La Bataille de Lorraine

de septembre 1944 à mars 1945

Une légende passe

Article de septembre 1997

Article de presseLe général Bigeard était à Lunéville, hier. Il a présidé la cérémonie de l'anniversaire de la libération de la cité et ouvert l'exposition attenante à la salle Erckmann.

"Je ne fais partie d'aucun parti. Je ne dois rien à personne". Fidèle à lui-même, le général Bigeard, dernière figure historique en vie, n'a pas perdu, à 81 ans, son sens de l'humour, ni du devoir.

 

Très entouré à l'issue des deux manifestations, il s'est exprimé, comme à son habitude, avec son franc parler. "La droite s'est jetée dans le vide... sans parachute, et alors ça fait mal. Ce n'est pas le moment de juger le premier ministre, protestant... il est honnête... même si je ne suis pas de son bord, j'espère que pour la France, il réussira".

Après la politique, ce fidèle de Giscard rajoute une petite couche d'instruction civique: "autorité des parents, de l'instituteur, il faut remettre les valeurs en place. Si je fais un 9e bouquin, c'est pour faire passer un message... Je ne change pas de cap... je reste en ligne droite". L'adjudant Philippe Sugg, du 3e Cuirs, est à ses côtés, au deuxième étage de la salle Erckmann. Il est l'instigateur de la remarquable exposition sur la libération du Lunévillois, qui est ouverte jusqu'à dimanche soir.

Le général Bigeard félicite le sous-officier devant tous les invités. Instant d'émotion pour Mme Sugg et ses enfants reconnus par l'homme de Diên Biên Phu. La magie de l'homme s'exerce toujours. Mais l'hommage pour le travail de Philippe Sugg est sincère, et mérité.

Que d'heures de travail, de recherches de contact, pour amener une telle vitrine du souvenir à Lunéville. Plus de 400 photos inédites, des documents, des mannequins, un panaché de cette période triste, puis heureuse.

Beaucoup de personnalités accompagnaient le général Bigeard à cette exposition. Parmi elles, Thierry Demaret, sous-préfet, le général Viallet, Michel Closse, maire et conseiller général, Olivier Ricard, conseiller régional, Alain Verdenal, conseiller général, le commandant Klein, président des associations patriotiques...

Tous s'étaient recueillis quelques instants auparavant devant la maison des traités, rue de Lorraine, et devant les plaques commémoratives en mémoire des résistants fusillés et déportés.

Robert Messenet