La Bataille de Lorraine

de septembre 1944 à mars 1945

2e Division Blindée - Libération d'Hablainville

 

Blason d'HablainvilleDébut  octobre  1944, je  rejoins  la  3e Cie  avec  mon  ami  le  Sous-lieutenant Bénard, blessé à Paris et que j'ai retrouvé à l'hôpital du Val de grâce après avoir faussé compagnie aux autorités médicales à l'hôpital militaire de Cherbourg, j'avais été blessé le 13 août 1944 en forêt d'Ecouves en Normandie.

Bénard et moi, avant de rejoindre la Compagnie nous arrêtons au cantonnement de la 4e Compagnie commandée par le Lieutenant De Gavardie qui, pendant plus de deux années, s'est trouvé à nos côtés à l'escadron. Ce sera la dernière fois que je le verrai, il sera tué le 31 octobre 1944 lors de l'opération sur Baccarat. Le même jour où je serai blessé à nouveau, mais n'anticipons pas.

 

 

         Blason d'Hablainville

Nous retrouvons la Cie nullement prévenue de notre arrivée. Hélas, il y a déjà des manquants, Bénard retrouve sa section, la 1ère, laquelle durant son absence est restée sous le  Commandement  du  Sergent-chef  Huot dont  la conduite a été remarquable dans les opérations auxquelles il a participé. 

Ma section, la 2e a été sérieusement malmenée depuis mon départ. Remplacé par le Sous-lieutenant Héry qui vient de la 1ère Cie, celui-ci à été blessé le 24 août 1944 à Fresnes, deux membres de son équipage tués, deux autres blessés et son char la "Marne" détruit. C'est le Lieutenant Mavreux, transfuge de la 2e Compagnie qui, tout d’abord, avait remplacé le S/Lt Mulsant blessé le 8 août 1944 qui remplace le S/Lt Héry.

Je retrouve le Lt Mavreux à la tête de ma section. Le Capitaine Branet avec qui je suis depuis notre captivité en URSS en 1941 me propose en ma qualité de Lt en premier de laisser le Lt Mavreux à la tête de ce qui fût ma section et de prendre les fonctions d'adjoint sans commandement de section, ce que j'accepte.

2eDB - HablainvilleRégion de Baccarat 

Je reprend le contact avec la Cie, je m'intéresse à l'instruction des jeunes car il faut faire vite, la DB est en attente. De quoi, de quelle opération, mystère l'on sent pourtant par l'activité qui semble régner que le calme que nous connaissons ne va pas durer. C'est dans un petit village que nous sommes cantonnés le temps est gris en ce mois d'octobre et la pluie ne nous oublie pas.

Depuis le débarquement, la DB s'est aguerrie rapidement, son organisation tactique s'est affirmée, groupements tactiques, sous groupements, détachements, fonctionnent parfaitement. Les unités constituées ne sont pas rigides et selon les circonstances peuvent s'adapter aux situations. Aussi un détachement comprenant une section de chars moyens peut-être renforcée où appuyée par une autre. Ce qui est un avantage non négligeable.

Le nom d'un village dans lequel nous sommes me revient, il s'appelle Romont pas très loin de Rambervillers. Ses habitants sont sympathiques et accueillants. Nous allons bientôt les quitter.

La Cie est prête, aujourd'hui je regrette encore que toutes mes notes aient disparu, alors que j'avais bien des détails sur l'unité et ce début de campagne. C'est le même coup que celui que j'ai connu en 1940 quand notre side-car et son pilote ont étè faits prisonniers.

C'est le 29 octobre 1944, que l'ordre de nous préparer à faire mouvement parvient au Capitaine B Branet . C'est Baccarat qui sera le prochain objectif de la Division, nous sommes déjà prêts. Le 30 octobre 1944, le lendemain direction Chenevières. Il ne fera pas bon s'écarter des routes, l'eau suinte de partout.

L'après-midi, reconnaissance de l'itinéraire de départ en forêt de Mondon par le Capitaine B Branet. Au PC du Cdt, de la Horie explique la manoeuvre pour le lendemain et donne ses ordres. Nous regagnons le cantonnement, demain il y aura du sport.

Le matin du 31 octobre 1944 dans la nuit, nous nous sommes mis en route La Horie est à côté de moi, à la place de l'aide conducteur du char Tuilerie, sa jeep Iris nous suit lors du déplacement à travers la forêt de Mondon par un sentier de pierres et de gravats, non représenté sur nos cartes .

Nous nous sommes trompés de direction et Perschaud Officier de la DCR nous a remis sur la bonne route.

Nous avons débouché avec vue sur Pettonville où Buriville. En fait c'était Hablainville ! Nous étions sur une côte et La Horie s'en est aperçu car nous devions traverser une rivière, passée sur un pont et en principe en haut d'une côte il n'y a pas de cours d'eau, donc pas de pont.

Le clocher de l'église du village commençait à brûler. Je me souviens que depuis le débouché du bois, ont avait annoncé à La Horie que Rodel de la 4e Compagnie était blessé, ainsi que peu de temps après la mort de Gayardie Commandant la 4e Cie que des tireurs d'élites nous frappaient à vue " Lehmann est tué sur sa plage arrière "par une dégelée d'obus de mortiers et de balles .

Nous sommes passés près de l'église en flamme sur notre droite, le clocher est tombé à ce moment là, mettant le feu aux environs. Nous l'avons évité de justesse "Grande frousse ". Avec La Horie tous dans l’équipage nous tremblons. Nous ne sommes plus restés longtemps à Hablainville, nous avons pris sur la gauche vers Pettonville. Sur cette route le massacre à encore été plus grand en tués et blessé, notre ami Raymond Meyer est grièvement blessé et Branet, Krémentchousky à eu avec les Rochambelles fort à faire.

Avant la nuit, vers 17h00, La Horie nous a fait bivouaquer dans un village désert qui brûlait aussi. C'était je crois Vacqueville.

Il est 06h00, le 31 octobre 1944, nous démarrons le Capitaine B Branet à donné de ce départ un récit détaillé. Je suis personnellement à l'arrière du détachement avec le groupe franc.

Le Capitaine B Branet m'appelle par radio ainsi que le groupe franc. Nous le rejoignons, les obus tombent tout près de nous. Cela n'est pas bon et je le dis à Branet, il faut foncer et attaquer le village. C'est son avis et il donne ses ordres, nous fonçons dans la prairie avec le corps franc. Des allemands, terrés dans les trous individuels, sortent apeurés et se rendent.

Ca tire de partout, nous pénétrons dans le village, désert, abandonné. Pas une âme, la toiture de l'église est en feu. Nous avançons sur mon chemin, je trouve un Chasseur qui est blessé, il est du groupe franc, je le réconforte et lui dis de garder courage que je vais le faire évacuer par une ambulance . Ce que je fais en envoyant Servoir, le conducteur du side-car.

Hélas, j'apprendrai plus tard la mort du jeune Palfray. Nous atteignons la fin du village fermée par une barricade. Les abords sont impraticables et cette barricade minée. On appelle les Sapeurs du Génie, rien, on peut déblayer. Pendant ce temps, le Cpt Branet à rendu compte au Commandant de La Horie que nous avons pris Hablainville et non pas Pettonville qui était l’objectif. Tant pis, continuons la tâche sera plus facile pour le groupement Massu.

Christen et son char sont en tête, nous arrivons près de Pettonville, au cimetière les obus tombent de plus en plus près . Branet et moi, gagnons l'angle du cimetière pour observer le tir et tenter de le localiser. Christen attend l'ordre de partir.

Un autre obus, puis une grande lueur, je ressens une douleur terrible, j'ai l'impression que l'on m'a brisé les jambes avec une barre rougie au feu. Et je ne perds pas connaissance, je me roule dans le fossé qui longe le cimetière. C'est Boyard, qui arrive avec sa jeep, je saute encore sur une jambe et avec son aide m'installe sur le capot. Le Capitaine Branet est légèrement blessé et grimpe dans la jeep.

Nous regagnons Hablainville où le Docteur Krémentchousky a installé son poste de secours. Je n'ai plus la notion du temps, quand ai-je été évacué ? Je ne sais pas. En tout cas Hablainville est libéré, la manœuvre Whisky continue et l'objectif Baccarat sera atteint.

 

Récit de l’Aspirant Pierre de la Fouchardière.

 

 Fin septembre, nous arrivons à Moyen, où campe pendant quelques jours le QG du Général. J'en ai assez de ces patrouilles sans contact, et je préviens de Boissieu que je vais demander ma mutation au 501e RCC d'où je viens. Je me rappelle mon entrevue avec Leclerc, surpris que je veuille le quitter, mais s'inclinent devant mes raison.

Et je me retrouve dans ma chère 3e Compagnie du 501, à laquelle j'appartenais depuis octobre 1941, sous les ordres de Branet. Mon seul regret est de devoir quitter mes hommes que je commande depuis 1 an, en particulier Raphaël, Despretz et quelques autres, Lagrange est blessé ainsi que Dimanche . Mais j'ai la joie de le récupérer un peu  plus tard. A la 3e Compagnie, pas de section disponible, Bénard a la 1ère, Davreux la 2e, l'ancienne de Meyer dont j'avais été l'adjoint et Christen la 3e. Branet me donne le groupe franc avec Genin et Minozzi comme adjoints et d'excellents éléments très jeunes dont Lerouvillois qui est certainement le meilleur et le plus brave. Genin et Minozzi sont eux parfaits et sont de vieux copains de toujours.

Je dois m'entraîner avec eux au combat à pied, à côté des chars avec des gens armés de pistolets mitrailleurs et des grenades. Nous sommes transportés dans 2 dodge légers conduitpar Durand et Etchegoyens. Mais au combat, nous sommes souvent sur l'arrière des tourelles des chars, c'est plus efficace et nous pouvons ainsi les protéger et gicler au plus vite et au plus près en cas de combat de rues, dans les villages où les villes que nous attaquons.

 Branet nous réunis un soir avec le Lt-Cl de la Horie qui commande notre Sous-groupe ment. Il nous explique l'attaque sur Baccarat qui doit avoir lieu le lendemain. Nous sommes tous ravi de quitter ce coin de Lorraine un peu triste et pluvieux. Je me souviens de la formule de la Horie, c'est une attaque '' au Whisky '' que devons réaliser.

Avec mon groupe Franc, je dois partir à 06h00, l'attaque générale est fixée à 08h00. Un groupe du Génie, commandé par Desjardins, m'accompagne, il faut prendre le village de Buriville, dominer la route si besoin est, puis permettre l'attaque de Pettonville à partir des abords du village.

 A 05h30, nous sommes aux lisières Est de la forêt de Mondon, contemplant le clocher de Buriville, niché dans la vallée, à un kilomètre environ. Départ à 06h00 comme prévu, Desjardins par la route, moi le long du bois à travers champs et vergers. Que nous réserve Buriville ? Occupé tantôt par les allemands, tantôt par les français qui y lançaient des patrouilles depuis quelques jours, nous ne savions si les allemands l'occupaient.

J'arrête ma troupe à 100 mètres du village pour observer, aucun mouvement. Je vois à 300 mètres Desjardins commencer à déminer, ses hommes penchés sur le sol. Aucune réaction ennemie, sauf quelques obus qui passent assez haut.

Soudain à quelques centimètres de mon nez, car je suis accroupi, je vois un tube long de 15 cm, brun, planté verticalement dans la terre, une mine S antipersonnel ! ces mines ont la particularité de sauter à 1,20 mètres de haut et de lancer des billes d'acier qui fauchent les hommes dans un rayon assez large.

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               S mine 35                                soldats US relevant des S mines                               Caisse de 3 S mines

 

J'alerte mes hommes et nous nous apercevons que nous sommes couchés dans un champ de mines qui protége le village des lisières de la forêt. A pas plus que comptés, nous évacuons le champ et investissons le village sans rencontrer d’allemands. Quelques civils sont là et je me souviens qu'ils n'étaient pas content du tout de notre arrivée, pensant que notre présence serait aussi éphémère que  celle de nos prédécesseurs, avec risque de représailles bien sûrs.

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HABLAINVILLE libéré le 31 octobre 1944 après de gros combats

  A 08h00, le gros de la troupe arrive, chars, half-tracks, infanterie etc ..... Et tout le monde démarre, direction Pettonville. Arrivés au faîte d'une colline, guidé par Rodel qui commande les chars légers, nous apercevons un village et commençons à nous faire arroser par des obus de canons et mortiers.

Branet me fait signe d'attaquer, et me voilà avec mes hommes, courant devant les chars vers le village. Les allemands sont cachés dans les trous d’hommes recouverts de plaques de blindage et des petits blockhaus au ras du sol. Les chars qui suivent leur font peur, ils nous tirent rarement dessus. Par contre, au passage, nous balançons nos grenades dans les trous et nous nous retrouvons rapidement au centre du village, après avoir nettoyé les caves à coup de PM et de grenades.

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D’autres photos de la libération du village qui a subi de gros dégâts

Pendant que le Génie commence à déminer une barricade monté au milieu de la place, Branet me crie " allez vite reconnaître le pont " je le regarde un peu désemparé et lui dit " : mais, mon Capitaine, quel pont ! Nous sommes sur une hauteur " Un homme envoyé en vitesse à l'entrée du village, nous confirme bien vite que nous nous sommes trompés d'objectif.

Rodel a dû changer d'axe et entraîné tout le monde vers le gros bourg d' Hablainville qui était réputé tellement bien défendu, qu'il était l'objectif principal d'un Sous groupement voisin, beaucoup plus important que le nôtre . Du coup, nous avons pris une bonne heure de retard pour la prise de notre 1er objectif, Pettonville. Et nous partons ventre à terre, sur une petite route toute droite qui descend vers un clocher.

2eDB - Hablainville

HABLAINVILLE Le village a été libéré par un détachement du 501e RCC, la 3e Cie
commandé par le Capitaine Branet Jacques.

L'arrivée est perturbée par des tirs d'artillerie ou de mortier, qui blessent tout de suite Branet et Meyer, qui à peine remis de ses blessures de Normandie, se retrouve HS. Nous effectuons notre travail rapidement, Christen va se mettre aux lisières du village; et moi nettoyant les maisons. Je me souviens d'une de celles-ci qui paraissait vide, mais sentait encore le chaud. La salle commune comportait table, chaises, buffet bien sûr. Mais en plus, des gamelles traînaient un peu partout, ainsi que des cartes et des bricoles.

J'eus le tort de ne pas me méfier, car enfonçant d'un coup de pied la porte du fond qui ne voulait pas s'ouvrir, je me trouvai en face d'une demi-douzaine d'allemands, dont 1 où 2 officiers qui me menaçaient de leurs armes et finissaient de manipuler leur radio.

J'étais furieux de m'être laissé surprendre, et comme la peur m'à toujours mis en colère, je leur hurlai de poser leurs pistolets, PM et de lever les bras ; pendant ce temps, je sortis mon pistolet aussi vite que possible. Miracle, tous obtempérèrent, bien que certains avec hésitation.

Mais, ils avaient entendus passer les chars dans la rue, me tuer aurait pu leur coûter cher, je les confiais à un groupe de fantassins et j'allai retrouver Christen. Dialogue " qu'est-ce qu'on fait ? Je n'en sais rien " Meyer devait succéder à Branet en cas de pépin. Ils étaient tous les 2 à l'hôpital. Grâce au ciel nous devions récupérer ce dernier le lendemain. 

Nous demandons donc des ordres par radio et voyons arriver le Capitaine Julien, envoyé par la Horie. Et en route pour le prochain village, derrière le char d'Arnold avec son éternel mégot collé au coin de la bouche. Après cela, je me souviens de Vacqueville assez fortement défendu et que nous ne pûmes prendre avant la nuit, nous passons donc celle-ci dans un lieu-dit "les carrières de Vacqueville " à l'abri de 2 où 3 maisons, en vue de notre objectif et arrosés de temps en temps par un foutu mortier .

Le lendemain matin, Branet revenu, me convoque, il faut envoyer 5 hommes du groupe franc en reconnaissance, avec le Capitaine Dehollain, un ami de la Horie et quelques hommes du Tchad " confiez ça à Minozzi " me dit Branet . J'ai eu bonne mine d'envoyer mes types et de rester à l'abri en les surveillant avec mes jumelles.

Nous voilà donc partis sur une route toute droite, surélevée sans abri, vers Vacqueville qui nous regarde venir, un kilomètre pénible. Au bout de 500 mètres, rien, je dis à Dehollain, si nous continuons, une rafale de mitrailleuse et plus de patrouille ? En attendant, une sacrée trouille. Je suggère de biaiser sur la gauche, vers les bois parallèles à la route, à 100 mètres environ. L'accès par ceux-ci au village semble plus facile et surtout plus sécurisant. Pas question pour moi, répond Dehollain, mais vous, allez y avec vos hommes, je pars en vitesse.

Un ruisseau longe la lisière du bois, nous pataugeons jusqu'aux abords du village. Nous entendons quelques rafales et coups de fusil : Dehollain doit trinquer, je le vois effectivement revenir au pas, sur sa sale route portant un homme blessé où mort sur son dos, les autres courant en zigzag rejoindre les carrières . Nous apercevons un char allemand Mark IV où un Panther, embusqué au coin du village, près du ruisseau. J'en ai assez vu et nous retournons rendre compte.

L'après-midi, l'attaque par chars et fantassins du Tchad, nous nous organisons pour la nuit dans Vacqueville, le Capitaine Dronne commandant la Compagnie du Tchad donne ses ordres avec son savoureux accent Manceau. Revenant dans la rue du village vers la maison où se retrouve une partie de mes hommes pour leur donner mes instructions pour la nuit, j'entend, ou plutôt je sent une chose passer le long de mon oreille, elle éclate à un mètre à peine devant moi . C'est un obus de 88, dont les éclats filent presque tous vers l'avant où le côté, le sol de la rue est très dur, le trou assez petit.

Je ressens une bonne brûlure à l'intérieur de mon mollet gauche et me précipite dans l'abri où se terrent mes hommes . Tous de rire, bien sûr, quand je leur annonce que je suis sûrement blessé, un éclat a seulement coupé ma guêtre et ma chaussette, comme une lame de rasoir et sa chaleur m'a roussi les poils.

Le lendemain, retour à Reherrey pour un repos de quelques jours. Nous trouvons dans ce village abandonné, comme tous ceux que nous avons pris pendant cette période, des alambics plein de mirabelles et de quetsches.

2eDB - Hablainville

Attaque de Vacqueville

 

 

Pertes de la 2e Division Blindée

 

 Les blessés :

 

Le Sous-lieutenant Rodel de la 4e Cie de chars légers, une balle au bras et selon Boverat. 2e blessure par éclat d'obus (Rodel Alain)

Le Capitaine Branet Jacques (décédé en 1970) il était devenu Général.

Il fut blessé heureusement peu gravement, une 1ère fois à Paris

Une 2e fois à Pettonville, Hablainville. 

Une 3e fois à Bréménil le 18 novembre 1944.

Et moi même pour la seconde fois Raymond Meyer.

 

 Les tués :

Caporal Chef Pescheck Ernest chauffeur du Half-track

Chasseur Palfray Roland Chasseur du groupe franc

Il semblerait qu'il y en a 1 ou 2 autres blessés à Hablainville dans les unités marchant avec le détachement Branet. 

 

LA MOSKOWA 501e RCC 2e Compagnie

M 4 105mm n° 74 matricule : 90547

Détruit à Hablainville, dans les Vosges, le 1ernovembre 1944. Immobilisé dans la boue, le char a été touché à plusieurs reprises par des canons antichars.

Equipage :

Chef de char : Sergent A. Boccardo, tué          Tireur : Louis de Cherchi, tué

Pilote : Kartner, indemne                                 Fabre, tué ; Fleuret, tué

2eDB - Hablainville

Pré-Catelan août 1944

 

2eDB - Hablainville

Jacques Branet

Il combat dans les Vosges et est de nouveau blessé par éclat d’obus le 31 octobre 1944 à Hablainville en Meurthe-et-Moselle.