La Bataille de Lorraine

de septembre 1944 à mars 1945

3e Régiment d'Artillerie Coloniale

 3e RAC

Le 8 septembre 1944, la 2e DB passe à la 3e Armée américaine et est rattachée au 15e Corps. Elle se porte dans une zone de concentration au Sud-est de Troyes.

Le I/3e RAC en appui du GTD qui se déplace sur l'itinéraire Nord, fait mouvement sur Crancey, puis dans la région de Fontette, où il restera jusqu'au 15 septembre 1944.

Le 11 septembre 1944, les troupes alliées venues du Sud ayant pris Dijon, une mission de liaison pour le compte du GTD avec la 7e Armée est assurée par le Capitaine Rogez en piper club. Le lendemain, la 2e Batterie reçoit l'ordre de rejoindre le S/Grt De Guillebon qui a pour mission d'occuper Andelot.

Cette batterie interviendra les jours suivants dans la région de Chaumont, de Briancourt et de Chantraines. A son tour, la 1ère Bie quitte Fontette le 14 septembre 1944 pour appuyer le S/Grt Rouvillois. Elle intervient à Bugneville, Auzainvillers, Rouecourt. Dans cette dernière localité, des tirs à vue et des tirs fusants sont exécutés.

Le 15 septembre 1944, le reste du Groupe effectue un mouvement de Fontette à Bourmont. Les batteries se déplacent successivement sur Bombort, Brainville, Vaudoncourt, Contrexéville, Saint-Ouen-les-Fareys.

Le 17 septembre 1944, à 2h45, le S/G et Rouvillois reçoit l'ordre de partir vers Derbamont avec mission d'interdire les trouées de Cirecourt et de Bouzemont.

Le 19 septembre 1944, le GTD progresse sur deux axes en tête de la division de la Moselle à la Mortagne, en s'éclairant sur la Meurthe. Le I/3e RAC se trouve fractionné comme suit :

  • La 1èreBie avec le S/Grpt Rouvillois
  • La 2e Bie avec le S/Grpt De Guillebon
  • La 3e Bie et l'EM marchent en éléments réservés.

Le 22 septembre 1944, le I/3e RAC reçoit mission d'appuyer de ses feux la progression du GTD sur la Meurthe puis la Vezouze. Il fait partie d'un groupement constitué par le 975e groupe de 155 et le 276e groupe de 105 automoteur. Vallois, Seranville sont occupées. Le capitaine Dubois, observateur avancé auprès du S/Grt Rouvillois exécute des tirs de préparation sur Ménil-Flin et en particulier fait exécuter par tout le groupe, à 15h50, un rideau fumigène de 600 mètres d'une durée de 10 minutes devant la lisière Sud-ouest de Ménil-Flin. Le groupement reçoit en renforcement le 989e groupe de 155 long et le 772e. Puis le Capitaine Dubois passe la Meurthe dès la prise du village. Le personnel de son half-track d'observation est blessé. Le lieutenant Lamodière, qui est observateur avancé en char auprès du S/Grt Quilichini, effectue après la prise de Chènevières la mise en place de tirs d'arrêt autour de ce village à la tombée de la nuit avec des obus fumigènes.

Le 23 septembre 1944, le S/Grpt Quilichini attaque Saint-Clément et Laronxe.

Des tirs de groupe en lisière de la forêt de Mondon puis sur la route traversant la forêt sont exécutés. A 15h00, Thiébauménil est atteint. A 14h00, la section antichar sous le commandement du Sous-lieutenant Marie se porte au-delà de la Meurthe pour assurer la protection rapprochée du 276e groupe de 105 américains qui a déjà franchi la rivière.

Le 24 septembre 1944, à partir de 14h00, le I/3e RAC fait mouvement et franchit la Meurthe pour occuper une nouvelle position à 1 kilomètre à l'Est de Chènevières. Le Capitaine Dubois fournit un DO à Thiébauménil auprès du S/Grt Quilichini. Le Capitaine Demarle fournit un DO en direction de Bénaménil et le Capitaine Magnat un DO à l'Est de la forêt de Mondon. Des tirs d'arrêt sont mis en place.

Le 26 septembre 1944, le I/3e RAC continue toujours sa mission de harcèlement et de tirs à la demande. Les batteries et les observateurs, tout en restant dans la même région, modifient leurs positions. Ils effectuent de nombreux tirs.

Le 30 octobre 1944, réception de l'ordre d'opérations N°363/3 du GTD. Deux sous groupements conduisent cette opération :

  • Le S/Grpt Rouvillois, avec le capitaine Dubois comme observateur.
  • Le S/Grpt Quilichini, avec le capitaine Magnat.

Le S/Grt Noiret avec le capitaine Demarle est en réserve. Des tirs sont exécutés sur la route Azerailles-Hablainville et dans Hablainville sur des résistances et activités ennemies. Le Commandant Rouvillois entre dans la partie nord-est de Baccarat le 31 octobre 1944 au soir, le Commandant Quilichini, à Merviller, le Lieutenant-colonel Fieschi marche auprès du Lieutenant-colonel Vezinet, commandant le GTD. Il entrera dans Baccarat le 1° novembre au matin, alors que Bertrichamps est occupé.

Le 2 novembre 1944, le GTD est relevé par le 6e Corps américain et est placé en réserve arrière des autres groupements de la division.

Le 3 novembre 1944, la 1ère Bie est désignée pour renforcer le GTR qui a pour mission de tenir une tête de pont sur la rive est de la Blette à Mignéville et à la côte 303.

Le 4 novembre 1944, le I/3e RAC doit cantonner à Saint-Clément et à Laronxe. Le 11 novembre 1944, les ordres 183/3 et 184/4 de L'EM? 3e bureau de la division en date du 10 novembre 1944 définissent les conditions dans lesquelles la 2e DB appuiera le débouché de la 79e DI US en avant des lignes tenues par nous actuellement et se préparera à passer à l'exploitation. Ainsi les 2e et 3e Batteries, L'EM et l'échelon de la CR quittent le cantonnement de Saint-Clément, Laronxe pour venir se mettre en position au Nord de Vaxainville.

En exécution du plan de feu du CA, 2030 coups sont tirés. L'heure H de l'attaque de la 79e DI est fixée le 14 novembre 1944 à 7h00. De 4h00 à 7h00, 32 tirs sont exécutés sur des organisations et des points sensibles de l'ennemi. Ils seront prolongés toute la journée par des tirs de harcèlement sur des routes et des carrefours, à la demande du Corps d'Armée.

Le 15 novembre 1944, le dispositif suivant est pris pour l'exploitation :

La 1ère Bie fait partie du S/Grpt Rouvillois, la 3e Bie du S/Grpt Quilichini, la 2e Bie, l'EM et la CR marchent avec le S/Grt Didelot réservé. La division fait préparer les axes sur lesquels elle progressera depuis la région d'Avricourt et Belbeviller jusqu'à la plaine d'Alsace et, le 20 novembre 1944, le dispositif est en place.

La 1ère Bie progresse par Vého, Amenoncourt, Ibigny, Saint-Georges, puis passant derrière la 3e Bie et devant la 2e pousse sur l'axe Lorquin-Xouaxange. La 2e Bie, L'EM et la CR, prennent position au-delà de Xouaxange et vont jusqu'à Kerprich. Des tirs fusants sont exécutés sur Sarrebourg, et Sarraltroff est atteint.

Le 21 novembre 1944, la 1ère Bie progresse par Rauwiller, Schalbach, Vecker-Sailer. La 2e Bie par Oberstinzl atteint Schalbach. La 3e Bie ne pouvant passer la Sarre à Sarraltroff où le pont est détruit, fait le détour par Oberstin Berstinzel. Le lieutenant Spaniel, observateur avancé entre Mittelbronn et exécute aux alentours de cette ville plusieurs tirs qui la dégagent d'une nombreuse infanterie ennemie.

Le 22 novembre 1944, la progression continue.

Le 23 novembre 1944, le Lieutenant-colonel Rouvillois entre dans Strasbourg, suivi de la 1ère Bie qui installe un observatoire à 300 mètres du pont de Kehl et qui prend position au centre de la ville devant le Palais du Rhin. Le Capitaine Dubois est blessé par une balle tandis qu'il traverse la ville.

La 2e Bie reste à Steinbourg; elle se mettra en position la nuit dans les fortifications à l'est de Strasbourg. La 3e Bie est à la Petite Pierre, L'EM et l'échelon de la CR s'installent à Saverne.

Le 24 novembre 1944, le I/3e RAC dans sa totalité est à Strasbourg. La 1ère Bie reçoit deux coups de fort calibre d'un tir de harcèlement ennemi fait sur le PC du Général Leclerc. Il y a plusieurs morts et blessés.