La Bataille de Lorraine

de septembre 1944 à mars 1945

Hommage aux démineurs

Allocution dite par François Sion après le dépôt de la gerbe à LAGARDE

Le 11 avril 1945 ici à Lagarde, vers 16h00, dans ce champ face à la forêt, tombaient six hommes en service commandé.

Notre père, André Sion et ses compagnons : René Charpentier, François Foinont et Laurent Turcq étaient tués par l’énorme explosion d’un chapelet de mines, tandis qu’un cinquième homme : Adrien Navel, grièvement blessé, devait mourir quelques jours plus tard à l’hôpital de Lunéville et qu’enfin une sixième victime : Joseph Somme, un enfant du pays était aussi tué sur place.

Lire la suite...

Attaque de chars allemands à Arracourt le 19 septembre 1944

C'est le compte-rendu personnel de mes actions avec le 37e  Bataillon de chars et mon engagement avec 12 chars Mark V (Panther). J'ai  parlé avec plusieurs personnes impliquées lors de cette bataille, compte tenu du temps séparant cet événement et notre rencontre, plusieurs choses apparaissent floues. J'ai tiré les conclusions que l'équipage de mon char était le seul à engager le combat et détruire les 9 chars (Panther) notés ce jour et endommagés 3 autres.

Lire la suite...

Pexonne, 27 août 1944...

Pexonne

Dimanche 27 août 1944
Ecrit par: Guillaume MAISSE

 

PEXONNE ou la force tranquille d’un village lorrain.

La qualité de l’argile de son sous-sol  et l’abondance des forêts valurent à Pexonne l’installation d’une tuilerie dès 1583. Puis, la création d’un impôt  sur la vaisselle de table en argent ou en vermeil, décidé par Louis XIV, favorisant naturellement l’intérêt pour la faïence, fit de la faïencerie de Pexonne une des plus anciennes de France (1719), dirigée par la famille FENAL depuis 1836.

Pexonne est donc un petit pôle industriel organisé autour de sa faïencerie et de son agriculture.

Lire la suite...

Libération de trois villages sur l'Amezule, septembre 1944

 

Note préliminaireAgincourt - Lay-Saint-Christophe - Eulmont

Les deux sources d'information principales étant de rédaction et de forme très disparates, une présentation simultanée est difficile, c'est pourquoi les récits apparaissent quotidiennement, mais l'un après l'autre; le texte américain est prolixe, avec des "divergences" assez longues, tel le paragraphe sur Agincourt enfin le texte du rapport allemand étant très court, est présenté depuis l'arrivée de l'unité à Nancy. Les deux traductions sont présentées à l'indicatif présent. 

La situation à la mi-septembre

Début septembre les villages ont vu retraiter des unités allemandes "d'occupation" qui les traversent, quelquefois, bivouaquent un peu partout, puis se dirigent vers le Nord, raflant tout ce qu'elles peuvent (chevaux, bicyclettes, etc.), mais encore avec pas mal de matériel, par exemple des gros tracteurs semi-chenillés SdKfz et quelques canons Flak 88 et Mörser 18 impressionnants. Il s'agit d'unités de la Luftwaffe :

- Le 3e Régiment de Parachutistes, de réserve, replié de Normandie;

- le 92e Régiment d'Infanterie et antiaérien auparavant à Nancy, Essey et Toul.

Ces unités n'interviendront plus sur l'Amezule, mais plus tard, au Nord et à l'Est de nos villages.

Lire la suite...