La Bataille de Lorraine

de septembre 1944 à mars 1945

Les grandes figures de la 2e DB

Fernand Thèvenet
Compagnon de la Libération

 

Fernand Thévenet était Commandeur de la Légion d'Honneur, Compagnon de la Libération, décoré de la Croix de Guerre 39/45 (4 citations), ancien Français Libre de 1940 et ancien du 2e bataillon du Régiment de Marche du Tchad de la 2e Division Blindée.

Parti caporal chef dans le sillage de Leclerc le 27 août 1940, il finira la guerre comme capitaine. Il s'est éteint au mois de mars 2001.

 

 

Voici son histoire:

 

Né le 18 avril 1910 à  Clermont, Fernand Thévenet était un pur savoyard avec toutes les qualités qui s'y rapportent : droiture, caractère bien trempé, fidélité au pays, ardeur au travail, robustesse physique. Après ses études, il obtenait son premier poste de jeune administrateur des colonies, d'abord à  Madagascar puis ensuite à  Brazzaville. En décembre 1939, il est rappelé au Cameroun et après l'appel du général de Gaulle, devant l'inertie militaire de son entourage, il décide de passer au Nigeria avec l'intention de rejoindre l'armée britannique.

 

L'arrivée de Leclerc, chargé par le général de Gaulle de rallier l'AEF à  la cause de la France Libre, transforme cette intention en mise à  disposition et il arrive avec le colonel Leclerc à  Douala, à  bord des pirogues. Mis aux ordres du capitaine Dio, l'épopée Leclerc peut commencer. Thévenet et son compagnon Sinaud, qui a suivi le même parcours, entrent à l'école d'élèves officiers de Brazzaville. Devenu officier, il est affecté au Tchad dans le cadre du Régiment de Tirailleurs Sénégalais du Tchad (RTST) et prend part en décembre 1942 et janvier 1943, à  la conquête du Fezzan italien. En mai 1943, le lieutenant Thévenet participe aux opérations de Tripolitaine et de Tunisie, durant lesquelles il démontre de réelles qualités d'entraîneur d'hommes. Il se distingue particulièrement en se portant au secours de soldats français tombés dans les lignes adverses, avant d'appartenir au IIe bataillon du Régiment de Marche du Tchad (RMT) qui sera intégré à  la 2e Division Blindée du général Leclerc. Avec cette unité, qui sera entraîné au Maroc puis en Angleterre, il débarque le 02 août 1944 et participe à  la prise d'Alençon et de Paris, ainsi qu’à tous les combats jusque dans les Vosges.

 

Au cours de l'avance sur Strasbourg, il est grièvement blessé le 17 novembre 1944 à  Badonviller. Evacué, il ne sortira des hôpitaux que bien après la victoire du 8 mai 1945. Après sa démobilisation en novembre 1945, Fernand Thévenet rejoignait son corps d'origine, c'est à  dire l'administration coloniale. D'abord en poste au Quai d'Orsay puis successivement au Cameroun, à  Bangui et à  Fort-Lamy avant d'accéder à  sa retraite en 1963.

 

Le 1er septembre 1945 le général de Gaulle lui adresse la lettre suivante : "Répondant à  l'appel de la France en péril de mort, vous avez rallié les Forces Françaises Libres. Vous avez été de l'équipe volontaire des bons compagnons qui ont maintenu notre pays dans la guerre et dans l'honneur. Vous avez été un de ceux qui au premier rang lui ont permis de remporter la victoire. Au moment où le but est atteint, je tiens à vous remercier, amicalement, simplement au nom de la France. Charles de Gaulle".

 

Henri Verdier

Henri Verdier

Henri Verdier est né le 23 janvier 1910 à Toulouse (Haute Garonne).

Il débarque en France, dans le Cotentin, le 2 août 1944 et participe à la campagne de Normandie du 7 au 22 août et notamment aux combats du Mans, d'Alençon et de la forêt d'Ecouves.

Le 25 août 1944 à l'Arc de Triomphe, au cours de la libération de Paris, le commandant Verdier est blessé à la cuisse droite, par éclat de grenade, par un officier allemand qui venait d'être fait prisonnier.

Il participe ensuite à la campagne des Vosges. A Dompaire, en septembre 1944, il, fait la preuve de ses qualités de chef et dirige pendant cinq heures la défense de Ville-sut-Illon en réunissant les éléments épars de réserve et rebutant les forces de contre-attaque allemandes. Le 1er  novembre 1944, à nouveau blessé au mollet droit, par une mine, à Ogeviller en Meurthe-et-Moselle, il prend néanmoins le commandement du sous-groupe ment dont le chef a été mis hors de combat, assurant la réussite de l'opération engagée.

Henri Verdier prend part ensuite à la libération de Strasbourg le 23 novembre 1944.

Promu lieutenant-colonel le 25 janvier 1945, il prend le commandement du Groupement Tactique Langlade, en remplacement de son chef affecté à un autre commandement, et le conduit devant Royan et dans la presqu'île d'Arvert pendant les journées du 14 au 18 avril 1945. En quelques heures, il opère la jonction avec les avant-gardes de la Division Olivier à la Tremblade.