La Bataille de Lorraine

de septembre 1944 à mars 1945

101e Régiment d'Infanterie US

Insigne du 101e régiment d'infanterie USC'est l'histoire de l'action de combat du 101e Régiment d'Infanterie US contre l'Allemagne durant la 2e Guerre Mondiale. Il s'agit aussi d'un hommage à chacun des soldats engagés du régiment.

Les combats du Régiment sont caractérisé par l'agressivité. Du début à la fin, les activités ne sont jamais de nature passive sous la direction énergique du colonel Walter T. Scott.

Le régiment débarque à Cherbourg, le 7 septembre 1944, et remplace la 4e Division Blindée dans les environs d'Arracourt le 7 octobre 1944. Le 8 novembre 1944, commencent les opérations offensives très aggressives sur Arracourt et poursuivent leur route jusqu'à Rohrbach, le 10 novembre 1944.

Le 2e Bataillon du Régiment, commandé par le lieutenant-colonel Bernard A. Lyons, mène l'attaque sur Arracourt, soutenu par le 3e Bataillon depuis leurs positions sur les hauteurs, à l'arrière. La mission du 1er Bataillon est de tenir leur position, et d'appuyer l'attaque en harcelant l'ennemi sur le front, ainsi qu'en exécutant de petites attaques locales.

Quant au 3e Bataillon, il rejoint le 2e Bataillon alors qu'il atteint Moyenvic. Au même moment, le 1 Bataillon se désengage de l'ennemi et se rassemble dans les environs de Juvrecourt. Les bataillons contournent alors Moyenvic par la gauche et atteignent la colline 310.

Dans la matinée du 8 novembre 1944, le lieutenant-colonel de Lyons rejoint les éléments avancés de son bataillon. Il fait progresser ses bataillons plus près des lignes ennemie. A 6h00, l'attaque commence, précédé d'une heure de bombardement des lignes ennemies par l'artillerie.

Pour beaucoup d'hommes, l'incessant et assourdissant vacarme de l'artillerie marque ce qui deviendra la norme pour les jours à venir. L'assaut sur la colline 310 débute avec le 2e Bataillon en tête. Une attaque surprise permet de retrouver la compagnie G à Moyenvic et la compagnie I à Salival, avant que l'ennemi puisse reprendre son souffle. Les compagnies E et F continuent alors sur les flancs de Moyenvic, franchissant la Seille à la nage et capturant un pont au nord de Moyenvic.

A 9h15, des éléments des compagnies E et F sont solidement ancrées sur les hauteurs de la colline 310, et sont renforcés un peu plus tard par les compagnies L et M. Le 1er Bataillon effectue une diversion sur sa position d'origine afin que l'ennemi ne découvre pas l'effort principal du régiment.

A 11h, le 1er Bataillon s'extrait du combat, suit l'itinéraire emprunté par les deux autres bataillons et effectue sa jonction avec la compagnie I sur le côté ouest de la colline 210. 

L'encerclement est fait non sans difficultés. L'attaque porte la Division au sein des lignes ennemies, laissant des éléments à l'arrière droit du Régiment. Un flot de tirs d'artillerie harcèle les troupes: on estime que 3500 obus sont tirés en deux jours. En outre, la coline 310 est le début d'une ligne de crête qui court vers le Nord puis se tourne vers l'Est, offrant à l'ennemi une vue directe sur celle-ci et la zone environnante.

Le combat se poursuit activement; ce rythme va se maintenir. Le général commandant de la Division Willard S. Paul et le colonel Walter T.Scott se réunissent dans les rues de Moyenvic, tandis que le PC est mis en place sous l'observation de l'ennemi. Lors de l'attaque initiale, du 8 au 12 novembre 1944, le régiment fait 524 prisonniers.

Le 12 novembre 1944, le 3e Bataillon subit une contre-attaque venant de Wuisse, qui est rapidement repoussée.

Le 13 novembre 1944, le Régiment reçoit des renforts de 759 soldats. Cette augmentation d'effectif permet d'occuper Bédestroff, près de Marimont.

Le 19 novembre 1944, dans un bombardement sur une ligne générale nord et sud à travers Bourgalstroff, le lieutenant-colonel Lyons, commandant le 2e Bataillon, est gravement blessé.

Le 20 novembre 1944, le 1er Bataillon, commandé par le lieutenant-colonel Lawrence M. Kirk, prend Lohr et Innsviller et le 3e Bataillon, avec à sa tête le lieutenant-colonel Peale, capture Torchviller.

Le 27 novembre 1944, on assiste à la chute d'Altwiller, pris par le 1er Bataillon. Le 101e de génie de combat y construit plusieurs ponts, en seulement quelques heures, ce qui permet le maintien des  voies d'approvisionnement des bataillons constamment ouvertes.

Tous les combats des semaines de novembre sont une préparation centrée autour de la bataille pour la prise de Sarre Union.

Le 30 novembre 1944, le colonel Scott, accompagné par le S-3 du Régiment le major Albert J. McWade, se rend à Eschweiller pour coordonner un ordre d'attaque avec les généraux Jours et Wood de la 4e Division Blindée. Le 1er décembre 1944, avec l'appui de deux escadrons d'avions de combat, le régiment attaque avec la compagnie I, atteignant les faubourgs de Sarre-Union.