La Bataille de Lorraine

de septembre 1944 à mars 1945

106e Escadron de Cavalerie US

106e Escadron de Cavalerie - 121eEscadron de Cavalerie 

Armée des États-Unis
1944 - 1945

~ Honneurs au combat ~ 

Aisne-Marne-Oise-Aisne 1918
Alsace Lorraine 1918
Champagne 1918
Saint-Mihiel Meuse Argonne 1918
Normandie 1944
Nord de la France 1944
Rhénanie 1944-1945
Allemagne centrale 1945

  Croix de Guerre avec Palme - Lunéville 1944
Croix de Guerre avec Palme - Caen Falaise 1944

 

106e ESCADRON DE CAVALERIE

Insigne du 106e escadron de cavalerie USLa troupe B du 106e Escadron marche sur Charmes de nuit, 160 km sont parcourus depuis le point de départ sans carte, seulement des morceaux de photos indiquant quelques villes. Le lieutenant Grave prend une patrouille et part en direction de la ville afin de repérer les positions ainsi que les forces ennemies. Alors qu’il retourne sur ses anciennes positions, il rencontre le 313e R I de la 79e Division d’infanterie qui arrive pour relever la troupe.

 

La troupe A du 106e Escadron obtient une mission de reconnaissance à l’Est de Charmes. Le 2e peloton commandé par le lieutenant Tisthammer reçoit l’ordre de reconnaître le village de Moriviller .Le 14 septembre 1944, alors que la jeep commandée par le sergent Porretto, entre dans le village, accompagné du tireur Herman Lorenzo et le pilote Glennon Flieg, ils tombent nez à nez avec 2 véhicules allemands. Lorenzo ouvre immédiatement le feu et Flieg met la jeep à l’abri.

A ce moment, arrive le sergent French chef de la 3e équipe, en soutien avec son M 8, ainsi que le T/5 Rovner tirant avec sa coaxiale et son canon de 37 mm. Frappant directement les 2 véhicules allemands, les détruisant aussitôt, 2 allemands sont tués et 5 prisonniers sont récupérés. Le peloton entre dans le village qui est vide, à ce moment ils reçoivent l’ordre de s’établir à la sortie du village. La 3équipe s’installe sur la route côté Ouest  vers Charmes. La 1ére équipe à l’Est et la 2e sur la route au Sud.

  15 minutes après, une voiture descend la route avec 2 soldats et 1 officier allemand, le T/5 Trusty prend soin d’eux avec son colt 45 les touchants  au radiateur, la roue de secours et à l’arrière. L’officier est chanceux, il s’enfuit, 5 minutes après le sergent Spier rend compte qu’il vient de détruire un véhicule à 6 roues, 600 mètres sur la route. Le sergent Spier détruits 2 autres véhicules quelques instants plus tard, de nombreux prisonniers sont faits.

Le 5evéhicule, Un 6x6 tiré par Trusty s’enflamme à l’entrée du village. Puis un SDKFZ descend tranquillement la route et aperçoit le cimetière  de véhicules, il est déjà trop tard, le véhicule est aussitôt détruit. Le T/5 Henry Hilken détruit un gros transporteur diesel allemand.

Pertes ennemis : 10 tués, 23 prisonniers et de nombreux pistolets P38 et des Luger récupérés.

Le 18 septembre 1944, le 2e peloton reçoit l’ordre de reconnaître Moriviller, sous le commandement du lieutenant Highsmith, il découvre la situation de défense du sergent Spier séparé du reste de la troupe par un tir important de l’artillerie allemande. Le matin suivant, la 2eDB française attaque Moriviller, l’opération est un succès.

Du  19 au 29 septembre 1944

1er peloton - troupe B - 121eEscadron :Nous surveillons le village de Mont sur Meurthe et ses environs pendant 2 jours. Le village se situe  à 5 km à l’Ouest de Lunéville, il y a une circulation assez dense sur cette route. Des tireurs d’élites allemands sont postés aux points stratégiques.

Pendant les 2 premiers jours, notre équipe de combat est composée d’un  peloton de reconnaissance commandé par le sergent John Wolff et un peloton de chars mené par le lieutenant Marsilius. Ce dernier avec le sergent Coonrod et le sergent Easterday place leurs chars de telle façon qu’ils interceptent une patrouille allemande, la disperse en leur infligeant quelques pertes.

Un peloton de chars Destroyer vient à notre aide et de l’artillerie, puis des mortiers. Un obus tue le sergent  Oscar Light, il traversait un pont lorsqu’un obus le toucha. Peu de temps après les soldats Tennis et Adams partent pour recouvrir son corps tombé dans le ruisseau. A 100 mètres du véhicule blindé du sergent Dowdle, 3 obus éclatent mais il n’y  a pas de blessé.

Le sergent Wolff, voyant des éclats d’obus un peu partout déplace son dispositif craignant pour ses hommes. Un peu plus tard, un char Destroyer se met en place à proximité de leur position et commence à tirer sur tout ce qui bouge, un char allemand est touché, il rentre dans le bois sans jamais réapparaître. Pendant 5 jours, nous restons au même endroit, le groupe comptabilise 50 soldats allemands tués ou blessés. Il coupe la route de Mont sur Meurthe puis le village est pris par des éléments de la 79e DI.

Mardi 19 septembre 1944

Troupe E - 121e  Escadron. Nous partons le matin de bonne heure, traversons la Mortagne, puis nous roulons sur de nombreuses petites routes, à midi nous effectuons une pause dans un bois et mangeons nos rations K.

A l’heure fixée, le lieutenant Henrichs part en reconnaissance, nous installons nos armes en lisière, cependant le major Mac nous place plus en avant, de là il est possible de voir à 3,5 km de notre position la grande route utilisée par les allemands. Juste au carrefour se trouve une grande maison ou sont installés 2 chars avec leurs canons de 88 pointés sur nous.  Nous observons une patrouille de 15 soldats allemands venant dans notre direction, nous ne tirons pas car derrière se déplace un convoi de 25 véhicules dont certains  américains récupérés, et 30 chars Mark IV et V.

Nous avons l’ordre de nous retirer immédiatement sur Gerbéviller, notre jeep est détruite par un Panther, notre tireur arrive à tuer un officier allemand dans l’action. Nous effectuons un demi-tour, mais toutes les routes sont bloquées.

Arrivé à proximité de Gerbéviller, tous les véhicules se postent dans une lisière, les moteurs sont coupés, les Jeep camouflées, des reconnaissances sont effectuées pour localiser l’ennemi. Personne ne parle plus fort qu’un chuchotement, les déplacements sont limités pour éviter de se faire repérer.

La  première nuit  est  calme, les lieutenants  Heinrich et  Miller s’occupent à trouver une voie pour sortir et par radio informe l’escadron de notre position, ils leur disent en retour qu’ils vont nous faire sortir d’ici. Dans l’après-midi nous entendons du bruit, à peu près 1 km de notre position, des allemands marchant en colonne à 7 mètres d’intervalle chacun. A travers la lunette du M 8 nous en comptons 14, ils ne nous ont pas repéré, l’ordre est de ne pas tirer, heureusement car derrière vient un camion. Le bruit s’arrête  ainsi que leur progression, puis se sont des voix américaines, tout à coup nous voyons revenir les allemands prisonniers, le soldat Reinhard leur avait demandé de se rendre, il y a 5 prisonniers. Le sergent Scearce a pris plusieurs souvenirs, le sergent Mosciske et le soldat Reinhard les armes.

106EC

3e peloton troupe E 106e Cavalerie

 

  Cette action termine la journée et le colonel Homfeld annonce à la radio au lieutenant Miller que nous devons passer la nuit ici et qu’ils viendront nous chercher à la première heure demain matin. Nous plaçons nos véhicules en arc de cercle avec toutes les armes pointées vers l’extérieur et 2 hommes de garde toutes les 2 heures.

 

  Dans la nuit, l’artillerie commence a bombardée, nous entendons les obus passer au dessus de nos tête, puis les explosions. L’un de ces obus traverse la couverture du caporal Brock, elle est tellement chaude qu’il est impossible  de la tenir, puis le bruit cesse. Le reste de la nuit, nous entendons le bruit des chars Panther.

 

  Au levé du jour vers 8h00, nous entendons des bruits de moteurs avançant  dans la boue vers nous. Toutes les armes sont prêtes, on commence à voir des véhicules à 80 mètres de nous, c’est un Panther avec une tête qui sort de la tourelle. Le tireur antichar du 42ede cavalerie ouvre le feu, ainsi que 2  12,7, l’allemand rentre dans son char, le Panther s’enfuit rapidement, 13 obus de 37 frappent le char avant qu’il ne soit hors de vue.

 

  Le caporal Kitz qui est posté ne  peut dire de quel côté est parti le char. Nous l’apercevons encore au loin traversant un champ. Les lieutenants Heinrich et Miller lui ont envoyé des grenades, ayant entendu des chars US  arrivés des bois, ils ont préféré se replier, nous n’étions plus encerclés.

 

  Lorsque nous repartons, sur la route nous apercevons un canon d’artillerie français, il était tiré par le camion que nous avions entendu la veille. Peu de temps après, nous arrivons à l’endroit où se trouvent notre unité, il y a là devant nous le plus grand  nombre de chars et d’infanterie que nous ayons pu voir depuis notre arrivée sur le continent. Cette nuit là, nous avons bien dormi après avoir pris un bon bain et surtout mangés un bon repas.

 

 

LA FORÊT  DE  PARROY

 

  Durant les derniers jours de septembre, la bataille fait encore rage. La 15e Panzer Grenadier, renforcé par la 113e Panzer brigade se sont retranchés dans la forêt de Parroy.

 

  En 3 semaines, Lunéville a changé de main 3 fois. La 79e DI s’est déplacé, a frappé l’ennemi et la ville est finalement nettoyée. Ils ont tenté un jour un enveloppement blindé du flanc gauche de notre corps. La troupe B et C du 121e escadron soutenus par une compagnie de chars Destroyer étaient aux alentours de Bauzemont. C’était une belle journée et les P 47 étaient au plus fort de leur gloire.

  Nous avons eu la connaissance de 18 chars détruits par nos chars Destroyer, le total pour le secteur fut de 50 chars, là encore jamais les chars allemands n’ont présenté une menace dans le secteur de la forêt de Parroy. Nous avons suivi l’ennemi dans la forêt, et là l’une des plus amère bataille a été donnée. La forêt est large, pleine de recoins, marécageuse et remplie de petites pousses avec seulement un beau bois au milieu. Ce fut un champ de bataille pendant la première guerre mondiale, les vieilles tranchées sont encore visibles .Par un après midi nuageux, c’est un endroit sombre, interdit, un bon endroit pour les âmes égarés de toutes les guerres.

 

 

  Ici nous avons appris l’amertume et le désespoir des hommes de l’infanterie fatigué. Notre avancée a été minime, en 43 jours nous avons avancés de 8 km. Il semblait n’y avoir qu’un moyen d’échapper à la broussaille, la boue, les arbres rabougris, s’était d’être posté en dehors de cette forêt.

 

  Nous avons nos souvenirs de Parroy, indélébile qui ne peuvent pas être  ressentis sans l’avoir vécu, trous de combat à moitié remplis d’eau, des champs de mines ennemis tellement négligés que même les allemands n’osaient pas les ramasser, les bombardements incessants qui ne donnaient aucun répit, la pluie, le froid et toute la souffrance du désespoir présent.

 

  Nos pertes quotidiennes, à l’exception de 2 journées, n’ont pas été élevées. Mais durant la période restée à Parroy, nous avons perdu plus d’hommes que pendant toute la traversée de la France. De plus les hommes clés ont été les premiers à tomber. Est- ce qu’un remplaçant peut diriger une patrouille ?

 

Jeudi 28 septembre 1944

  L’aviation bombarde la forêt de Parroy avec environs 300 bombes moyennes et aussitôt après le raid, les escadrons attaquent les lisières Ouest de la forêt.

 

Vendredi 29 septembre 1944

  Les patrouilles rendent compte que la lisière ouest de la forêt est bien tenue par l’infanterie ennemie et une percée ne peut être faite. L’ensemble des escadrons reçoivent des tirs d’obus sporadiques venant de la forêt.

 

    Troupe A - 106eEscadron : Elle a pour mission d’occuper les hauteurs Sud Ouest de Hénaménil. Des éléments des 2e et 3e pelotons avancent vers l’objectif par l’Ouest ainsi qu’un élément du 1er peloton par le Sud. Tous ces groupes affrontent des tirs d’armes de petits calibres près de leurs objectifs.

 

  Le 1erpeloton peut se retirer sous la couverture du brouillard  à ce moment, mais la plus grande partie des autres sont restés cloué au sol jusqu’a ce que les chars viennent pour les couvrir lors de leur retraite.

 

  A 10h00, le brouillard se dissipe rapidement et un char ennemi tire sur l’arme antichar du 1erpeloton qui se déplace sur les hauteurs afin de couvrir  le poste de commandement dans le brouillard. L’arme antichar est détruite, le sergent chef Michael V Spinelli, le 1éreclasse William L Stallard et le soldat John J  Forrest sont blessés.

 

  Le  peloton de chars Destroyer se  positionne  sur  une  mince  ligne  dans  les  bois et fait feu

 immédiatement sur le char allemand, le détruisant au second tir. Ces mêmes chars Destroyer  (du 813e Bataillon TD) dans la 2e demi heure comptabilisent 2 chars ennemis supplémentaires et en touche un autre qui arrive encore à se déplacer.

 

  A 13h00, la troupe creuse des tranchées sur les hauteurs  en face de Hénaménil.

 

  Troupe C - 106eEscadron : Dans les 1ére heures du matin, il y a un brouillard à couper au couteau qui se dissipe vers 10h00. Mais avant ça, à 7h00, le 3epeloton descend à la ferme  de Bonneval qui se situe à mi chemin entre la troupe et Hénaménil. Les bâtiments sont occupés par le peloton juste avant que le brouillard ne disparaisse.

 

  Dans l’après midi, un obus tombe dans la grange qui brûle entièrement. Le peloton est cependant parvenu à sauver la maison et l’utiliser comme poste avancé. Tout indique que les allemands avaient passé la nuit là, nous sommes soulagés de ne trouver aucun piège.

 

Samedi 30 septembre 1944

   A 7h00, le 2epeloton part en avant vers  une haie à 500 mètres de ses positions afin de couvrir les mouvements du 1er et 3e peloton qui essayent de pénétrer dans Hénaménil. Ils installent leurs fusils mitrailleurs sur la position lorsqu’une Cie de chars Sherman part sur la droite et ouvre le feu sur le village. Quelques minutes après, un canon antichar et un mortier allemand tirent sur nos chars qui se replient aussitôt.

 

  Le 2e peloton installé sur la crête est à son tour bombardé, les 1ères classes Blankenship et Rhedrick sont tués. Le sergent Pawlowski et le caporal Leslie E-Jones meurent de leurs blessures.

 

  Le caporal Guthans, les soldats Dawson, Marzec, Rufa, le T/5 Papin et le 1ére classe Nolan sont blessés, le peloton retourne sur sa position de départ après avoir ramené les morts et les blessés.

 

  A 7h00, le 1er peloton se place derrière le 3e pour attaquer Hénaménil. Juste au dessus de la ferme, le sergent Persichetti découvre que son véhicule de tête est dans un champ de mines, il parvient a reculer son véhicule sans dommage puis marque le champ de mines, au même moment les allemands commencent a tirer avec des mortiers sur la route, les véhicules plongent dans les fossés, cela dure quelques minutes mais personne n’est blessé et aucun véhicules détruits.

 

HENAMENIL - c'est dans ce village que viennent se reposer les hommes du 106e de cavalerie.

Village de Hénaménil

  Le brouillard commence à se dissiper et nous apercevons enfin le village, les véhicules sont garés sur le côté gauche de la route à couvert. Une patrouille est envoyée vers Hénaménil, mais l’observation n’est pas aussi bonne que celle que nous avions sur la colline, elle est donc revenue. Peu après  nous apercevons un convoi allemand sortant du village, le sergent Persichetti essaie de pointer son canon sur les véhicules, c’est alors que la Cie de chars remonte sur la droite du peloton et aligne 17 chars pour tirer sur le village. Ils ne distinguent pas le convoi et au moment où le T/4 Ruplet veut tirer le convoi disparaît.                                 

 

Lundi 2 octobre 1944

1er peloton - troupe A - 121e Escadron: Il rentre dans Hénaménil, le 2 octobre sans trop de résistance, l’après midi  notre  peloton  est  envoyé  aux  lisières  de Parroy, afin de tester les défenses allemandes. Nous partons avec le sergent Bellini en tête, suivi de Frank Gnazzo, un peu plus loin, nous devons traverser un découvert de 1 km et arrivés à 500 mètres de la lisière l’ennemi ouvre le feu avec du petit calibre, nous clouant au sol. Un homme essaie de partir sur le côté  mais il a vite fait de revenir, Snider qui installe son FM est tué d’une balle dans la tête. Alors Kuenkler prend le relais et s’arrête lorsqu’une balle traverse la caisse à munitions. Jimmie, le français tente  aussi mais il est tué. Farley tente  de retourner sur la route, il est aussitôt tué. Stewart et Talkington sont tués de la même manière.

 FORET DE PARROY - Soldats du 106e de cavalerie escadron B dans un trou d'homme avec une mitrailleuse de 30.

 Soldats du 106e cavalerie, escadron B

 

  Harden, Bromm, Callahan, Duffy  et le lieutenant Bowman sont blessés avant que nous sortions de là, à la nuit tombée le commandant de la troupe avait disposé toute son artillerie disponible en lisière des bois  depuis le début des combats jusqu’à la nuit et c’est probablement la raison pour laquelle nous étions encore en vie.

 

Mercredi  4 octobre  1944

  Nous partons pour Crion en repos pour revenir 2 jours après  sur Hénaménil où nous apprenons que Médeiros, Dayton, Westendorff, Springfield, Zaucha, Buettemeier et 2 hommes de St Louis arrivent comme remplaçants.

  Le 106e Escadron soutenu par des chars, pratique une attaque enveloppante sur la route qui va au Puit dans la forêt de Parroy.

  La troupe B attaque du Nord Ouest, la troupe A du Sud Est et la troupe C  du Sud Ouest. Les troupes A et C sont clouées au sol par un tir de fusil mitrailleur. La troupe B surprend l´ennemi par l’arrière, les obligeant à cesser leur attention vers les 2 autres troupes. L’attaque est bien coordonnée et reçoit un franc succès, 51 prisonniers sont récupérés qui proviennent  du 2113e Panzer Grenadier Régiment et de la 113e Panzer Brigade avec un nombre indéterminé de tués et de blessés.

 

  Le 2e peloton de la Cie F du 106e escadron. La troupe B et le 2e peloton de chars coupent la route allant d’Est en Ouest, sur le côté Ouest du croisement. Les troupes partent vers 14h15.

 

  Le lieutenant Krueger du 2epeloton de la troupe B et le lieutenant  du 1erpeloton ont commencé leurs avances, laissant les chars en réserve. Les 2 pelotons sont cloués par d’importants tirs d’armes légères  avant qu’ils ne fassent 100 mètres. Les chars arrivent  pour les aider, la forêt étant tellement dense et le terrain difficile que les pilotes et chefs de chars doivent rester à moitié dehors.

 

  Nous travaillons  sur le réseau radio commandement  de la troupe B, et plus tard nous avons appris que le lieutenant  Carruthers avait envoyé sur la fréquence tous les ordres, au PC ils disaient que s’était mieux qu’un match de football. Nous avançons  en tirant par dessus les éclaireurs  qui sont à plat ventre. Dés que nous les dépassons, le lieutenant Krueger saute et hurle “en avant” les éclaireurs se lèvent immédiatement et ne s’arrêtent qu’après avoir dépassé la position ennemie et coupent la route. Le lieutenant Carruthers installe un barrage avec le char du sergent Maloney.  A partir de ce moment, ce fut un pique nique, lorsque nous sommes à 200 mètres du croisement, nous pouvons voir une vieille maison délabrée et quelques allemands qui essayent de s’enfuir. L’un tente de traverser la route, un autre commence à tirer d’une fenêtre, le 3e contourne le bâtiment, 3 petites rafales de la mitrailleuse du lieutenant Carruthers et les 3 soldats ennemis sont tués.

 

  Le sergent Stevens tire avec son arme anti-aérienne et doit s’abaisser lorsqu’un tireur touche sa caisse à munitions. Nous nous rapprochons et commençons à nettoyer, le tout ne prend pas plus d’une heure, avec seulement quelques petites blessures et 51 prisonniers dont une dizaine sont blessés.

 

Jeudi 5 octobre 1944

  Les 2 escadrons  descendent effectuer une reconnaissance  dans le secteur Nord Ouest de la forêt de Parroy afin de repérer les positions et les forces ennemies. Les patrouilles découvrent une petite force au Nord Ouest.

 

  Troupe B - 121e  Escadron : Le 1erpeloton doit se déplacer en lisière du bois et observe tout ce qui semble suspect. Le sergent chef Crites, avec un groupe d’élite composé du caporal Vratkovich, le T/5 Lindeman et du caporal Parsons  sont envoyés pour observer en avant. Après un long moment voyant que la 1ére patrouille ne revient pas, une 2e part sous le commandement du sergent chef Lee. Ce dernier découvre que le T/5 Lindeman et le sergent chef Crites ont été tués par des mines et les 2 autres sont partis.

 

  Pendant ce temps, les caporaux Parsons et Vratkovich, bien que blessé plusieurs fois sont de retour dans leurs lignes pour rendre compte au capitaine Weller.

106EC

FORET DE PARROY Le 106e de Cavalerie utilise des chevaux pour transporter les munitions sur la ligne de front

 

Vendredi 6 octobre 1944  

  Le beau temps étant revenu, les P 47 passent au dessus de notre position, les hommes les regardent plonger sur la forêt de Parroy et larguer leurs bombes sur les tranchées ennemies. Pour une raison inconnue, un des avions revenant vers nous lâche sa bombe sur le village. Personne n’oubliera le bruit énorme de l’explosion, Westendorff se trouve à moins de 100 mètres, à la place d’une grange se trouve maintenant un trou de 50  mètres de diamètre, il  n’y a pas de blessé. Scurlock plonge dans la cave la plus proche, Sipusic et Nealon également. Hoyt court vers une grange et avant qu’il ne s’en aperçoive Dayton, Meideros, Nadja  et quelques autres atterrissent sur lui.

 

  Puis le 88 commence à tirer, toute la journée se passe de cette façon jusqu’à ce que le bombardement se termine. La nuit, de nouveau le 88 tonne, tuant 3 des nouveaux hommes, le T/5 Henry Stewart, le soldat Dean Snider et un soldat français.

 

La troupe part vers le lac pour prendre la position, nettoyer la zone et se préparer à avancer, lors du déplacement, ils rencontrent encore des mines, le T/5 Williams Fixsal et un médecin ont été blessé. En tête de colonne, il y a un échange de coups de feu, le reste du peloton arrive aussitôt et fait fuir les allemands. Les démineurs retirent quelques mines, puis nous sortons des bois attaquer le village de Mouacourt qui est pris le même jour.

 

Samedi  7  octobre 1944

  Les 2 escadrons continuent leur reconnaissance dans le secteur Nord de la forêt de Parroy afin de repérer les positions ennemies, ces 2 escadrons continuent de protéger le flanc gauche du 15e Corps.

 

  Troupe B - 121e escadron : La troupe reçoit l’ordre de se déplacer, prendre et tenir un endroit impénétrable de la forêt. Cette zone est reconnue par des patrouilles, mais les mines occasionnent beaucoup de morts. Nous avançons, déployé en tirailleur, l’objectif est atteint vers 14h00, nous creusons nos trous individuels. Les sacs de couchage étant restés derrière, nous ne savions pas quand ils pourraient  nous être renvoyés, car il n’y a aucune route pour les véhicules.

106EC

FORET DE PARROY une unité américaine monte en 1ére ligne pour la relève, les chemins sont remplis de boue.

  Notre peloton se divise en 2, la moitié de chaque côté d’une zone de non feu, qui pensait on était minée, c’est la seule voie que nous pouvions prendre pour éviter les “trucs de la mort” des allemands. L’endroit grouille de mines, le génie démine jusqu’au lendemain.

 

Dimanche  8  octobre 1944

  Les allemands sont à peine à 80 mètres de nos positions, de l’autre côté d’un marais. Nous les entendons parler, mais ils ne peuvent nous voir à travers bois. Nous nous sommes demandés combien de temps cela prendrait avant de sortir de cette sacrée forêt  et quelles étaient nos chances d’éviter les mines. C’est inconfortable de savoir que si vous faites une erreur de pas, vous vous retrouvez en enfer. Cette pensée pénètre à peine nos esprits lorsqu’un “boum” retentit. Pas besoin de  demander  ce qui vient d’arriver, nous le savons  tous trop bien.

 

  Il s’agit de Bill Pittman qui est juste un peu choqué, après une nuit de repos, il retourne à sa position ? prêt à transpirer à nouveau. Cette nuit nous n’oublierons jamais, il a plu de 18h00 à  8h00 du matin, nous n’avions pas de sac de couchage, pas d’abri, ni de nourriture. Nous sommes restés debout toute la nuit dans nos trous et il faisait froid.

 

Lundi 9 octobre  1944

  Les 2 escadrons attaquent le croisement,  à “la corne” des tirs de petits calibres et de mortiers ripostent, il y a aussi des mines et des pièges. Un certain nombre de prisonniers sont fait et des pertes infligées à l’ennemi. L’escadron souffre de plusieurs pertes dues aux mines et aux tirs ennemis.

 

  Une Cie du 163e bataillon du génie est rattaché au 121eescadron, employé à déminer cette partie de la forêt  toute la journée sous la pluie. 

106EC

FORÊT DE PARROY à côté de sa toile de tente, le soldat américain a creusé son trou individuel, les soldats vive en permanence dans la boue et rien ne sèche

106EC

FORET DE PARROY ce que les soldats américains retiennent de la forêt de Parroy, c'est la boue, la pluie, l'obscurité, le froid, la fatigue et la combativité de l'ennemi

 

  Troupe C - 106e Escadron : L’attaque sur la corne doit être une attaque coordonnée, utilisant toutes les troupes du 106e escadron ainsi que les troupes A et C du 121e. La troupe A du 121e part devant et progresse à travers bois venant de l’Ouest, ils sont aussitôt arrêtés par des tirs d’artillerie allemands.

 

  Nous partons à 12h30 et la troupe A du 106e et ses chars de soutien descendent la route juste au moment où le 1erbarrage d’armes d’assaut de la troupe E est levé. La troupe C et son peloton de chars se trouvent à gauche de la A et la B sur le flanc droit. L’attaque est un succès, mais l’un des chars de la troupe A roule sur une mine et un de la troupe C est touché par une arme antichar, il est détruit. Le lieutenant Krueger et le sergent Franklin sont blessés, le pilote est tué.

 

  La troupe C lors de la 2e phase de l’attaque nettoie la corne de bois et contacte les éléments du 121e escadron, le tir d’une mitrailleuse allemande immobilise un char et les hommes de la troupe. Le soir tombe, le capitaine Brady reçoit l’ordre de désengagement et prend position en lisière du bois, il pleut à nouveau toute la nuit, les routes sont impraticables pour les véhicules, nos sacs de couchage et les rations ne peuvent pas arriver.

 

Mardi 10  octobre 1944

  Troupe B  - 121eEscadron : Le matin, nous perdons un homme et un médecin blessé par la même mine, à ce moment là, nous avions la frousse .Mais où est  le génie ?  Ils arrivent, a t’on entendu et c’est vrai, nous sommes vraiment heureux de les voir. Ils sont 11 hommes et 2 des services de renseignement (dont un lieutenant et un sergent), ils se sont rassemblés pour une sorte d’orientation et l’un d’eux marche sur une mine S. Lorsque nous nous approchons d’eux, il ne reste plus qu’une masse de corps.

 

  Les 13 hommes sont là gravement blessés et implorant de l’aide, nous les secourons  jusqu’à l’arrivée des médecins. Le capitaine Rogers, notre dentiste dirige les opérations, s’occupe de chaque homme, pratique des amputations  et fait tout le gros travail. L’éloge doit aussi être fait au sergent Hoyt  et les soldats  Jack Pollard, Ed Anderson qui travaillent jusqu’à ce que le dernier homme quitte la zone. Nous sommes passés à côté de cette mine et nous devons être les gars les plus chanceux de l’ETO. Mais se petit enfer commence à jouer avec nos nerfs. Dans l’après midi 2 hommes ont encore sauté sur une mine, ils sont morts tous les 2 .Dans la soirée, l’ennemi tire quelques salves d’artillerie.

 

Du 11  octobre au 10  novembre  1944

  Troupe A - 121e Escadron : Le 13 octobre 1944, une patrouille doit s’engager  hors de nos lignes, un appel est fait à des volontaires, personne ne veut y allez à cause de la date .Les sergents Bellini et Manuels, les 2 hommes de St Louis, Médeiros et un autre homme sont désignés pour se rendre à l’extrémité de la forêt. Ils marchent depuis un moment lorsque le sergent Bellini veut grimper à un arbre pour voir s’il n’y a pas d’allemands dans un champ. Il repère alors 3 positions de mitrailleuses et des hommes se déplaçant autour d’eux. Il redescend, pensant qu’il en a assez vu.

106EC

FORET DE PARROY les soldats profitent du moindre répit pour se reposer et surtout pouvoir se sécher car à cette époque de l'année il pleut très souvent

 

  Sur le chemin du retour, nous effectuons une pause cigarette, lorsqu’un obus de mortier tombe  près de notre position, nous rentrons dans les bois, mais quel que soit l’endroit où nous sommes, les obus nous suivent. Nous arrivons finalement sur les positions de la troupe C, le tir s’arrête, le temps de prendre une boisson et les obus recommencent à tomber. Un obus tombe au milieu d’un groupe, mais il n’y a pas de blessé.

 

  Lorsque nous retournons vers nos positions, le peloton est déjà parti à l’assaut, nous les suivons et les rattrapons. La troupe ne compte qu’une seule perte pour la journée. Cette après midi, nous sommes relevés par un autre escadron et nous repartons vers Raville. En sortant de la forêt, un homme est blessé lors d’un bombardement, nous passons alors à travers le bois sans incident car celui-ci est rempli de mines et de pièges.

 

  Lorsque nous arrivons à Raville, les cuisiniers ont préparé un bon repas bien chaud  et nous dormons dans une grange avec du foin sec. Le jour suivant, nous nettoyons nos armes et nos véhicules, puis une bonne douche et nous en profitons pour laver notre linge. Quelques spectacles nous sont présentés, tous très amusants .Après nous être reposé pendant plusieurs jours, nous retournons dans la forêt  boueuse pour relever le 106e escadron.

 

  Les jours suivants, les 2 escadrons continuent à patrouiller, maintenant le contact sur la gauche est effectué avec le 12e Corps. La 44e Division d’Infanterie relève la 79e sur notre droite. Les escadrons se relèvent à intervalle varié. Les allemands changent 4 fois leurs unités face à nous. La météo est nuageuse, froide et il pleut environs tous les 3 jours.

 

  Troupe C - 106e Escadron : C’est dans la forêt de Parroy que le sergent chef Persichetti a été tué. Toutes les patrouilles qui sont envoyées à proximité de leurs objectifs sont stoppées par des champs de mines. Percy reçoit la mission de repérer une position allemande située 800 mètres  plus loin que la précédente. Il prend avec lui le sergent Brown, les T/5 Kaufman, Cochran, Woodrum, Royer, Osuna et Burdick, ils essayent de trouver un passage à travers le champ de mines. Lorsque Percy tente de le franchir, il demande à Osuna  de le laisser traverser seul, afin qu’il n’y ai qu’un seul blessé si une mine explose. A 30 mètres d’Osuna, il marche sur une mine, indifférent au danger il part  vers l’endroit de l’explosion pour ramener Percy sur ses épaules. Fabricant une civière à partir de 2 poteaux et de sangles de fusils, ils le ramènent dans nos lignes.

 

  Malheureusement, la patrouille du fait de l’encombrement de la civière, heurte un fil de fer sur notre propre champ de mines, blessant Jimmy Royer, les soldats Sottiaux, Barrios et le sergent Schenkel, qui sont venus porter Percy chez les médecins. Percy est mort avant d’arriver au poste de secours. Son brevet d’officier de lieutenant est arrivé cet après midi là.

 

  Troupe A -121e escadron : Le 20 octobre 1944, le 3e peloton reçoit l’ordre d’attaquer une colline où le T/5 Svan avait marché sur une mine quelques jours plus tôt. Nous prenons 5 hommes du génie avec nous, ils ont déjà déminé avant que nous passions à l’attaque.

 

  Le lieutenant Bean et le T/5 Geisler mène l’attaque ce jour là, alors qu’ils avancent, depuis les tranchées allemandes sur la colline, nous recevons des tirs de mitrailleuses. Pendant que le T/5 Lee et les 2 hommes du génie les couvrent par des tirs, les lieutenants Bean et Geisler attaque la tranchée sans succès.

 

  Le capitaine Hess envoie une mitrailleuse, nous tuons 1 allemand et en capturons un autre. Sur cette colline, nous piégeons 33 allemands dans une tranchée, mais par un manque de grenades, nous ne réussissons pas à les faire sortir, ils nous pilonnent avec des tirs de mortiers. La colline est dégarnie, nous devons nous replier sous couvert dans les bois, le T/5 Henderson est blessé lors de cette action.

 

  Le 31 octobre 1944, les allemands envoient une patrouille, ils rencontrent quelques uns de nos soldats abrités dans les tranchées à l’Ouest de Vaucourt, Bill Hoyt, Olten et Medley en tuent deux, en blessent quelques uns et en capturent un, Medley est gravement blessé, il décédera le lendemain, il était dans le peloton depuis une semaine seulement. Les 2 où 3 jours suivants, aucun événement majeur  n’est à souligner. Nous sommes relevés par le 106e et retournons à Raville pour un repos bien mérité.

 

  Troupe B  - 106e Escadron : La troupe opère dans le même secteur, mission inchangée, toujours des patrouilles. Le 2epeloton prend les hauteurs  de la colline 286 permettant ainsi une  meilleure observation.

 

  Le peloton rapporte qu’un grand nombre de véhicules se déplacent à la tombée de la nuit. Le soldat Fath est tué ainsi que le caporal Skidmore et le soldat Varvell sont blessés par des mines lors d’une patrouille. Le lieutenant  Graves qui dirige une partie des brancardiers, les évacuent immédiatement.

 

  Troupe C - 106e Escadron : Le 9 novembre 1944, le lieutenant Thoelke prend 13 hommes du 2epeloton plus 2 hommes du génie pour patrouiller au Sud est de Vaucourt, là où une colline  ainsi que les bois offrent un bon site d’observation sur le village. Entre la route de Vaucourt et la colline se trouve un ruisseau, c’est là que le soldat Lutz marche sur une mine (3 hommes se trouvent déjà dans le champ) lorsqu’ils font demi tour pour aider Lutz, le T/5  Hoffman déclenche à son tour une mine S  le blessant sérieusement à la jambe ainsi que le soldat Painter. Le T/5 Hoffman ne peut être déplacé du champ à ce moment, le génie est appelé avec un détecteur de mines afin de lui ouvrir un passage.

 

 Alors qu’ils passent à l’endroit où Lutz à fait explosé la mine, le détecteur s’est mis à sonner. Une caisse de munitions laissé par Lutz se trouve là et les hommes du génie pense que c’est la caisse qui déclenche le son, le pas suivant une mine explose.

 

  L’un des 2 hommes perd une jambe, l’autre est gravement blessé et le soldat Thompson, qui les couvrait a été lui aussi touché. L’équipe médicale arrive avec des brancardiers, la troupe A est appelé pour fournir des brancardiers supplémentaires. Au même moment, le reste de la patrouille récupère péniblement les blessés à travers le ruisseau, le lieutenant Thoeclke se charge du détecteur de mines est dégage un passage pour dégager Hoffman et le transporter hors du champ de mines. Cela pris plus de 2 heures pour faire traverser le ruisseau avec 6 hommes.

 

11-13 novembre 1944

"Vaucourt occupé sans résistance, à l'exception forte concentration de tirs d'artillerie ... 106e Escadron  emménage dans le bois du Tillot et du Bois de la Charbonnière, réunis résistance à la lumière et en prenant 29 prisonniers ...."

Troupe A, 106e Escadron à 08h00 le 11 novembre 1944, le solde de la 2e section et le 1er peloton emménagé dans Vaucourt et occupé toute la ville.

Le cimetière était situé à environ 500 mètres à l'est de la ville et le feu fusil d'assaut a été porté sur les positions allemandes. La 3e section est restée en observation sur le terrain de haute précédemment occupé par le 1er peloton et le peloton de chars déménagé en ville sur les 12h00.

Des patrouilles de reconnaissance ont été envoyés à l'Est et au Nord-est du village à 15h30 et a reçu le feu du cimetière. Les bombardements dans la ville ont été amenés sur la position allemande, et les 1er et 2e pelotons se déplacent vers l'avant, appuyés par les chars. Le peloton de mortier est mis en place et tire sur le parti avancer. Il a été rapporté plus tard par le poste de la 3e section sur la colline 289, qu’un certain nombre d'hommes se retirèrent du cimetière au Nord du bois près du village.

A 17h30 les Allemands ont envoyé une fusée rouge. Le signal d'une était barrage d'artillerie autour de 80 qui est tombé dans le secteur du 1er peloton en moins de dix minutes. Cpl John H. Recker a été tué, le Cpl Bernard D. Cleve, T5 Ed J. Campbell, T5 James W. Gardner, Pfc Louis B. Racz et Pvt John J. Doyle ont été blessés et hospitalisés. Pfc Lawrence A. Bratcher a été assommé par une commotion cérébrale, mais plus tard dans la journée. Un barrage horaire de 50 à 80 projectiles sont tombés, mais pas dans de telles concentrations proches ou dans un domaine restreint. Le dernier bombardement était à 21h30.

Le lendemain, trois prisonniers sont capturés à Vaucourt par un équipage de la troupe B qui signale que nous avions tué 11 de leurs hommes dans la lutte de la soirée précédente. Les pelotons 1ère et 2e avaient maintenant poussé leur ligne de défense à l'extrémité orientale de la ville un avant-poste de l'avant a été situé à un quart de mile à l'Est du village au carrefour. Deux barrages de plus sont tombés sur la ville dans la matinée.

À 07h30 le 13 novembre 1944 une patrouille de combat du 1er peloton déménage dans la région du cimetière et capture sept prisonniers. A 08h00 une attaque coordonnée est lancée. Les 1er et 3e pelotons, avec quatre chars en rangée se déplacent hors du village au bord du Bois du Tillot, le 2e peloton avec deux chars se joints, mus dans le même bois par la route. L'objectif, du côté Est du bois, et le carrefour, ont été pris à 11h30. Une partie des 1er et 3e pelotons est coupé par un tir de mortier lourd, et bien que certains ont pu trouver un abri, les autres ont dû se retirer au-delà de l'observation des équipages de mortier ennemis pour trouver la sécurité.

Le premier a été cloué au sol près de deux heures. Le deuxième groupe a fait son chemin autour rejoint le peloton du 2e dans sa marche sur la route.

Six autres prisonniers sont capturés lors de l'avance. Le T5 Richard H. Putnam est tué dans l'action avec une équipe de mortier, comme ce fut un homme de la troupe C. Un ingénieur attaché à la troupe a été blessé. Pfc William H. Pete et T5 Herman Foster ont été blessés, et Pvt Clarence Blair a été frappé par une commotion cérébrale.

A 13h00, la troupe B du 121e Escadron se déplace à travers nous et a prend le poste, et nous sommes retournés à Raville pour le repos et l'entretien.

106EC 106EC

Nettoyage des maisons au Nord de LUNEVILLE

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Combats de rue à LUNEVILLE, rue VIOX