La Bataille de Lorraine

de septembre 1944 à mars 1945

Gerbéviller - Cimetière militaire Allemand

Cimetière où reposent les soldats Allemands de la Première Guerre Mondiale.

texte d’Audrey Brunias,
d’après les travaux de recherche de l’Adjudant-chef Sugg

 

 Emplacement: Gerbéviller

Plaque devant le cimetière militaire allemand

Le cimetière militaire allemand de Gerbéviller, créé en 1920, accueille 5 462 dépouilles de soldats allemands.

Beaucoup sont tombés durant la « bataille de Lorraine » d’août à septembre 1914 mais on y trouve aussi des prisonniers allemands décédés au cours de leur détention. 

Sa création appartient à un grand projet de construction de nécropoles militaires dans la région, à l’instar des cimetières de Champenoux, Friscati et bien d'autres.

Durant la Seconde Guerre mondiale, plus de 1000 corps allemands sont exhumés de Champenoux pour rejoindre leurs camarades enterrés à Gerbéviller. C’est à partir de ce moment que le cimetière compte plus de 5000 tombes.

 La plupart des soldats décédés appartiennent au IIe Corps d’armée de Bavière, au XXIe Corps d’armée et à la Grande Division de remplacement. Leurs garnisons d’origine sont Bade-Wurtemberg, Hesse, Westphalie, Braunschweig, Oldenburg, Ost Friesland, Thuringe, Saxe, la Prusse occidentale, Silésie, la Rhénanie, l'Alsace et la Lorraine. 

Entre les deux guerres, des travaux de réfection sont entrepris. Un accord entre les autorités françaises et le Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge est signé dès la fin des années 20 afin qu’il puisse s’en occuper.

Il lance alors des travaux d’embellissement du paysage et la construction de tombeaux en pierre naturelle.

Sa plus grande difficulté reste l’identification de certains soldats.

Un nouveau traité franco-allemand est signé dans les années 60. Le Volksbund est en charge de tous les cimetières allemands présents sur le territoire français.

Il propose des chantiers d’été où des jeunes venus de différents pays entretiennent et rénovent les cimetières, notamment pour tout ce qui concerne l’horticulture.

Dans les années 70 une grosse rénovation est nécessaire : les tombeaux communautaires s’effondrent. Les croix en bois provisoires sont échangées contre celles en pierre où le nom et les dates de naissance et de mort du défunt sont gravées.

Sur les 1 120 tombes du sanctuaire, 78 restent inconnues. La fosse commune recueille 4 342 corps dont 1 045 n’ont toujours pas de nom.