qui combattaient devant la ligne Maginot durant la «drôle de guerre») passent, nous signalent que les Allemands ont franchir le canal de la Marne au Rhin en plusieurs endroits.

   Et toujours des soldats isolés, sans officier allant on ne sait où ! Une voiture transportant un général de division passe en trombe. Quelques batteries de 75 traversent le village à la tombée de la nuit. Leurs servants n’ont plus de munitions.

   Depuis quelques jours les caves du pays sont pleines, organisées en abris permanents, avec lits, ravitaillement et tout le nécessaire, les habitants s’y étant installés dans l’anxieuse attente d’une bataille entre français et allemands.

   Détonations au loin : des points qui sautent.

Mercredi 19 juin 1940

  Au matin, des batteries de 75 installés prés du village tirent sur l’orée du bois de Mondon. Elles veulent résister dans l’agglomération. Il faut toute la diplomatie du maire et de certains Saint-Clémentais que les artilleurs consentent à se poster à l’extérieur du village.

   Midi : les derniers « Corps Francs » passent et nous disent adieu (ils savent qu’ils sont les derniers soldats français que nous voyons) Ils se dirigent vers Chènevières. Eux seuls sont tristes, plein de rage à l’idée de ne pouvoir rien faire. Leur attitude contraste avec celle des soldats passés les jours derniers, sans moral et désabusés.

   Cette fois, le village et la route sont déserts. Une moto, avec 2 soldats, se dirige vers Lunéville à toute allure. Personne n’a eu le temps de les examiner (Français ? 5e Colonne ?).

Le décrochage est terminé, les prochains soldats que nous verrons porteront l’uniforme vert.

   Le sort en est jeté. Les premiers soldats verts de gris passent devant la maison, rasent les murs à la file indienne, branchage serrés par un élastique autour du casque. Nous sommes occupés, il est 17h00. A la salle à manger, cachés derrière les rideaux, pâles, aphones, nous contemplons ce spectacle auquel nous nous obstinons à ne pas croire. Auparavant, j’étais monté au grenier et avais aperçu, le long de la voie ferrée, une colonne en marche. Ce sont les premiers éléments de cette colonne qui viennent d’entrer dans Saint Clément, sans un seul coup de fusil. Les Français se sont, en effet, enfuis dans les côtes, de l’autre côté de la Meurthe.

   Les nouveaux occupants ne disent d’ailleurs rien à la population et timidement, quelques habitants osent sortir. Corrects, les allemands se contentent d’apposer des affiches « avis à la population » et ce fameux placard représentant un soldat tout sourire, tenant des enfants par la main.

Jeudi 20 juin 1940

   Le gros des troupes arrive, fait curieux, pas un char Seuls quelques automitrailleuses et motos accompagnent les fantassins. Il est vrai qu’en Lorraine encerclée, la bataille n’aura été que secondaire, puisque le flot envahisseur a dépassé la Loire (mais cela nous l’ignorons). On veut encore espérer, les bobard les plus invraisemblables circulent : entrée en guerre des Etats- Unis, débarquement anglais, grande contre attaque française, etc.….

Où vont-ils donc chercher cela, ceux qui colportent de telles bêtises !

   La lutte, limitée à des combats entre Corps Francs, se poursuit de l’autre côté de la Meurthe, à Flin, Vathiménil, Azerailles, Glonville et surtout dans les Vosges (aux dires des occupants). Pas pour longtemps, car il n’existe plus aucune issue à ces combats, du moins actuellement.

   Et voilà qu’arrive une immense cohorte de prisonniers français. Sur des centaines de mètres « défilent » des uniformes kaki, encadrés par des sentinelles boches, sourires aux lèvres, sous le regard consterné des habitants. Ce défilé durera plusieurs jours.

Vendredi 21 juin 1940

  Le pré derrière chez moi est réquisitionné pour l’installation d’un camp de prisonniers. Plus de 4000 Français y camperont dans les 8 jours suivants et la population aura à les nourrir, ce qu’elle fait de bonne grâce. La solidarité française est là, plus que jamais, devant l’ennemi victorieux.

   Toutefois, l’attitude de certains des ces prisonniers (pas tous, il y a des exceptions, mais une trop grande majorité) n’est guère reluisante. Il en est de même de joyeux. Qu’ils soient dégoûtés d’accord, mais ils pourraient s’observer ! « Pensez, la guerre est finie, on va rentrez chez nous ! » (S’ils savaient que leur captivité va durer cinq ans !) Seul les jeunes Corps Francs que nous avons admirés hier, et qui ont fait leur devoir jusqu’au bout, ne desserrent pas les dents. Certes, tous ces prisonniers ne pouvaient rien devant un destin trop lourd pour eux. Il n’empêche que leur tenue, peu digne, en des heures aussi tragiques, nous a choqués. Et ce n’est pas une impression personnelle.

   Où j’habite (au 15 de la rue de Lunéville) s’installe un général de brigade d’ailleurs correct. Son adjoint parle un français impeccable, presque mieux que nous. Par la porte de leur chambre, je les vois penchés sur une carte, souriants et satisfaits : ils sont vainqueurs !

Samedi  22 juin 1940

  En fin d’après-midi, le général vient me chercher, avec ma famille, pour écouter la radio « reportage de l’armistice », nous précise-t-il. Nous nous regardons sceptiques et stupéfaits : c’est entendu, nous sommes occupés, mais dans le Sud, les nôtres doivent résister ! C’est du moins un espoir, vite rendu à néant par le reportage en question que diffuse en français, le petit poste à galène. 

   Et muet, malgré l’exubérance des deux officiers, nous écoutions la retransmission de cet armistice, signé à Rethondes, dans le wagon même de Foch.

   Cette fois, nous sommes bien obligés d’y croire. Et c’est la seule, l’unique nouvelle depuis longtemps, que nous nous empressons de transmettre aux Saint-Clémentais.

   Et voilà, c’est fini ! Mais l’anxiété est toujours plus grande. Où peut être mon père (qui, de l’usine de Foug bombardée, a dû s’enfuir comme tout le monde), où peut être mon oncle (qui, après Dunkerque et son embarquement in extremis pour l’Angleterre, nous rassura par une carte laconique, avant de revenir combattre en France) ? Un faible espoir demeure : l’Angleterre est toujours là, pas abattue le moins du monde. L’allemand ne sera peut-être pas toujours vainqueur ?

   Le soir de ce jour mémorable, un repas monstre, bien arrosé de vins français et surtout de Champagne, réunit tous les officiers et un général de division dans la chambre de «notre» général de brigade, les uns s’amusent pendant que les autres sont en deuil. Les bouteilles vides dans le couloir, le lendemain matin, témoignent de cette « fête de la victoire allemande ». Nous sommes obligés de subir continuellement, à la cuisine, la présence de deux ordonnances de l’état major : un autrichien, assez timide et sympathique, las de l’armée, car il n’a pas vu sa famille depuis deux ans et un jeune allemand fanatique qui néanmoins ne se fâche pas trop quand un se moque de lui avec ses «fins de la guerre dans un mois, Angleterre Kaput… ».

   Les jours suivants, invasion du village par la troupe : infanterie, camions, motos, autos, automitrailleuses, etc.… Défilés de soldats impeccables que leurs chefs sont fiers de photographier sous tous les angles. Nous faisons connaissance avec les chansons de marche (Ali, alo, ala…) que nous entendrons à longueur de journées pendant quatre ans. Les prisonniers sont évacués (et commencent à comprendre « qu’on ne va pas les libérer comme ça ! » et dans les prés, des camions les remplacent. Les parcs en bordure de la Meurthe sont remplis de chevaux capturés à l’armée française.

   Et jusqu’au 07 juillet 1940, date à laquelle les troupes d’occupations quittent les villages pour se concentrer dans les villes, nous aurons à loger des officiers et des soldats.

   Un détail piquant : comment ces allemands pouvaient-ils être si plein d’ardeur avec ce qu’ils mangeaient ? J’ai vu un sous officier avoir en tout et pour tout, à midi, deux pommes de terre cuites à l’eau, un bout de viande si peu appétissant qu’il ne la pas mangé (notre chien non plus, malgré son appétit d’ogre) et un peu de salade sans huile. Pas de vin, de l’eau. Qu’en pense le soldat français qui souvent se plaint (parfois avec raison), mais à tout de même beaucoup plus à se mettre sous la dent, sans oublier le traditionnel pinard ?

   Une dernière remarque tout à fait personnelle avant de terminer ces notes, et qui a trait à « la partialité choquante pour certaines personnes » dont je parle dans mon prologue. On a pu remarquer les réflexions sur certains officiers et prisonniers.

Je donne ici une dernière précision lors de la tentative d’attaque du village par un avion allemand, le 15 juin 1940, j’ai vu, de mes propres yeux, un lieutenant très distingué bousculer peu cavalièrement femmes et enfants, au risque de les faire rouler en bas de l’escalier, pour se réfugier avant eux dans la cave abri, Est-ce là un geste digne d’un officier ?

   Part contre, les soldats postés dans les côtes de l’autre côté de la Meurthe firent tous leur devoir, ne se rendant que beaucoup plus tard, quand ils virent que leur défense demeurait sans espoir. On parla à l’époque de l’un d’entre eux, qui se serait pendu plutôt que de tomber aux mains de l’ennemi. Je n’ai jamais pu obtenir la confirmation de ce fait. Enfin, près de Fraimbois, les soldats d’un groupe particulièrement courageux luttèrent jusqu’au dernier, infligeant des pertes sensibles aux assaillants. D’autres résistances eurent lieu dans le secteur d’Azerailles, Glonville et dans les Vosges. 

 

Jean LAURENT